• Thermae Romae

    Thermae Romae

    De : Mari Yamazaki
    Editeur : Sakka
    6 volumes (terminé)

    Type : Seinen
    Genre : Historique

    "Rome & les bains, mes deux amours." 

    Si j'étais tombée sur cette série en librairie (ce qui est déjà arrivé) et que j'avais pris le temps de le prendre dans mes mains (ce qui n'est pas arrivé), j'aurais eu la surprise de découvrir une quatrième de couverture parfaitement blanche. D'accord. Pour les tatillons, il y a bien le code barre et l'éditeur. Mais rien sur l'histoire de ce manga. Niet. Pas un mot. Et pas la peine de croire que ça a été mis à l'intérieur, dans les rabats de la couverture ! J'ai essayé aussi. Blanc est toujours là. Vide. Blanc. Rien. Aucun indice. Un titre sonnant historique. Une illustration plongeant aussi dans l'histoire. Pour en savoir plus, j'ai enclenché la lecture.

    Thermae RomaeJ'ai alors fait la rencontre de Lucius Modestus, architecte romain spécialisé dans la construction de thermes. Alors qu'il venait de perdre son emploi, il se rend dans des thermes et se retrouve miraculeusement transporté dans des bains de notre siècle au Japon. Lucius découvre alors les bains japonais et s'en inspire pour construire à son retour dans sa Rome antique des thermes originales, ce qui lui vaut de retrouver un emploi et d'être au service de l'empereur Hadrian.

    Aussi étonnant que ça puisse paraître, la première chose qui m'a interpellé après avoir tourné deux pages, ce sont les pages en elles-mêmes. Quel contact ! Quelle douceur ! Quelle qualité de papier ! Notez bien : Je ne m'extasie habituellement pas devant ce genre de chose. L'odeur d'un livre à la limite, quand c'est particulier. Mais le papier, qu'est-ce que je peux en avoir à faire. Du moment que je peux lire ce qu'il y a écrit dessus, ça me suffit. Pourtant, il fallait que j'en parle pour Thermae Romae. C'est exceptionnel. Je ne me souviens pas avoir déjà touché un tel papier. C'est vraiment agréable. Et le contenu est à la hauteur de la qualité du papier utilisé.

    Thermae Romae

    Thermae Romae est un condensé d'informations. Je dirais même que c'est un manga de type documentaire. L'auteur ne se contente pas de créer une histoire pour faire de la fiction, elle transmet un savoir. Dans le cas présent : Les bains ! Sujet qui peut dérouter bien plus d'un occidental tant nos "bains" sont aux antipodes des bains de la Rome Antique ou des japonais. C'est pourquoi le mot thermes est souvent employé. Le lecteur découvre les bains de Lucius au travers son travail d'architecte mais surtout grâce aux voyages temporels de ce dernier. Les voyages ne sont jamais de sa volonté. C'est à chaque fois un accident. Un accident qui permet d'engendrer des connaissances.

    J'ignorais tout de la façon de prendre un bain au Japon. J'ai déjà vu es scènes dans des bains dans des animes ou mangas, mais j'étais loin d'en savoir autant qu'après avoir lu Thermae Romae. Chacune des étapes est expliquée, tout autant que l'utilisation des divers outils qu'ils ont. Et, effectivement, en dehors des outils qui ont évolué, la façon de prendre un bain à Rome à l'époque de Lucius ou au Japon actuellement est relativement similaire.

    Thermae Romae

    Le manga a beau être une véritable source d'informations, il n'est pas pour autant difficile ou lourd à lire. Il n'est pas nécessaire non plus de posséder des connaissances particulières. L'auteure les a rendues accessibles à toute personne sachant lire. Ainsi, sa passion est transmise à tous les lecteurs. Autant les chapitres que ses espaces d'écriture libres intitulés "Rome & les bains, mes deux amours" dégouline de toute la passion qui l'anime pour les thermes de la Rome Antique. Si bien qu'elle est transmise au lecteur. Je dois dire qu'en le lisant et même après lecture, je ne dirais absolument pas non pour prendre un bain comme ils le font.


