• Bonnes fêtes de fin d'année !

     

    C'est la course comme pour chaque fin d'année. Entre Noël et le nouvel an, plusieurs jours et pourtant pas une minute pour réussir à récupérer d'une fête avant d'enchainer l'autre. Je profite donc d'un peu de temps libre pour vous souhaiter à tous de

    très bonnes fêtes de fin d'année :D

    Il n'y aura malheureusement pas de chronique ce weekend mais j'espère que j'aurais réussi à trouver le temps de lire pour le weekend suivant. Mais qu'importe ! Pour l'heure, je m'occupe simplement de m'amuser et me remplir la panse ^o^

    En plus j'ai tout plein d'idées pour la nouvelle année et hâte de m'y mettre !

    Je vous souhaite pour l'heure beaucoup de joie, d'amusements, de cadeaux... Profitez-en bien :)

    A bientôt !


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  • Le Magasin des Suicides

    De : Jean Teulé
    Editeur : Pocket

    Genre : Comédie

    "Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !"

     Je suis comme tout le monde : je possède des lacunes. J'ai pris la décision il y a de cela quelques temps déjà d'essayer de combler ces lacunes culturelles que je possède. Essayer. Parmi celle-ci se trouvait la méconnaissance de Jean Teulé qui pourtant n'est pas un inconnu. Pour preuve, il est l'auteur de quinze romans déjà ! Il est même tellement connu que ma bibliothèque possède deux ouvrages de lui ! C'est dire à quel point j'en avais entendu du bien.

    Pour ma première découverte de Jean Teulé, j'ai lu Le Magasin des Suicides. On pourrait dire que c'est une valeur sûre. Ce roman a été traduit dans plusieurs langues et bénéficie également d'une adaptation BD en plus d'une adaptation en film d'animation. Que d'engouement autour d'un titre ! Autant dire qu'il y en a pour tous les goûts. Que l'on soit plutôt images animées, images tout court ou plutôt texte brut, on trouve son bonheur. De quoi permettre à un très large public de découvrir cette fabuleuse histoire qu'est celle du Magasin des Suicides.

    - [...] On ne dit pas "au revoir" aux clients qui sortent de chez nous. On leur dit "adieu" puisqu'ils ne reviendront jamais.

    Comme l'indique le titre, il sera question de suicide. Un sujet assez délicat en soit. On ne se promène pas dans la rue en clamant à haute voix qu'on a prévu d'en finir avec la vie. Jean Teulé n'a pas pris un angle dramatique pour traiter la question mais une direction toute opposée : L'humour. Et au vu du sujet, nul doute qu'il s'agit là d'humour noir. Si vous êtes totalement réfractaire à ce type d'humour, je ne pense pas qu'il serait bon d'envisager la lecture de ce roman. Pour les autres, en revanche, sautez dessus ! Bien que ce soit de l'humour noir, ce n'est pas pour autant sordide, morbide ou malsain mais plutôt comme une bonne dose d'ironie et de dérision de la situation. Et il faut en avoir pour imaginer une telle famille !

    - Les statistiques de l'an dernier : un suicide toutes les quarante minutes, cent cinquante mille tentatives, douze mille morts. C'est énorme...
    - Oui, c'est énorme, le nombre de gens qui se loupent.

    La famille Tuvache tient depuis des générations ce fabuleux magasin des suicides. Il se transmet de génération en génération. C'est l'héritage. Et on ne fait pas que transmettre le magasin : C'est tout une philosophie qui est léguée. Le suicide, ils l'ont dans le sang. Ils rêvent tous de pouvoir mettre fin à leurs jours, ce qui leur est interdit puisque sinon plus personne ne serait là pour s'occuper du magasin. Les parents tiennent le magasin avec passion. Ils sont ravis de pouvoir trouver la façon de se suicider qui convienne à leurs clients. Et ils sont fiers ! Si fiers ! Si un client les invite à leur enterrement, c'est une joie immense ! Et puis, se suicider avec un article du magasin, c'est faire de la pub pour celui-ci, c'est bon pour le commerce.

