• Titre : Le Dragon de Feu
    Autre : Ferno, the Fire Dragon
    Auteur : Adam Blade

    Genre : Fantasy
    Série : Beast Quest
    Tome : 1

    Année : 2008
    Editeur : Hachette
    Prix : 5€

    Un sorcier a enchanté les créatures magiques protégeant le royaume d'Avantia. Seul un véritable héros peut les libérer, les empêchant de détruire les terres. Est-ce que Tom est le héros qu'Avantia attendait?

     

    - Un Petit Mot -

    « One day I'll be the finest swordman in all Avantia. Even better than my father, Taladon the Swift! »

    Troisième livre que je lis en anglais depuis que je suis en Angleterre. Encore un livre "simple" et destiné à un public relativement jeune. Le dernier de la de cette série. J'ai suffisamment confiance en moi pour m'attaquer à quelque chose de plus conséquent. Quelque chose de plus intéressant aussi, car des histoires pour enfant, c'est bien à condition de tomber sur les bons et à petite dose. J'ai trop grandi. Je ne me reconnais plus dans ces héros adolescents. Surtout dans celui-là. J'ai quand même eu un peu de chance en piochant ce roman. C'est le premier de la série auquel il appartient. Ça arrive rarement que ce soit le cas. Tout du moins, quand je ne me suis pas renseignée au préalable. Ça commençait donc plutôt bien finalement.

    L'intérieur me faisait un peu faire la grimace par contre. Le texte n'est pas en justifier. J'ai vraiment du mal avec les textes longs qui ne sont pas en justifier. Surtout dans un livre ! Quel choc ! Ça ne fait pas "propre". Ma lecture s'en est retrouvée relativement perturbée les premières pages. Jusqu'à ce que j'en fasse fi. Autre point, qui est cependant normal pour un roman de ce type : les illustrations. S'il y a bien une chose que je n'aime pas trop dans mes romans, c'est bien d'avoir des images de ci de là au milieu des pages. Sauf que je ne peux pas vraiment me plaindre là puisque je ne suis pas le public visé. Alors on fait avec. Ça a au moins l'avantage que le texte est plus court. Donc le livre plus rapide à lire qu'il n'y parait (bien qu'il ne soit pas long déjà, une centaine de pages). Le texte était gros, les interlignes passablement importants. Une lecture qui se fait très rapidement pour moi.

    « Ferno the fire dragon was gigantic. Towering over them all, with his huge, jagged wings extended, he blocked out the sky. His head was coal-black and spiky; »

    J'ai beaucoup moins accroché à cette histoire qu'à celle de Vampirates, qui pourtant semble viser un public du même âge. Alors que Vampirates m'avait totalement emportée, à côté, Le Dragon de Feu fait un peu un flop. Un peu trop "classique", "histoire bateau". Peut-être parce que c'est le premier volume. Après tout, quand Tom va au château demander l'aide du Roi et que celui-ci lui donne la quête des bêtes à accomplir juste parce que son père était un bon guerrier et très connu, j'y croyais pas. Je ne dois pas assez de reste de l'enfant qui est en moi pour y croire les yeux fermés, sans faire attention à rien. Non. C'était vraiment trop facile pour le coup. Confier une mission comme ça à un jeune adolescent, sans vérifier s'il sait manier une épée ou quoique ce soit. Moyen. J'ai du mal. Je pense que je l'aurais facilement gobé plusieurs années en arrière.

    En fin de compte, c'est mal venu de ma part de dire quoique ce soit de mauvais sur ce livre. Je ne suis pas le bon public, je n'ai pas lu avec les bons yeux. Je ne doute absolument pas qu'un enfant prendrait un énorme plaisir à lire cette histoire. Elle est bien construite qui plus est. Un héros, une quête, de méchantes grosses bêtes à tuer (ici un dragon) et des compagnons : Le Magicien du palais, Elenna, Silver, Storm... Ça fait une petite aventure très agréable suivant les codes de base d'une histoire héroïc fantasy pour les jeunes. Je n'hésiterai pas à le faire lire à un enfant un seul instant.


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  • Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !

    Titre : Le Nouvel Angyo Onshi
    Autre : Shin Angyo Onshi
    Auteurs : Youn In-Wan & Yang Kyung-Il

    Type : Seinen
    Statut : Terminé
    Volumes : 17 ( ou 9 doubles)

    Année : 2012
    Editeur : Pika
    Prix : 10,90€ (Volume double)

    Adaptaté en anime sous le titre de Shin Angyo Onshi

    Dans le royaume de Jushin vivaient des agents du gouvernement nommés les "Angyo Onshi". Le roi leur avait donné pour mission de parcourrir le royaume, en cachant leur identité, et de punir tous les hommes du gouvernement corrompus afin de rétablir la justice.