    Comme toute l'action, si je puis dire, se déroule dans des bains, les personnages sont quasiment systématiquement nus. Il faut le savoir, il faut s'y attendre. C'est inévitable avec un tel sujet en même temps. Mais du calme ! Rien à craindre ! Il n'est pas du tout question de mettre en avant l'anatomie du genre humain. Donc rien n'est visible à proprement parler. Néanmoins, une exception persiste : Le premier chapitre du deuxième tome. Un chapitre sur les dieux et la fertilité. Bien évidemment, le Dieu en question possède un pénis démesuré et des colliers et statuettes de pénis se trouvent un peu partout. Ça peut paraître choquant mais là n'est pas le but de l'auteure. Il ne faut le voir que sous forme de croyance et réaliser aussi que ce tabou n'existe pas à leur époque.

    Thermae RomaePassé la moitié des volumes, la série prend un tournant. Le côté documentaire est mis de côté au profit de la fiction. Ce changement était nécessaire. Je pense que si l'auteur avait continué dans sa voie, j'aurais été lassée. J'avais très en tête le schéma de chaque quête de Lucius : Demande d'une construction de thermes/bains originaux ; voyage temporel accidentel ; découverte du type de bain dans lequel il est tombé ; retour à Rome et construction d'un bain similaire avec les moyens de l'époque. Le tournant a permis de casser cette chaîne de quêtes et de partir vers quelque chose de nouveau. La tête du lecteur peut se reposer, rassasiée par tout ce qu'elle a appris auparavant. Les nouvelles connaissances se faisaient de toute manière de moins en moins nombreuses.

    J'ai ainsi pu me laisser porter avec joie par la fiction lors du voyage prolongé de Lucius chez les visages plats. Les bains ne sont pas entièrement laissés de côté, cela reste tout de même le fil conducteur du manga. Lucius se trouve dans des thermes et continue d'apprendre leur fonctionnement. Sauf qu'au lieu de rester figé sur cet apprentissage, comme il a le temps, il sort son nez dehors et rencontre Hanako, les voyous du coin et surtout Diane.

    Malheureusement pour moi, je n'ai pas eu la chance de finir cette série, le dernier volume me faisant défaut. Je ne doute cependant pas que ce dernier sera tout aussi appréciable que le précédent.

    Thermae Romae est donc un très bon mélange de documentation et de fiction racontée simplement par une auteure passionnée qui vous donnera envie de prendre un bon bain chaud.


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  • Depuis un bon moment que ça me trottait dans la tête, je me jette à l'eau !

    Un thème simplissimeÀ chaque fois que je change de thème, j'ai toujours espoir qu'il reste sur le blog pendant de longs mois. Malheureusement, je suis quelqu'un à l'humeur changeante. Tout autant que le sont mes idées et mes envies. C'est pourquoi Vagues Souvenirs se retrouve de nouveau parré de nouvelles couleurs. De vraies couleurs ! Parce que j'aime ce qui est coloré et encore plus les couleurs chaudes. Je dois dire que je suis plutôt bien servie ce coup-ci.

    L'autre chose qui était à changer par rapport à l'autre, c'était la simplicité. Je voulais retrouver un design beaucoup moins chargé que le fut le précédent. Me voilà satisfaite. Pour le moment. Il faudra reprendre la température dans plusieurs semaines voir si ça tient toujours.

    À côté de ces choses, vous avez sûrement déjà eu la joie de découvrir la nouvelle mise en page des chroniques. À nouveau la simplicité est au rendez vous. C'est le mot d'ordre ! Je n'ai par contre par changé la mise en page des chroniques précédentes^^ (et je ne le ferai pas)

    J'en profite aussi pour signaler directement sur le blog qu'un miracle a eu lieu il y a peu de temps : J'ai entièrement refait ma PAL. Elle est plus monstrueuse qu'avant mais aussi beaucoup plus proche de la réalité. Et vous savez le plus beau dans tout ça? J'ai fini tous mes livres emprunté à la médiathèque et je me retiens toujours d'en reprendre ! PAL, tiens-toi bien, j'arrive 

    D'autres petites nouveautés se feront également par la suite : Une nouvelle mise en page pour les brefs est prévue, je vais remettre les index à jour (ce que je ne fais pas souvent. Je plaide coupable) et peut-être autre chose que je n'ai pas en tête sur le moment.


