• [Drama] Atashinchi no Danshi

    Titre : Atashinchi no Danshi

    Pays : Japon
    Genre :
    Comédie
    Statut : Terminé
    Episodes : 11

    Année : 2009
    Editeur : /

    Manga : Atashinchi no Danshi

    Chisato est une sans-abri qui passe ses journées à éviter les créanciers qui lui courent après pour qu'elle paie la dette de son père s'élevant à 100 000 000 yens. Un jour, les créanciers la rattrapent. Elle se retrouve en difficulté. Un homme fait alors son apparition et paie immédiatement sa dette. En échange, il lui demande d'être sa femme pour un mois. Le mois écoulé, elle apprend que le contrat contenait d'autres conditions, comme celle de vivre 3 mois avec ses 6 fils !

     

    - Un Petit Mot -

     [Drama] Atashinchi no Danshi

    En ce moment, je découvre pas mal de titres qui m'intéressent grandement. Je me suis beaucoup retenue car j'avais déjà une certaine avance au niveau de mes articles. Et franchement, ne pas avoir ma dose d'histoires pendant un temps, ça peut me rendre dingue. Ceux qui me subissent l'ont su. Si je me retenais, c'est plus car je n'avais pas rédigé toutes mes anciennes chroniques qu'autre chose. Pour cette raison, il y a eu un rythme plus soutenu pendant un temps. J'écoulais mon stock. Je me suis mise à jour. Je me suis lâchée vu que je consommais en grande quantité avant Noël. J'ai bien fini ce drama en un seul jour ! Je suis d'ailleurs tombée sur ce titre un peu par hasard. Une envie de plus dans ma liste. Une envie de trop. Celle qui m'a faite craquée (Du coup j'irais poursuivre mes envies juste après cette rédaction). Je suis tombée totalement par hasard sur ce titre. Il a comme surgi de nulle part, dans une pub, sur un site, mis en avant. Je ne sais plus du tout. Aussitôt que j'ai lu le résumé, j'ai su que je devais le voir.

    Le début me semblait bien prometteur. Immédiatement on découvre Chisato, en SDF, poursuivie par ses créanciers. Elle s'enfuie dès que l'alarme est sonnée (ce qui correspond à ce qu'un ami crie "Veux-tu m'épouser?"). La course poursuite n'est pas très longue. Mais bon sang que ça fait du bien ! Voir une fille fuir, foncer dans le tas, se débattre et donner quelques coups ! Ça me change considérablement de ces shojos où le personnage principal ne bouge pas. Ça me manquait tiens ! Le côté moins drôle, c'est qu'ils la rattrapent. Ils sont deux. Elle est seule. C'est de la triche quoi. Viens alors à sa rescousse Shinzo, débarquant en hélicoptère et dans une tenue assez incroyable (avec une cape et une canne, comme un roi). Il paie la dette de Chisato immédiatement et lui demande en échange de devenir sa femme pour le mois qui va suivre. Scandale ! QUOI?! Sa femme? Mais il a l'âge de son père !

    [Drama] Atashinchi no Danshi

    Arrivée à ce passage, je pensais que la suite n'allait rien augurer de bon. Je craignais grandement de tomber dans un truc nunuche. C'est vraiment pas ce dont j'ai besoin dernièrement. Par chance, on ne nous montre pas ce mois écoulé. Seulement sous forme de flashbacks de temps à autres le long des épisodes. On passe immédiatement de la signature du contrat à la fin du mois. Ce moment où elle découvre qu'elle a été totalement piégée. À la base, la condition pour que sa dette soit remboursée était qu'elle passe un mois en tant que la femme de Shinzo. À la base. C'est un peu comme ces petits caractères en fin de contrat qu'on a tendance à louper (ce qu'on dit en tout cas). Sauf que dans le cas présent c'est sous forme de rouleau et il n'a pas été déroulé entièrement. Elle va ainsi découvrir que sa prochaine "condition" est de vivre trois mois dans le "Trick Heart Castle" avec ses 6 fils !