     

    - Un Petit Mot -

    Alors qu'en ce moment Defense Devil est sur les lèvres de beaucoup, je me tourne vers Le Nouvel Angyo Onshi, des mêmes auteurs. Ça ne veut pas dire que je vais bouder Defense Devil, loin de là. J'ai également envie de le lire. Néanmoins, le challenge que je fais ne contenait pas ce titre. En revanche, il me proposait Le Nouvel Angyo Onshi (j'ignorais que les auteurs étaient les mêmes, je ne m'en suis rendue compte qu'une fois fini), qui est à nouveau publié, profitant de la sortie de Defense Devil. Et je devrais remercier grandement Tenten d'avoir choisi ce titre ! Il est juste merveilleux !

    Rien que le résumé, déjà, me donnait grandement envie et n'annonçait que de bonnes choses. Je vous retransmets celui que j'ai lu :

    « In Jushin, there once lived secret government agents called the amen osa (or angyo onshi in the Japanese version), who traveled the countryside in disguise. They were charged by the king with finding and punishing corrupt government officials, and bringing justice to the country's citizens. »

    Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !Bon, d'accord, ça attirera pas forcément tout le monde de se dire qu'on va suivre les aventures d'un justicier qui a pour mission de punir les corrompus. Sauf que déjà, ce qui est intéressant, c'est que ces personnes, ces « justiciers », sont choisis. C'est un vrai « travail », si je puis dire. Ce n'est pas comme dans beaucoup d'histoires où les héros ont plutôt tendance à s'autoproclamer ou à se faire proclamer héros par leurs entourages. Ici, pour être Angyo Onshi, il faut passer un test ! Un peu plus et il y aurait une école pour le devenir. C'est ce qui m'a séduite dans ce résumé.

    Ensuite, ce fut au tour de Munsu de me séduire. Munsu n'est autre que l'Angyo Onshi dont on va suivre les aventures. Une précision importante sur lui : C'est un homme. On est loin de suivre un ado ou un pré-ado. Et ça, pour moi, ça fait une grande différence. Le premier chapitre introduisant le personnage le fait d'une façon assez particulière mais bien représentative du caractère du héros. Pour faire simple et court (et un peu "vulgaire", je m'en excuse) : C'est un enfoiré. On s'en rendra compte au fur et à mesure qu'on avance. Il est froid, n'a pas de coeur et on se demande même s'il a une once d'humanité parfois. Il n'hésite pas à dire aux autres d'aller "se faire foutre" (Je n'aime pas être vulgaire, mais d'un autre côté ça le caractérise très bien d'employer ces expressions), de se débrouiller par eux-mêmes au lieu de prier et d'attendre qu'une personne (un Angyo Onshi) vienne les secourir, et il n'hésite pas non plus à tuer.

    Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !

    Je n'ai jamais été autant marquée par un personnage auparavant. Il ne rentre pas dans les catégories "types" auxquelles je suis habituée (ce qui ne sera peut-être pas votre cas). Il a beau être tout ce que j'ai pu dire, il n'est pas que ça. Ce personnage est grandement complexe. Il sait aussi aimer (en tout cas il a su), rire, s'amuser (au moins pendant son enfance) et respecter les autres. Il est aussi très intelligent. Ce n'est pas le genre de héros qui est très fort mais qui est totalement stupide, crétin. C'est plutôt l'inverse côté personnalité. On peut s'en rendre compte ne serait-ce qu'avec le pont, lorsque Sando lui dit qu'elle ne peut le traverser car elle a peur du vide, que c'est trop haut. Munsu a alors eu la réaction que beaucoup de lecteurs auraient eu, à savoir que c'est plus qu'étrange car quelques jours plus tôt elle était dans les airs, gravissant le corps d'un démon géant pour atteindre sa tête et ainsi le tuer. Ce qui était au moins aussi haut que le pont qu'ils ont à traverser. Munsu ne perd donc pas le nord (et l'auteur non plus).

    Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !En même temps, pourtant, on ne sait pas ce que Munsu a dans la tête à chaque instant. L’auteur marque ainsi le lecteur et le surprend tout autant que les autres personnages. Une page, on peut voir quelqu’un demandant l’aide de Munsu, celui-ci accepte. On tourne la page, et là, surprise, Munsu est face à l’ennemi, l’homme lui ayant demandé de l’aide à terre, une arme à feu pointée sur lui. Munsu essaie de le vendre à l’ennemi pour sauver sa peau. Ce genre de situation arrive très souvent, ce qui est un peu paradoxal au fait que ce soit le personnage que l'on suit, puisqu’on ne sait jamais à l’avance ce qu’il prépare. Ces choses font partie de son charme (Oui, je l’aime ce Munsu).