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  • Octobre en BrefSmiling Pasta

     2006 ▌ 15 eps. (terminé)

    Cheng Xiao Shi est une jeune fille qui rêve de vivre un véritable et long amour, car elle est poursuivie d'une sorte de malédiction qui l'empêche de rester plus de trois mois avec un petit ami. D'ailleurs, le lendemain du début de l'histoire c'est l'anniversaire des 3 mois avec Peter et avec son frère elle fait le pari qu'elle le ramènera chez eux. Malheureusement Peter la quitte et la jeune fille qui est très triste ne fait pas attention où elle marche et finit par bousculer un garçon avec qui elle va échanger un malencontreux baiser. Mais le jeune homme n'est autre que He Qun, un célèbre chanteur. Le lendemain de leur rencontre la photo de leur baiser fait la une des journaux et pour que He Qun évite le scandale les deux jeunes gens vont être obligés de se fiancer. Xiao Shi va donc voir sa vie bouleversée et c'est encore pire quand elle se retrouve en plein milieu d'un triangle amoureux qui va vite se transformer en un carré. 

     

    Le résumé était plutôt sympathique même si relativement banal. Une star, une jeune fille totalement ordinaire... Et un faux couple qui se transformera inévitablement en vrai. À côté, il y a cette malédiction amusante. Je dois en avoir une du même type, avec une durée un peu plus longue. Je devrais peut-être apprendre d'elle pour m'en débarasser, même si je démarre déjà avec un handicap : Je ne sais pas qui m'a jeté cette malédiction.

    J'ai quand même grandement apprécié visionner les épisodes. Les personnages sont très attachants et leur jeu l'est tout autant. Ils ne tombent pas trop rapidement amoureux l'un de l'autre, ce qui est un bon point. Ils jouent bien le jeu également.

    La famille de Xiao Shi est exceptionnelle. Leur joie de vivre est communicative, même à travers un écran. Je pense avoir partagé les sentiments de He Qun sur ce point. J'aime leur joie de vivre. Ils sont heureux et le font savoir. Ils sourient, s'exclament, dansent, chantent, font plein de choses librement ! Ils s'expriment en fait ! Aucune peur du ridicule ou de quoique ce soit d'autre. Ils vivent. Je les envie.

    Le drama était sur de très bon rails. Les personnages, l'histoire... Des épisodes durant, j'étais vampirisée par le drama. Puis arriva le moment fatidique, lorsque le récit aurait dû se terminer mais qu'on le poursuit, qu'on se forcce à le poursuivre alors que les objectifs de bases ont été atteints. Lorsque Xiao Shi fait tout pour qu'He Qun lui dise clairement "Je t'aime", j'ai décroché. Ca avait beau être plus qu'évident, il fallait absolument que ces mots soient prononcés. Son entêtement m'a ennuyée, lassée. Dommage ! Le reste du drama est cependant tout a fait agréable.

     

     

    Octobre en BrefBus for Spring

     Maki Usami  ▌ 2009 - Soleil  ▌ 4 vol. (terminé)

    Chaque jour, le bus suit sa route, transportant autant de “souhaits” et “d'espoirs” que de passagers et donnant parfois naissance à de belles histoires… Des avions dans le ciel pouvant exaucer des vœux, une promesse échangée pendant la saison des cerisiers, une parole qu'on n'a pas pu transmettre… Ce recueil d'histoires courtes d'une extrême douceur a pour toile de fond l'arrêt de bus où vont et viennent des milliers d'âmes en quête.

     

     En voyant que la série était constituée de 4 volumes, je m'attendais à trouver une histoire qui s'étendrait sur l'intégralité des volumes. Un récit continu. Or, le tout est composé de petites histoires, de oneshoots. Surprenant ! J'ai eu l'habitude de connaître les oneshoot seuls ou regroupés dans un volume, pas dans plusieurs !

    Encore une fois, les histoires tournent autour d'un bus. Ce n'est même pas fait exprès de ma part. Sinon j'aurais évité. En comparaison, Un bus passe était bien plus beau, plus poétique.