    Le château m'a tout de suite intriguée. J'ai failli vous faire part d'une éventualité. Tant qu'à faire, je suis allée vérifier pour ne pas dire de bêtises. Il s'agit du même château que dans Nadeshiko ! De l'extérieur on le reconnait immédiatement. À l'intérieur, en revanche, c'est un tout autre univers ! Le château porte d'ailleurs bien son nom. Notamment la partie "trick". C'est piégé dans tous les sens. Je me suis cru dans Alice au Pays des Merveilles pendant un instant. La maison pourrait être celle du Chapelier, vraiment. Entre les portes qui s'ouvrent sur un mur, un mur qui devient une porte, une devinette à laquelle il faut répondre pour que la porte d'entrée s'ouvre et les multiples passages secrets un peu partout, il y a de quoi faire ! La décoration continue dans ce sens : Des gargouilles, des couleurs à tout-va, une chambre "horloge" avec les engrenages qui tournent, une autre qui ressemble plus à une cellule qu'autre chose... Bienvenue dans une maison de fou !

    Avec un tel milieu de vie, il faut s'attendre à ce que les habitants soient, eux-aussi, un peu barges. C'est un peu le cas. Satoru n'a pas quitté sa chambre depuis plus d'un an, sa porte est blindée pour éviter toute intrusion. Masaru, mannequin, a la phobie des femmes tandis que Takeru est un Yakuza et que Fuu n’a pas moins de 27 copines. En même temps, comment pourrait-on s'imaginer quelque chose de "normal" quand on voit Shinzo? Il arrive comme un Roi, il détient une compagnie de jeu et ne cesse d'inventer des machines aussi farfelues les unes que les autres.

    [Drama] Atashinchi no Danshi

    L'humour est présent à tout moment. Si on ne rentre pas dans le jeu, on pourrait critiquer les effets spéciaux des yeux des gargouilles qui changent de couleur ou l'allure des machines que peut créer Shinzo. Sur ces points, c'est vraiment ridicule. Je vous l'accorde. Je les ai remarqué mais ai décidé de passer à côté. Ils font partie de l'univers. Ça permet de le rendre encore plus décalé qu'il ne l'est et vraiment pas sérieux. Il faut quand même une sacrée imagination pour inventer toutes ces choses. Un esprit d’enfant, très coloré, très fou qui laisse place à toute possibilité, rendant l’irréel réel.

    J'ai quand même pu tirer des choses de ce drama, ce qui est sans aucun doute lié à mon état d'esprit actuel qui se centre autour de la famille. Autant dire qu'avec Atashinchi no Danshi, j'étais servie. Ce fut une grande joie pour moi de suivre leur évolution. De voir comment de parfaits étrangers, qui ne partagent pas de liens de sang, apprenaient à se connaître, à se faire confiance et évoluer ensemble. Ce n'est pourtant pas tant le sentiment de "famille" qui va me marquer mais celle de faire partie d'un groupe de gens. On a déjà tous, probablement, vécu ce genre de situation. On se retrouve dans un groupe avec des inconnus et on va devoir les côtoyer quotidiennement (pas forcément vivre avec eux non plus, mais les voir tous les jours et avoir une activité en commun sur une période un minimum longue). Sur cette partie le drama m'a particulièrement touchée. Je n'ai que de bons souvenirs de ces moments, principalement à l'étranger, où je me retrouvais avec d'autres jeunes de mon âge qui m'étaient inconnus. On partageait la même aventure, on vivait l'expérience ensemble. Inévitablement on se liait. Par contre, il y a toujours eu une fin à ces aventures dans mon cas. Le "groupe" ne restait pas indéfiniment ensemble. Normal. J'aurais préféré que ce soit comme dans Atashinchi no Danshi par moments.

    [Drama] Atashinchi no Danshi

    Grâce à cela j'ai trouvé un côté très touchant à cette histoire, même si tout le reste est totalement dérangé. Un bon grain de folie qui ne fait pas de mal à voir !