    À ses côtés se trouve entre-autre Sando. Ce n'est pas son nom, mais plutôt son "rang" ou son "titre". Un "Sando" n'est autre que le garde du corps d'un Angyo Onshi. Mais on l'appellera Sando pour ainsi dire tout au long de l'histoire, donc pour moi elle est "Sando".

    Pendant pour ainsi dire tout le manga (ou au moins les trois-quarts), elle est vêtue comme une guerrière sortant d'un jeu vidéo. Elle est donc peu couverte, le tout se limitant pour ainsi dire à des lanières de cuir. Heureusement, elle a une cape, la seule chose qui la cache vraiment. Tout du moins, dans mon esprit, car elle n'est pas enroulée dedans en permanence. Ce n'est pas pour autant que le dessin va particulièrement se focaliser là-dessus et qu'on va avoir des scènes inutiles avec des plans "osés". Ce n'est pas le but. D'ailleurs, très souvent, Sando n'est pas visible. Elle est systématiquement cachée, dans l'ombre, à garder un œil sur Munsu, prête à intervenir en cas de besoin ou dès qu'il lui donne le signal.

    Autre point : ce n'est pas parce qu'elle est peu vêtue (ce qui n'est pas le cas de tous les personnages féminins) et qu'elle est toute timide que les femmes s'en retrouvent rabaissées. Nous sommes plutôt à l'opposé ! On peut s'en rendre compte avec les mots de Munsu :

    Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !



    Côté personnalité, bien qu'elle ne parle que peu, elle pleure souvent. Elle pleure trop même, à mon goût. Pour un oui ou pour un non, et surtout pour un rien. Il n'y a souvent aucune raison pour ses larmes (Ou alors je ne les comprends pas. Pourtant je pleure facilement moi-même). Ça permet néanmoins de mettre en avant le fait que Sando est profondément innocente et naïve. Il n'empêche que sur le terrain, lorsqu'il y a un combat, elle est terriblement efficace.

    L'action, les combats, punir les corrompus, c'est ce que nous suivons tout au long des 17 volumes. Il ne s'agit pas pour autant de multiples petites histoires sans aucun lien les unes avec les autres. De même que l'action ne fait pas tout dans ce manga. Il existe une trame principale bien présente qui va s'intensifier avec le grand retour dans le passé qui va s'effectuer lorsque Munsu est inconscient.

    Je me souviens m'être déjà "plainte", ou avoir en tout cas fait la remarque, que parfois je n'en ai pas su assez sur certaines choses, certains évènements, certains personnages. Pour Le Nouvel Angyo Onshi, ce n'est pas le cas. Et loin de là ! Au contraire, j'ai même trouvé, à un moment, que tout ce récit sur le passé était long. Long peut-être, mais nécessaire et bien utile pour chacun car on n'en comprend que mieux les enjeux du présent. Le passé est totalement revu, ou presque. Il y a en tout cas tout ce qui est nécessaire à l'histoire. Quelques petits bouts de son enfance (une ou deux scènes) et toute son histoire depuis sa victoire en tant que Général Munsu, qui a reçu le titre de "Légendaire" suite à la grande bataille contre des démons qu'il a mené. On le suit pas à pas, lors de sa romance, quand il quitte son poste de Général, lors de son voyage vers l'Ouest... Jusqu'à ce qu'une grande ellipse se fasse, entre le moment où il est "banni" (ou plutôt déclaré comme "traitre" aux yeux du pays) et celui où Jushin est sur le point d'être détruit. On revient à quelque chose de plus lent à cet instant, retraçant ainsi tous les évènements des quelques jours avant la chute et la chute en elle-même.

    Le Nouvel Angyo Onshi : Munsu, Ô Munsu !J'ai apprécié être tenue en haleine tout au long. En savoir plus sur Munsu, son premier amour, sa maladie, comment un type comme lui a pu devenir un Angyo Onshi, qui plus est celui qui détient le médaillon à trois chevaux (mahai), avec le pouvoir d'invoquer une armée de morts... mais aussi sur Sando, dont l'identité est douteuse par moment. Des éléments sont constamment insérés petit à petit pour qu'il y ait à chaque instant un élément nous manquant, ou dont nous voudrions être sûr, qui nous fasse poursuivre la lecture.

    On va rencontrer un florilège de personnages sans pour autant se retrouver perdu au milieu d'eux, même lors de la bataille finale.