    Bus for Spring regroupe des histoires simples en rapport avec un bus. Toujours des histoires d'amour. Toujours avec des lycéens. Et toujours une happy end. Ce n'est pas déplaisant à lire, même si je ne me suis pas sentie transportée par ces histoires. Je les ai trouvé mignonnes, aussi mignonnes que peuvent l'être deux jeunes gens amoureux qui n'osent pas s'avouer leurs sentiments ou qui font les premiers pas ensemble vers une vie à deux.

     

     

    Octobre en Bref+C Sword and Cornett T1

     Yugiôji Tama  ▌ 2011 - Soleil  ▌ 2 vol. (stoppé)

    Un royaume pourtant prospère, sous la gouvernance d’une famille aimée de ses sujets, tout était réuni pour que la vie des trois fils du roi et leur petite soeur soit tranquille. Mais la maladie soudaine du souverain amène l’arrivée prochaine sur le trône du prince Hector, un jeune homme qui ne partage pas les idées conservatrices du conseil des nobles. Éliminé de la course à la succession, il laisse ses deux frères, le timide Orcelito et le fougueux Belca sous l’influence des conseillers. Découvrant la vérité derrière la disparition de leur frère, ils deviennent une menace et se retrouvent séparés. Le premier devient le pantin du gouvernement des nobles quand le prince Belca épouse une nouvelle vie d’aventurier qui va l’amener à découvrir ce monde extérieur qui a tant plu à son grand frère.

     

    J'avais pioché ce premier tome par curiosité avec quelques autres. Je n'avais pas même lu le résumé avant de l'emprunter à la médiathèque. Je l'ai simplement pris. J'ai eu le temps de me faire mon idée en le lisant. Je donne sa chance à chaque titre sitôt qu'ils sont dans mes mains !

    Et la pioche était plutôt bonne. Un royaume, un roi sur le déclin et plusieurs frères pour la succession. Mais aucune dispute pour celle-ci ! Tout est clairement définie, le plus vieux aurait le royaume, le suivant telle position. Ils ne se disputent pas le trône, ils sont très proches et fraternels. Au moins pour deux d'entre eux. Belca est à part. Il le sait. J'ai d'ailleurs failli en avoir mare de le voir répéter à tout bout de chant qu'il est un bâtard, qu'il ne peut pas vivre avec les autres et de le voir s'appitoyer sur son sort. Au début, pour présenter le personnage, ça me va. À force ça devient vite lassant. L'auteur a eu le bon sens de s'arrêter de répéter ce fait au bon moment : Le frère ainé est tué. Les deux autres en savent trop et sont en danger. Le premier est "prisonnier", Belca s'échappe...

    Arrive alors le barde de l'histoire ! Un personnage joyeux et haut en couleur. Il donne une véritable bouffée d'air frai à l'histoire. Il a l'air un peu bête en plus. Aider Belca dans le simple but de pouvoir ensuite chanter ses exploits... Il n'y a qu'un barde pour se satisfaire de si peu. Il doit en cacher plus. C'est obligé. Il connait du monde en plus ! Même si je ne l'ai pas encore vu au combat, il est très débrouillard et très intelligent. Plus qu'il n'y parait. Belca s'est fait un allié en or.

    Belca a encore beaucoup de choses à révéler aussi. J'ai moins d'idées sur ce qu'il pourrait cacher en revanche. Seule la suite me le dira ! Je tâcherai de me la procurer dès que possible.

     

     

    Octobre en BrefOtomen T6 à 9

     Aya Kanno  ▌ 2009 - Delcourt  ▌ 18 vol. (terminé)

    Depuis qu’il a revêtu son costume de samouraï, Asuka est devenu une véritable star mais également la proie d’un mystérieux paparazzi qui de toute évidence connaît personnellement notre otomen. Le photographe réussit à se faire engager comme figurant dans le film dans lequel jouent les samouraïs de la beauté et lors d’une scène, il parvient à retirer le casque d’Asuka sous l’objectif des caméras…

     

    Ce qui me dérange beaucoup dans ce manga, ce sont les répétitions et la lenteur de l'histoire. Finalement, la "quête" de base de notre héros Asuka, c'est de s'assumer tel qu'il est et de pouvoir révéler sa véritable personnalité au grand jour (même à sa mère). Au début, c'était donc mignon. Il se cachait, puis il a réussi à se dévoiler à Tachibana et Ryo. Et c'est tout. Le scénario s'est mis sur pause et de nombreuses petites histoires se sont accumulées.