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  • J'ai très peu de temps depuis que j'ai remis les pieds sur le sol français il y a quelques jours. Il faut dire que je tombe en plein dans les préparations de Noël. Je donne un coup de main à droite, à gauche, sans oublier de faire ce que j'ai à faire (comme préparer mes propres paquets !). Du coup je n'ai pas vraiment le temps de rester sur mon ordinateur assez longtemps pour mettre une fiche. Je la mettrai dans le courant de la semaine à la place, une fois Noël passé 

    D'ici là, je vous souhaite à tous un Joyeux Noël ! 

     

    Merry Christmas !


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  • Titre : Secret Girl
    Autre : Boku ni Natta Watashi
    Auteur : Shimaki Ako

    Type : Shojo
    Statut : Terminé
    Volumes : 5

    Année : 2010
    Editeur : Kaze
    Prix : 6,69€

    Lorsqu'approche le jour de la rentrée dans son nouveau lycée, Akira disparaît. L'école étant de grande renommée, sa mère souhaite conserver sa place au sein de l'établissement par tous les moyens jusqu'à ce qu'elle retrouve son fils. Elle va alors faire appel à Momoko, sa fille et soeur jumelle d'Akira ! Elle devra se faire passer pour son frère sous peine d'être reniée par sa mère jusqu'à ce qu'Akira revienne. Momoko va à contre coeur dans cet internat hostile et exclusivement masculin.

     

    - Un Petit Mot -

     

    Et hop, on y retourne ! Une autre histoire où une personne se fait passer pour l’autre sexe ! Ça fait deux en peu de temps. Je ne savais pas quoi lire et j’ai demandé à un ami de sélectionné une lettre puis un chiffre. Le hasard a élu Secret Girl. Je n’y suis pour rien. S’il faut se plaindre, ce sera à lui.

    Ce que j’ai apprécié dès le début est la raison même qui poussa Momoko à devenir un garçon. Ce n’est absolument pas un choix qu’elle a pris elle-même. Ce n’est pas pour prouver qu’elle peut réussir quelque chose aussi bien que des garçons, ni pour entrer dans une très bonne école et encore moins par geste de gentillesse pour rendre service à son frère. Il ne lui a d’ailleurs rien demandé. C’est même de sa faute si elle se retrouve là. L’école est chère, réputée et sa mère s’est donné du mal pour qu’il puisse y rentrer. Alors quand il disparait, c’est sa mère qui pousse Momoko a prendra sa place le temps de retrouver son frère. Elle ne lui donne pas le choix. Elle lui interdit même de rentrer à la maison ! La porte serait de toute façon fermée. Bon, pas le choix.

    Sauf qu’elle ne veut pas ! Elle n’a rien demandé à personne ! Elle n’a jamais souhaité se faire passer pour son frère ! Pour résoudre le problème et retourner chez elle, un seul moyen : Dire à tout le monde qu’elle est une fille. Alors que normalement, dans ce genre d’histoire, le personnage essaie de garder ce secret, Momoko, elle, va surtout essayer de ne s’en débarrasser. Jusqu’à ce que ça lui apporte des problèmes, car, ce sont des garçons… En fin de compte, entre se faire tripoter pour vérifier que c’est une fille (voire plus) et garder son secret, le choix est plutôt vite fait.

    [Manga] Secret Girl

    Sur beaucoup d’autres points ensuite, ce manga m’a rappelé le film « She’s the Man », que j’ai regardé à nouveau avant d’écrire ces lignes, histoire que je sois bien imprégnée. Il y a aussi de très grandes divergences dans les deux, comme le football, qui est totalement absent dans Secret Girl. Bref !

    Ce que j’ai apprécié, c’est qu’elle a dû être à l’affut à tout moment car elle partage une chambre avec un garçon. Pour garder un secret, ça n’a rien de judicieux. Elle n’y peut rien. Très rapidement, du coup, son colocataire, Itou, va découvrir le pot au rose. Il va même en tirer profit en faisant d’elle son esclave et en protégeant en contrepartie son secret face à tous les autres.