    Je ne peux pas non plus passer à côté de ces dessins, que je trouvais par moment proche de la BD. C'est un style auquel je n'étais pas habituée, qui ne m'a pas déplu pour autant. Lorsque j'ai vu Munsu pour la première fois, j'ai trouvé qu'il avait une tête de méchant. Soyons franc, les "héros" habituels ont souvent une "bonne tête" si je puis dire. Pas forcément une tête d'ange, mais souvent, en plus d'être plaisant. Là on a un homme, ce qui change déjà grandement des adolescents que j'ai pu voir. Je trouve qu'il a le visage dur, ce qui le caractérise très bien. On va pouvoir le découvrir sous toutes sortes d'émotions différentes, et on finit inévitablement par s'attacher à lui.

    Je crois que je ne suis définitivement pas la plus douée pour "vendre" un titre, surtout lorsque je l'ai profondément apprécié. J'ai parfois envie de choisir la facilité et dire "Lisez, vous verrez !", ce qui, en même temps, est la meilleure façon de se faire une opinion. Le Nouvel Angyo Onshi vaut néanmoins réellement le détour, ne serait que pour le personnage de Munsu, qui sort réellement de l'ordinaire, étant un grand solitaire, un soldat, un sans-coeur aussi, un terrible combattant mais également un homme amoureux, nostalgique, déterminé, courageux et surtout intelligent. Il devine les choses avant les autres, agit ainsi en conséquences et fait qu'on se méprend sur lui. Mais il l'a toujours dit : Il se fout de ce que les autres pensent, il fait à sa façon (ce qui implique bien souvent d'être immoral, de mentir et/ou de torturer).

    Et si Munsu ne vous convaint pas, pensez à l'histoire. On se retrouve dans un temps passé, avec des katanas, des kimonos et tout ce qui fait l'Est. A l'opposé, à l'Ouest, les armes à feux existent déjà (et seuls les Angyo Onshi ont le droit d'en avoir) et ils vivent comme dans "l'ancienne France", avec ces hauts chapeaux, ces costumes et belles robes chaque jour, les calèches, les policiers, ces bals... Lorsqu'on se retrouve parfois à l'Ouest, cela fait très étrange en comparaison avec la vie de l'Est.

    Entrez dans un univers riche !

    Challenge Manga


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  •  Ce livre qu'il me fallait absolument ! Et ceux que j'ai acheté y a un moment...J'ai finalement craqué. À nouveau. Mais j'avais une très bonne raison ! Il n'en existe pas de mieux ! Warm Bodies ! ♥ J'ai eu la chance de tomber sur la bande annonce de ce film peu après qu'elle ait été mise en ligne. Et mon dieu ! Que je l'aime ! Je l'ai visionné en boucle encore et encore ! Je suis fan de la musique, je connais quasiment toute la bande annonce par coeur, les paroles... Incroyable ! Je me suis ruée sur certaines personnes pour leur parler de cette découverte fantastique qui ne sortirait pas avant Février 2013. Seulement, il y avait une bonne nouvelle : Je n'étais pas obligée d'attendre. Car, BONHEUR !, c'est l'adaptation d'un livre ! Un livre du même nom ! On le trouve en français sous le titre de Vivants chez Bragelonne. L'auteur? Isaac Marion. Retenez bien ce nom, vous en aurez besoin quand vous vous rendrez en librairie la prochaine fois !

     

     

     

    Ce livre qu'il me fallait absolument ! Et ceux que j'ai acheté y a un moment...

    Ca, c'était y a un bail. J'ai pas fait des folies hier. C'était en septembre ! J'avais acheté ces trois romans : The time keeper, On the Road  & The Adventures of Flash Jackson. J'ai d'ailleurs fini le premier. Je mettrais la chronique aussi rapidement que possible sur le blog.

     

    Ce livre qu'il me fallait absolument ! Et ceux que j'ai acheté y a un moment...Et enfin, le petit coup de coeur que j'ai eu en Octobre ! Je l'ai déjà entièrement lu, je vous en ferai part quand je mettrai la chronique en ligne. C'est la prochaine à venir d'ailleurs ! Le Nouvel Angyo Onshi. Je l'ai tant aimé que j'ai sauté dessus en librairie. Impossible de ne pas le rajouter à ma collection. Je n'ai plus qu'à acheter les tomes suivants !

     

    Que de bonnes nouvelles donc ! Que de bons titres, que de coups de coeur, que de hâte !