    Surtout que, dans chaque volume, dans chaque épisode même, le même discours est ressorti en disant qu'il faut être tel qu'on est, ne pas se cacher... C'est le fil conducteur du manga et ça prouve que l'auteur ne perd pas de vu un peu l'objectif premier du héros. Il n'empêche que le héros n'avance pas. Des personnages font irruptions, des conseils leurs sont données pour qu'ils s'acceptent tel qu'ils sont et ils arrivent à afficher leur véritable personnalité. Asuka, de son côté, rame toujours. Il fait du sur place.

    J'ai aussi parfois l'impression d'être dans une parodie de shojo et de tomber complètement dans l'absurde par moment. Entre le rockeur gothique qui est tout gentil dans le magasin de CD quand il rencontre Asuka et son comportement de façon général aux antipodes de son image de rockeur. C'est vraiment "gros"; au point que je me demande si ce n'est pas voulu pour tourner un peu en dérision le shojo parfois (sentiment qui est encore plus fort quand on en arrive à la conclusion de cet épisode de rock).

    Par contre, l'auteure sait vraiment terminer ses tomes en pleine action pour pousser à lire la suite. J'ai envie de lire le tome suivant juste à cause de ce qui est laissé en suspend, même si c'est en suspend depuis des lustres. Et puis, il reste encore le père d'Asuka dans l'ombre, même s'il est déjà pas mal mis de côté. Je continue donc la série !

     

     

    Octobre en BrefCherish

     Yoshizumi Wataru  ▌ 2010 - Glénat

    Recueil composé de deux histoires Cherish et Happyness. La première nous raconte l'histoire de Chihiro, une jeune orpheline qui a été élevé avec amour à la mort de sa mère par un couple gay. Mais lorsque celle-ci tombe amoureuse, la réaction de son petit ami envers ses parents n'est pas celle qu'elle attendait...

     

    C'est le premier manga que je lisais dans lequel se trouvait des parents gays. Une première pour un bien fou. La complexité de la question n'est pas trop traitée, surtout par rapport au ressenti de l'enfant. Chihiro est heureuse avec ces deux hommes et n'a aucun mal à vivre avec. Elle sait que les autres la regarderont bizarrement si ça se sait donc elle n'en parle pas au premier venu. Seulement à celui qu'elle aime... qui réagira mal et qu'elle retrouvera des années plus tard dans son université !

    La question des parents gays est traitée de manière très légère. Les deux hommes sont en plus très attachants. C'est vraiment mignon quand l'un devient jaloux de l'autre car il a rencontré le copain de Chihiro et pas lui. Mignon et amusant. Ce sont les deux mots qui résumeront au mieux cette petite histoire dans laquelle on décourira que tout n'est pas toujours ce que l'on croit.

    La deuxième histoire se situe dans un contexte différent. Un jeune homme vivant seul tombe sous le charme d'une mère célibataire. Il aura du mal à réussir à sortir avec elle car elle se protège, et aussi son enfant. Mais lui ne renonce pas. Et grand bien lui fasse ! Il va ainsi découvrir une surprise de taille sur le père de l'enfant.

    Cette seconde histoire m'a beaucoup moins marquée. Sûrement à cause du thème traité qui me parle beaucoup moins. Quand j'aurais un enfant, je pourrais essayer de le relire. En attendant, je l'ai simplement trouvé plaisante à lire. Une petite surprise sur le père et une bonne détermination pour notre amoureux.

     


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  • The Adventures of Flash Jackson

    The Adventures of Flash Jackson

    De : William Kowalski
    Editeur : Black Swan

    Genre : Young Adult

     

    Un ovni dans ma bibliothèque. 

    La veille de ses seize ans, Haley tombe du haut d'une grange et se casse la jambe. Elle est alors contrainte de passer son été au repos, ce qui ne plait guère à notre jeune fille qui a l'habitude de passer son temps dehors. L'ennui la guette inévitablement. Par chance, c'est dans ce moment qu'elle fait la rencontre de Miz Powell, une voisine revenue dans leur village après de très longues années d'absence. Elle en apprend également plus sur sa grand-mère, une femme mystérieuse que tout le village appelle "sorcière". En décidant d'aller vivre avec elle, Haley découvrira qui est réellement sa grand-mère.