    La partie qui m’a paru la plus inutile dans cette histoire est sans aucun doute le moment où ils sont en vacances. Momoko ne pouvant rentrer chez elle, elle demanda une permission spéciale pour pouvoir rester à l’école. Itoue a bien évidemment fait de même. Deux amoureux qui partagent une même chambre et seuls dans une école toute entière. Oui, on y pense tous et eux aussi. C’était sans compter sur la mère de Momoko qui va débarquer et s’immiscer entre eux pendant une bonne partie des vacances. Cette scène est pour ainsi dire totalement inutile. Elle ne sert qu’à apprendre que, finalement, Itoue est un élève excellent issu d’une bonne famille (comprendre ici bien loti côté financier). La mère s’en va alors tout de suite après avoir découvert ces informations dans le dossier d’Itoue, leur donnant sa permission d’être ensemble. Ou comment mettre des pages pour mettre des pages.

    Ce manga est bourré d’humour tourné autour de la relation entre Momoko et Itou ainsi que le fait que peu de personne sachent la vérité sur Momoko. Yousuke va s’intéresser à Momoko dès le début. Il saura avant Itoue que c’est une fille et va commencer à la courtiser. Itoue, lui, est poursuivi par des dizaines de filles. La popularité, ce n’est pas toujours drôle. Il ne va pas hésiter une seule seconde à mettre en péril son « image » dont il n’a que faire pour faire croire à tout le monde qu’il est homosexuel en embrassant Momoko en public, juste avant que Yousuke en ait l’occasion (Il va même embrasser Yousuke par la suite, quelle joie !). Sauf que ce geste va également apporter sa part d’ennui, notamment lorsqu’un étudiant de l’école, qui lui est réellement homosexuel, est heureux d’apprendre qu’Itoue est du même côté que lui car il est éperdument amoureux de celui-ci ! Ça se complique de plus en plus, mettant le secret à mal en offrant beaucoup d’amusement !


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  • [Livre] The Time Keeper

    Titre : Le passeur du temps
    Titre VO : The Time Keeper
    Auteur : Mitch Albom

    Genre : Fantasy, Réflexion

    Année : 2012
    Editeur : Sphere (UK)
    Prix : 12,99£

    Pour avoir voulu mesurer le temps, Dor se retrouve emprisonné par Dieu dans une grotte. Il est libéré des siècles plus tard, se retrouvant soudainement dans notre monde. Il possède un sablier, offert par Dieu, qui lui permet de ralentir considérablement le temps au point qu'il semble arrêté.
    Dans ce monde, il doit trouver deux personnes, Victor et Sarah. L'un veut prolonger sa vie par tous les moyens, l'autre la raccourcir. Dor devra leur apprendre la leçon qu'il a mis des siècles à comprendre dans sa grotte.

     

    Du même auteur : Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut

     

    - Un Petit Mot -
     
     « This is a story about the meaning of time »

    J'aurais pu apprécier beaucoup plus la lecture de ce livre si elle n'avait pas autant été hachée, que ce soit de ma faute propre ou par les évènements m'entourant. C'est vraiment dommage. Je le regrette. J'ai eu la chance d'être transportée ailleurs, d'être à plusieurs reprises dans un état de flottement, hors du temps, pensant à ce qui était dit à propos de celui-ci. J'ai pleuré sur la fin, inévitablement. Ce livre ne fait pas parti de ceux qu'on referme simplement. Il m'a apporté une réflexion sur le temps et m'a appris quelque chose que j'ai la chance de savoir, et pas uniquement savoir : Ne pas oublier ceux qui nous entourent, qui sont proche de nous si bien qu'on n'y fait même plus attention.