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  • [Manga] Chobits

    Titre : Chobits
    Auteur : Clamp

    Type : Shonen
    Statut : Terminé
    Volumes : 8

    Année : 2002
    Editeur : Pika
    Prix : 7,50€

    Adaptaté en anime sous le titre de Chobits

    Un soir en rentrant chez lui Hideki découvre dans les poubelles Chii, un persocon. Ayant toujours voulu en avoir un mais n'ayant pas les moyens, il ne lui fallut pas réfléchir longtemps avant de l'emporter chez lui. Après l'avoir mise en route, il découvre qu'elle ne possède plus aucune données et semble n'avoir aucune utilité.

     

    - Un Petit Mot -

     

    [Manga] ChobitsDernièrement, c'est un peu n'importe quoi ces chroniques. Kekkaishi est sorti de nulle part. Il est apparu d'un coup, comme ça. Je l'ai fini le jour même et je me suis précipitée pour le poster. Du coup ça me met en l'air tout le reste. Je faisais quand même un minimum attention à mettre en ligne les articles par ordre de lecture. Sauf que j'ai du mal à me mettre à écrire. C'est un peu la croix et la bannière avec moi-même. Combien de fois me suis-je répétée "Je dois m'y mettre"? Pourtant les jours passent et aucune ligne ne se rajoute. Stop. J'ai un peu envie de me "débarrasser" de tout ça. Plusieurs articles risquent d'être disponibles cette semaine. Si ce n'est pas le cas, on saura tous la raison : J'ai pas réussi à m'y mettre. Il faut vraiment que je me libère de ces lectures qui datent tout de même de Septembre. C'est pas rien. Deux mois de retard ! Bien plus que ce que ma mémoire peut endurer.

    Le soir où j'ai regardé les quelques premiers épisodes de Starry Sky que j'ai osé visionner, j'ai enchainé avec un manga. Je ne pouvais vraiment pas rester sur cette note amère et aller simplement me coucher. Je n'aurais pas pu dormir. Plutôt que tourner et retourner dans mon lit, j'ai décidé d'empoigner un manga. Pas question de me taper un navet de plus. Un dans la soirée, c'était bien assez. Faut pas pousser non plus. Le meilleur moyen de ne pas se tromper est encore d'opter pour une valeur sûre. Pas compliqué, j'ai pioché Chobits. Un titre connu. J'en ai déjà entendu parler. En plus de quoi j'avais vu l'anime. Et, cerise sur le gâteau, ce titre fait partie du Challenge Manga de cet été. Que demander de plus?

    Lorsque j'ai lu les chapitres, il s'est produit le même effet que pour un autre manga dont j'ai oublié le nom mais qui doit se trouver quelque part sur le blog : J'étais en avance rapide. Tout en ayant le temps de lire les dialogues. Je ne m'amusais pas qu'à tourner les pages. Je n'en revenais tout de même pas. Quelle rapidité ! Je suis devenue flash l'espace d'un instant. Pour une fois que j'ai l'impression de lire vite ! Mais fallait que je me casse mes illusions. C'est normal qu'un épisode d'anime n'aille pas "vite" et qu'il soit beaucoup plus rapide de lire un chapitre. Aucune surprise donc d'avancer bien plus vite. J'ai regardé aussi le nombre de page. De 10 à 15 par chapitre en moyenne. C'est relativement peu. Rien d'étonnant que je les enchainais à une vitesse pas possible. Malheureusement non, je n'étais pas Flash.

    [Manga] ChobitsDans l'histoire, on suit Chii et Hideki. Chii, persocon qui a perdu sa base de données ne sait plus rien faire. C'est une enfant auquel on doit tout réapprendre. Parler, manger, s'habiller... Vraiment tout. Hideki se chargera de l'apprentissage. Mais c'est pas là le point central du problème. Avec une idée de ce type, la seule crainte que je peux avoir est que ça s'étire. Qu'on rallonge l'intrigue principale avec des chapitres entiers sur la vie quotidienne, chapitres qui se multiplieraient, très peu pour moi. Je passe mon tour. C'est sur ce point que j'apprécie Chobits. On ne se focalise pas plus que nécessaire dessus. En faire plus aurait été trop. Je me serais ennuyée. J'en aurais eu marre et aurais eu hâte qu'on en revienne à la trame de base.