    Conscience, when it exists, is a powerful master.

    Bien qu'Haley soit le personnage principal et la narratrice, le personnage le plus intriguant de l'histoire et le plus passionnant n'est autre que sa grand-mère. C'est une vieille femme qui vit seule, à l'écart des autres maisons, au milieu des bois, sans électricité ni eau courante. Son mode de vie n'a pas changé depuis des décennies. Et elle intrigue. Le monde extérieur s'interroge sur sa façon de vivre, notamment par rapport à son âge. Les enfants du village sont aussi intrigués et la respectent. Ils reconnaissent qu'elle est spéciale.

    Peu d'informations nous seront pourtant données sur cette personne. La mère d'Haley évoquera brièvement son enfance, expliquant qu'il était difficile pour elle de vivre dans la nature en tant qu'enfant. La voisine, Miz Powell, dira que la grand-mère est mystique. Seule la grand-mère détient ses secrets. Pourtant, même à son contact, Haley et nous n'en apprendrons que peu. Sa langue se déliera une nuit, une seule. Et nous n'en savons pas assez au final. Nous ne savons quasiment rien, n'avons pas de réponses à nos interrogations à son sujet et n'en auront jamais.

    Cette mystérieuse grand-mère, qui semble être le point central du roman, n'apparaîtra pourtant qu'au troisième tiers du roman, ce qui correspond à la deuxième partie, soit à peu près vers la page 200 sur les 350 du livre. C'est loin. Très loin. Mais que raconte-t-on avant? Pas grand-chose. La rencontre d'Haley avec Miz Powell, Haley va nous parler de Franck, un voisin avec des problèmes mentaux mais qui est un ami très cher, et aussi d'Adam et de sa famille. Des personnages secondaires qui nous sont introduits et présentés.

    But me - well, you'd have to do worse than act crazy to scare me off.

    Miz Powell est elle aussi un personnage très intriguant. Les passages où elle est présente sont quelque peu plaisants et on en apprend beaucoup. J'avais du respect pour elle et l'appréciait. Jusqu'à la deuxième partie de l'histoire. Elle sortira un discours à Haley sur le passage à l'âge adulte, ce qui est l'essence même du livre. Pourtant, elle le fait en parlant de Lilith, une femme serpent, et son discours semble totalement fou. J'ai eu l'impression qu'elle avait perdu la raison à cet instant.

    À côté de ces personnages, l'histoire peut être qualifiée de tout un tas d'adjectifs. Notamment de "tordue". Haley, jeune fille de son village saine de corps et d'esprit, va devenir totalement folle. Hippie conviendrait peut être mieux. Elle va soudainement faire corps avec la nature, vivre dans les bois seule, se balader toute nue partout et parler aux arbres qui l'entourent. Psychologiquement, elle a de mon point de vue totalement perdu pied. Cette partie est folle au plus haut point. Le virage est trop important et je n'arrivais pas à croire ce que je lisais.

    If you spend enough time in the company of a tree, you can get to know it, just like a horse or a man or a dog.

    Le second adjectif qui conviendrait le mieux à cette histoire, c'est ennuyeuse. Je pense que le problème vient là du style de l'auteur. Haley a des émotions et le roman semble en avoir. Il y a tout de même un mort dans le lot. La mort d'un personnage dont on parle longuement. Haley elle-même en souffre. Lectrice, je n'ai rien ressenti. Pas de peine pour ce mort, ni de compassion pour la souffrance d'Haley. Seul l'ennui demeurait, toujours plus présent à mesure que les pages défilaient.

    Pour résumé le tout, The Adventures of Flash Jackson est très long à démarrer. L'écriture de l'auteur ne transmet aucune émotion au lecteur, qui finit par souffrir d'un terrible ennui.  Ce qui aurait pu être intéressant dans le roman est totalement évincé et, lorsqu'on bascule dans la seconde partie, plus rien ne va. La folie s'empare de l'héroïne, puis de sa voisine... J'ai été optimiste jusqu'au bout mais rien à faire. Quand c'est nul, c'est nul.

    Soyez rassuré, ce roman n'a pas été traduit en français.


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  • Anberlin - True Faith


     

     


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