    La mise en page ne m'a pas déboussolée. Je l'ai constaté, car c'est inévitable quand on ouvre un livre, et c'est tout. Les chapitres sont courts, de 1 à 4 pages en moyenne. Plusieurs phrases sont en gras, souvent au début d'une page, parfois aussi au milieu. Ça peut être une phrase entière comme le début d'une qui serait un peu longue. Le texte ne s'en retrouve pas pour autant "coupé" constamment. La lecture est très fluide. De même que l'alternance entre les différents personnages est un effet particulier. L'auteur ne nous offre qu'une scène, une scène d'un personnage et passe au suivant. C'est relativement court. Parfois il s'arrête même en pleine action alors qu'on voudrait juste savoir la suite. Lorsque Sarah est sur le point de lire le texto qu'Ethan lui a envoyé, ça m'a un peu dérangé. Elle reçoit le texto et on change de personnage. Ce qu'il contient n'est divulgué que lorsqu'on revient à elle.

    « Try to imagine a life without timekeeping.
    You probably can't. You know the month, the year, the day of the week. There is a clock on your wall or the dashboard of your car. You have a schedule, a calendar, a time for dinner or a movie.
    Yet all around you, timekeeping is ignored. Birds are not late. A dog does not check its watch. Deer do not fret over passing birthdays.
    Man alone measures time.
    Man alone chimes the hour.
    And, because of this, man alone suffers a paralyzing fear that no other creature endures.
    A fear of time running out. »

    J'ai été parfois embêtée par ces choses. Ma lecture entrecoupée ne m'a pas beaucoup aidé avec cela. Quand j'étais simplement dedans, en revanche, tout allait bien. Je passais d'un personnage à l'autre. Il y en a trois en tout, trois principaux : Dor, Sarah et Victor. On en apprend un peu sur chacun, chacun leur tour. Dans mon esprit les informations s'accumulaient, rangées dans une boîte différente avec un nom sur chacun. On ne se perd pas. À aucun moment je ne me suis mélangée entre les trois. Il ne m'est pas arrivé de devoir arrêter pour s'avoir où j'en étais ou de ne pas comprendre un passage à cause de cet effet. Je n'y suis pourtant pas habituée mais l'histoire s'écoula le plus naturellement du monde. Peut-être plus vite même, vu que chaque chapitre est court.

    Si on s'en tient strictement au résumé sur le livre, l'histoire est "longue" à démarrer. Le résumé nous amène directement au moment où Dor est libéré de sa grotte. En tant que tel, dans le livre, cela n'arrive pas avant la moitié. Sa rencontre avec Sarah et Victor arrive plus tard aussi. Tout ce qui a été mis avant n'était cependant pas inutile. C'était l'histoire de Dor, principalement. La découverte de Sarah et de son histoire avec Ethan, son premier amour. Puis celle de Victor, homme d'affaire, qui doit faire face à son cancer. Les pièces s'ajoutent peu à peu.

    « He could not beat death.
    But he might outlast it. »

    « Sometimes, when you are not getting the love you want, giving makes you think you will »

    Ce livre fait du bien. Du bien à l'esprit, surtout dans notre temps où nous courrons tous après le temps justement. Une montre, une pendule, une horloge... Partout le temps est présent, tout le temps. On a pas le temps de faire ceci, cela. On doit se presser pour avoir le temps de faire tout ce qu'on voudrait. On manque de temps, ou voudrait l'arrêter pour profiter d'un instant ou l'avancer pour être plus rapidement à autre chose. Nous en avons tous conscience, nous le savons. Il n'empêche que cela reste rare ces moments où la montre reste dans un tiroir et n'en sort pas. Généralement ça n'arrive qu'en vacances. Ces instants où on perd même la notion des jours. Le temps est altéré, on a un rapport différent avec celui-ci. J'ai eu la chance à certains moments de ma vie de ne pas avoir à faire attention au temps. Qu'importe quand je me couchais, me levais, mangeais. Qu'importe à quelle heure je sortais, qu'importe combien de temps je restais à marcher dans les rues, à regarder une vitrine ou à attendre que ce soit mon tour. Le temps n'avait plus d'effet. Ces moments vécus sont marquants et offrent un sentiment plus qu'agréable.