    Un point en particulier m'avait marqué dans l'anime la première fois : L'album. Celui avec un personnage rose/violet avec de grandes oreilles de lapin tombantes. On l'oublie pas généralement. Avec l'anime, je n'avais rien compris à ces "apartés", ces moments où on est comme le lecteur même de l'album. Ce ne fut que parvenue à la fin que j'avais commencé à comprendre pourquoi c'était là. Cette fois ce fut instinctif. Peut-être que mon subconscient ne voulait pas que je fasse la même erreur et a été assez gentil pour daigner m'éclairer immédiatement. Peut-être est-ce simplement dû au fait que les images sont figées, que je peux m'arrêter facilement dessus pour comprendre, même si ce n'est qu'une seconde de plus que nécessaire, alors que dans un anime, le temps s'écoule, les images défilent. Cet album a alors pu prendre toute son ampleur, toute son importance dans l'histoire même de Chobits. Ce serait dommage de passer à côté comme ce fut mon cas la première fois.

    [Manga] ChobitsLes Persocons font partie intégrante de la vie des humains dans ce monde. Ce sont pourtant des robots, bien qu'on ait tendance à l'oublier. Des histoires de robots, on en voit partout. Même Pinocchio existe en version robot ! Si on fait le tri, on peut en éliminer une grande partie, ne conservant que celles dans lesquelles ils ont forme humaine. Ca amoindrit le choix. Ce qui ne change pas, en revanche, c'est le message, l'interrogation que l'on essaie de passer au sujet de ces machines que l'on essaie toujours de rendre plus humain : Sont-ils humains? Par rapport à ça j'ai repensé au merveilleux film "L'homme bicentenaire" (qui est magnifique en passant), dans lequel un robot se bat pour être reconnu comme humain. L'histoire sur l'humanité du robot est beaucoup plus poussée que dans le cas de Chobits. Il n'empêche que la question existe. On la perçoit aussi bien dans la relation Hideki-Chii que dans celle entre Zima et Dita. J'ai d'ailleurs porté un intérêt particulier à ces deux-là en lisant le manga. Ils n'apparaissent qu'à la fin et peu souvent. Leur relation m'a tout de même beaucoup intrigué, cette façon qu'ils ont de jouer l'un avec l'autre. Dita n'oublie pas qu'elle est un robot et le rappelle. Zima, à côté d'elle, fait très humain, ne cache pas qu'il a des "sentiments" pour elle.

    Ca encore, c'est la partie facile (façon de parler). Généralement, quand on parle robot, on pense à l'humanité qu'il peut avoir (un peu comme avec les clones). Je ne sais pas si c'est l'âge ou le fait que ce soit ma deuxième fois, j'ai cette fois perçu la place que prenait la virginité dans cette affaire. J'avais même compris du premier coup le sous-entendu fait en parlant de Chii et du vœu qu'elle ne pouvait pas exhausser ! Je devais être trop "pure" à l'époque. La virginité est partout. Beaucoup de personnages vont parler de celle d'Hideki. La même réflexion (comme quoi il est toujours vierge) va revenir. Et répétée par les mêmes personnes. C'est un peu du genre "une fois par chacun". Un clou bien enfoncé pour le pauvre Hideki. Dois-je y voir par là un message disant de rester vierge? Qu'on peut aimer et vivre avec la personne aimée sans sexe? Je sais pas. Chacun en tirera sa propre conclusion je pense.

    Le seul point qui m'a un peu chiffonné, au fond, c'est que lire le manga ne m'a rien apporté de plus. Je veux dire, si, j'ai compris l'histoire de l'album et pourquoi c'était là, j'ai remarqué la chose sur la virginité, mais en tant que tel, ça se retrouve aussi dans l'anime. Il n'y a pas vraiment de différences entre les deux. Je suis pas allée disséquer le manga puis l'anime pour vraiment vérifier minutieusement. Je parle de façon globale. Du coup, si vous l'avez lu ou vu, pas besoin de s'intéresser à l'autre version. Vous savez déjà tout.

    Challenge Manga


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  • [Manga] Kekkaishi

    Titre : Kekkaishi
    Auteur : Tanabe Yellow

    Type : Shonen
    Statut : Terminé
    Volumes : 35

    Année : 2006
    Editeur : Pika
    Prix : 7,05€

    Adaptaté en anime sous le titre de Kekkaishi

    La nuit, Yoshimori endosse le rôle de "kekkaishi", un chasseur de démons. Il s'occupe avec Tokine de la terre nommée Karasumori, sur laquelle se trouve aujourd'hui son école. 400 ans que leurs familles protègent cette terre au pouvoir incroyable, qui attire chaque jour la convoitise de nouvelles créatures.

     

    - Un Petit Mot -

     

    [Manga] Kekkaishi
    Kekkaishi est fini ! Terminé ! Tout sorti ! Enfin !

    Je suis du genre un peu longue à la détente. J'ai eu exactement ces pensées le mois dernier en retombant sur la fiche de Kekkaishi. Ah ! Que j'aime lire la ligne "Statut : Terminé". Un véritable bonheur dont je ne me lasse pas. Ce qui fait que j'ai tout de suite l’air plus bête, c'est la ligne d'à côté, précisant que le dernier tome est paru en 2011 (pas le français bien sûr). C'est dans ces cas-là que je me rends compte à quel point je suis totalement à la ramasse en terme d'actualité. C'est vraiment un mot qui ne m'inspire pas, ça, "Actualité". Même pour une passion comme les mangas, ça m'est impossible. Je ne suis décidément pas faite pour suivre les modes et les sorties.

    Kekkaishi n'est pas une découverte. Plutôt une redécouverte. J'avais vu l'anime à l'époque, il y a quelques années. Ah ! Cette époque où je regardais les animes à la chaîne ! Elle est bien loin.

    [Manga] KekkaishiL'anime ne va pas jusqu'au bout de l'histoire. Sinon, je n'aurais pas lu le manga (à moins d'avoir eu un coup de coeur, ce qui est aussi vrai). En soit l'anime s'arrête à un bon moment, après une bonne dose d'action où tout montait en crescendo. C'était le meilleur moment (Ou aller jusqu'au bout de la série). Même envoutée par l'histoire, je n'avais pas oublié un élément important arrivé au dernier épisode : Karasumori n'est pas scellé. Ouh le spoil ! C'est pas si grave de savoir ça pour l'anime je pense. De toute façon, je parle du manga aujourd’hui !

    J'aurais pu simplement chercher LE tome qui continuait l'anime. Souvent il suffit de prendre le nombre d'épisode, d'y ajouter 1 et d'aller au chapitre ayant ce numéro (vous voyez que les maths c'est utile !). Je n'ai pas voulu procéder ainsi car trop de temps s'était écoulé entre la fin du dernier épisode (il y a des années) et le moment où j'ai commencé la lecture (il y a deux semaines). Je ne regrette d'ailleurs pas. Pour les intéressés qui veulent sauter les chapitres qui correspondent aux épisodes, rendez-vous au 121. Soit 120 chapitres réunis en 52 épisodes. Ma théorie du "dernier épisode +1" en prend un sacré coup.

    [Manga] KekkaishiDu coup, je ne peux pas vraiment vous parler des 120 premiers qui ne m'étaient pas inconnus. Je n'ai pas eu les mêmes réactions que la première fois que j'ai découvert l'univers. Je vais quand même vous en dire un peu et pas juste sauter tous ces volumes (vous n'allez rien comprendre à mon charabia de toute façon si je fais ça). Et j'ai eu quelques réactions au début tout de même ! Je ne suis pas insensible, ni même impassible. Je me dis que ça doit toujours faire bizarre aux gens passant devant ma porte de chambre de me voir sourire, pleurer et éclater de rire d'un seul coup sans raison apparente.

    Je ne vais pas mentir, je suis dans une période "anti-shojo". J'ai fait une overdose. J'en ai trop consommé. Et puis je suis tombée amoureuse de Munsu dernièrement, pour ne rien arranger (Je vous le présente dès le prochain manga). Autant dire que le schéma classique présenté par les shojos, ça ne me convient pas pour l'instant. Rien d'étonnant alors à ce que je me tourne vers Kekkaishi, un shonen (et non, je ne suis pas tombée amoureuse de Yoshimori). Un shonen qui, à mon goût, n'est pas assez connu alors qu'il le mérite.

    Le pouvoir que possèdent les kekkaishis est des plus original. Lorsqu'on pense "pouvoir", inévitablement on pense "magie" avec en tête les différents éléments, la télékinésie, la téléportation, lire dans les pensées, invisibilité et compagnie. Ici, on découvre les "kekkai", ces cubes transparents créés par les kekkaishis. Cube ou de forme rectangulaire, long ou étroit, petit ou grand.... Le kekkai n'a pas une taille définie fixe. Juste une forme. Cette technique se divise en plusieurs étapes, qui sont très bien expliquées dans le manga, alors je n'essaierai pas de mieux faire avec de simples mots.

    [Manga] Kekkaishi


    On fait face à deux familles : Sumimura et Yukimura. Il ne faut pas longtemps pour remarquer que dans une maison, il n'y a que des hommes, dans l'autre, uniquement des femmes. Il n'y a pas d'hermaphrodite dans le lot (pas que je sache), les générations continuent et tout se fait de façon naturelle, sans que je n'ai besoin de faire un dessin. C'est simplement que d'un côté, le père est mort, de l'autre, la mère vadrouille dans le monde sans donner de nouvelles. Rien de plus simple ! Si ce n'est que ces deux familles, opposées dans ce sens mais aussi proches pour la même raison, maîtrisent toutes d'eux l'art du kekkai et se querellent depuis des décennies. Des siècles même. Ne jamais laisser le grand père et la grand-mère se rencontrer. Ca crie dans tous les sens, s'insulte et se tapote gentiment. Le but n'est pas de réellement blesser l'adversaire. Les enfants semblent n'en avoir rien à faire de cette histoire de rancune. Ça remonte à loin. Yoshimori en particulier.