    Malheureusement, dans notre monde, on ne peut pas se le permettre facilement. Des horaires de travail, pour les transports en commun, pour l'école, pour les enfants, pour les magasins, pour faire ses courses... Lire The Time Keeper, c'est prendre le temps de se poser, de repenser à tout ça, de réaliser une énième fois la façon dont le temps nous affecte.

    « Consider the word "time".
    We use so "many" phrases with it. Pass time. Waste time. Kill time. Lose time.
    In good time. About time. Take your time. Save time.
    A long time. Right on time. Out of time. Mind the time. Be on time. Spare time. Keep time. Stall for time.
    There are as many expressions with "time" as there are minutes in a day.
    But once, there was no word for it at all. Because no one was counting. »

    Mais ce livre traite aussi de la mort, de cette fin. Une voulue par Sarah, une qu'on souhaite éviter, surpasser, pour Victor. Ne plus penser à compter ses jours avant le jour fatidique, qu'il ne reste que quelques années ou des dizaines devant nous. Parce qu'en fin de compte, on n’en sait trop rien. Il ne s'agit plus de planifier sa vie en fonction de celle-ci mais de simplement suivre ses envies. La mort arrivera, qu'importe quand. Faire ce qu'on aimerait faire, et non ce qu'on doit faire. Penser à ceux qui nous entourent et prendre conscience de leur valeur.

    Toutes ces choses, nous les savons. Nous en avons conscience. Je pense, et ce fut mon cas, que ça ne fait pas de mal d'avoir une sorte de "piqûre" de rappel. Ce livre en est une. Une agréable.

    « He explained how once we began to chime the hour, we lost the ability to be satisfied. »

    Petit détail amusant : Un soir, peut être le deuxième après avoir commencé ma lecture, je n'ai pas pu aller dormir car le "tic tac" de l'horloge dans ma chambre semblait résonner contre les murs de plus en plus fort. L'horloge était là depuis un ou deux mois sans que ça ne m'aie dérangé plus que ça. Avec ce livre, j'ai dû l'éteindre  (Je ne l'ai pas rallumée depuis)


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  • Proposez des mangas !Il y a des tonnes de titres que j'aimerais lire. Tellement que je doute d'un jour avoir la chance de tous les ouvrir. Dit comme ça, j'ai pas l'air de manquer de lecture. Mais je suis comme tout le monde, il y a des fois où je ne sais pas quoi lire. J'ai beau avoir des titres sous la main, je les regarde un par un d'un air indifférent, cherchant celui qui fera "tilt" et que j'aurais envie de feuilleter. Il n'y a pas de règle à cela. Comme je le dis tout le temps, ça va dépendre de mon envie, liée à mon humeur sur le moment. Il y a aussi des titres que je crève d'envie de lire, que je mets de côté, et que j'oublie un peu, jusqu'au jour où je retombe dessus, souvent avec l'aide de quelqu'un.

    J'ai tout de même décidé d'ouvrir à nouveau les propositions, parce que vous êtes nombreux à avoir voulu me faire partager des titres. Cette fois, j'en change la forme : Il n'y a plus d'ouverture ou de fermeture. Vous pouvez venir à tout heure du jour, de la nuit et à tout moment de l'année pour faire des propositions de Mangas uniquement. Donnez-vous-en à cœur joie ! Que vous vouliez me partager votre dernier coup de cœur, votre dernière découverte ou un titre qui vous tient à cœur depuis des années, voire simplement parce que la couverture vous a plu sur les rayons de votre librairie. Proposez autant que vous voulez, autant de fois que vous en avez envie !

    Aucune limite, aucune restriction ! Elle est pas belle la vie? 


    J'ai hâte de découvrir vos conseils 

     

    Récap' :

     


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