    [Manga] KekkaishiLa dispute des deux familles n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus intéressant. Mon vœu implicite totalement inutile -car tout était déjà publié- quant à la disparition rapide de ces scènes s'est vu exhaussé. L'histoire a tout de même quelque chose de plus intéressant à montrer : La mission de Yoshimori. Mission qu'il s'est lui-même attribuée, idée venant de sa propre personne. Sceller Karasumori. Mettre un terme à leur travail qui se transmettait depuis des générations. Il a un bon fond Yoshimori. Tout part d'un sentiment incroyablement pure : Ne plus vouloir voir quelqu'un être blessé (et mourir tant qu'à faire). Ca fait un peu naïf dit ainsi. Lorsqu'il le sort, je l'ai cru car j'avais foi en lui. C'était tellement mignon. Mais, comme d'habitude, il dit ça sans réfléchir. Ca fait beau quand on l'entend. Une fois qu’il faut s’y mettre, c'est une tout autre histoire.

    Yoshimori n'est pas le genre "je pense avant d'agir". Tokine s'occupe de cette phase-là. Comme bon héros de shonen qui se respecte, il est plutôt "je fonce tête baissée". Je voulais ajouter "et je réfléchi après" mais non. Même après, il ne réfléchit pas. Les autres s'occupent de cette tâche si difficile. Réfléchir, c'est chiant. Je le comprends.

    Dans le lot des nombreux personnages, il y en a deux tout de même qui m'ont marqués, dont Masamori, le grand frère de Yoshimori. J'ai eu un mal fou à le suivre. Je ne savais pas où caser ce personnage. La case "bons" ou celle des "méchants"? Sur toute la partie du manga qui avait été reprise en anime, je me suis dit "Je crois qu'il trahit tout le monde. Il est louche. Mauvais signe". En arrivant à ce fameux 120e chapitre, la vérité s'offre à moi : J'avais tort. Après une dizaine de chapitres, mes pensées me reviennent "Peut-être pas en fin de compte !". J'ai jonglé avec lui jusqu'au bout. Blanc. Noir. Noir. Blanc. Il m'a faite tourner en bourrique !

    [Manga] KekkaishiSouji est le second. Hiura Souji, Sango ou encore simplement "numéro 3". Il a tout pour qu'on s'attache à lui il faut dire : Il est mignon, il est naïf... Il réveille l'instinct maternel par sa personnalité, liée à son histoire tragique. Pas tragique dans le genre "ouin j'ai perdu mes parents, ils sont morts". Cette information nous est totalement inconnue. Souji a autant de personnalité qu'un robot. Il sait se battre, il possède une capacité spéciale lui permettant de faire apparaître une lame au bout de son bras et il ne comprend que le mot "ordre". Il n'a aucune volonté propre. Le lavage de cerveau a fait des miracles ! Il a les fonctions de base : Marcher, parler et ainsi comprendre ce qu'on lui dit. A plus d'une reprise ces jeunes sont qualifiés de "doll" ou "puppet". Le bien, le mal, quelle différence au final? Aucune notion de ces deux opposés ne leur a été inculquée. On leur dit de tuer, ils tuent. Juste parce que c'est un ordre. C'est pas vraiment leur faute. Yoshimori l'a vite compris. Difficile de trouver une solution.

    Honnêtement, la seule partie où j'ai pu éprouver un peu d'ennui fut pendant ces 120 fameux premiers chapitres. Je connaissais plus ou moins ce qui allait arriver, ce qui n'aide pas. À partir du 121e, même si on a d'un seul coup un retour brut à la vie normal après une montée d'action au fil des chapitres, je n'ai pas su me séparer des volumes. J'ai une sorte de "limite" habituellement par jour. Un nombre de volumes après lequel ça commence "à faire trop". Alors je m'arrête. Pas avec Kekkaishi. Impossible de m'en défaire. Pas d'ennui qui surgit, toujours de nouvelles informations, une intrigue qui se développe. Ça me donne envie de vous spoiler tant de choses ! Entre Karasumori, le fondateur, la mère de Yoshimori, l’Urakai… Arg !


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