    Ainsi, Madame Tuvache fait très attention à ses clients, tout autant que son mari. Ils éduquent leur enfant dans cette même philosophie. Cela commence par leurs prénoms, qui n'ont pas été choisi au hasard. Puis, en grandissant, on leur apprend la noirceur de la vie. Les dessins à l'école sont lugubres et la mère est ravie. La fille prend l'adjectif "jolie" comme une insulte. Elle est moche et ça lui plait ! Le fils, de son côté, est le créatif de la famille qui imagine de nouveaux moyens de mettre fin à ses jours.

    Allez, fais des cauchemars, ce sera plus intelligent.

    Cette famille respirant le désespoir et la désolation de la vie a pourtant un problème majeur : Alan, le petit dernier. Bien qu'élevé dans une atmosphère et avec des valeurs aussi funestes que ses frères et soeurs, Alan est empli d'une explosante joie de vivre. Ses parents ne se laissent pourtant pas démonter et tentent tant bien que mal de faire intégrer leurs valeurs à ce fils têtu. Sauf que la présence de ce joyeux trublion semble faire opérer quelque changement autour de lui : Et si la joie était contagieuse?

    - Ah, celui-là, avec son optimisme, il ferait fleurir un désert...

    L'histoire peut conquérir par son humour, son sujet qui fait réfléchir et donnerait envie d'être heureux tout comme par le style d'écriture de son auteur. Le format du Magasin des Suicides est tel qu'il se lit d'une seule traite. Il est composé de nombreux chapitres courts. Quelques pages à chaque fois. Chaque chapitre représente une scène. Il se passe quelque chose systématiquement. Les longues descriptions n'existent pas. C'est concis, directement à l'essentiel. De la même façon, on ne s'arrête jamais longuement sur un personnage pour étaler ses états d'âme ou ses réflexions. Tout est dit sans s'étaler. Je pense que ces choses sont dû au fait qu'il ait travaillé dans la BD et que ce format n'autorise pas vraiment ce genre d'étalage de texte "inutile" (si je puis dire pour le cas présent). Le récit ne comporte pas de lourdeurs de ce type et il est constamment en mouvement.

    Quant, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : "les habitants de la Suisse."

    Ce qui peut par contre embêter un peu le lecteur, c'est l'effet "balance" comme je l'appelle. Au début, la famille ne jure que par le désespoir et va inévitablement changer à cause d'Alan. En contrepartie, l'humour va évoluer aussi. Il est très présent au début quand la famille campe sur ses positions. C'est à ce moment que l'absurde peut le plus avoir lieu. Et ça va s'effacer peu à peu. Malheureusement. J'aurais aimé avoir de l'humour noir jusqu'au bout. Je me rends cependant compte qu'avec le chemin que prend l'histoire, il était difficile de garder la même dose jusqu'au bout.

    Mais tout ceci n'est que du détail voyons ! Ca n'enlève en rien le plaisir de cette lecture qu'on dévore en une bouchée et dont on redemande ensuite. J'ai vraiment hâte de lire un autre titre de l'auteur.


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  • Passeport pour le Groenland

    Passeport pour le Groenland : journal d'un chercheur de coincoins

    De : Sébastien Laurier
    Editeur : Elytis

    Genre : Voyage

    "Je suis un chercheur de coincoins"

     

    Je ne suis ni un aventurier, ni un explorateur, ni un businessman, ni un promeneur. Je veux juste marcher et observer. Je suis un chercheur de coincoins.

    Habituellement, je n'emprunte pas de romans à la médiathèque, parce que j'ai tendance à être longue à la lecture, à moins que l'histoire ne me passionne véritablement. Mais ce titre échappa à mes habitudes. Il a réussi à se frayer un chemin jusque chez moi, armé de son courage et de ses promesses de voyage. Ce qui m'a fait changer d'avis, surtout, c'est sa taille compacte et le peu de lecture qu'il contenait véritablement. Il avait toutes les qualités pour finir dans mon sac. Et moi qui suis avide de voyage et d'évasion vers de nouvelles terres, j'étais bien curieuse quant à lire un carnet de voyage, d'autant plus sur le Groenland, une ile qui n'est pas la destination première de tout vacancier, ou voyageur. Franchement, vous vous êtes déjà dit "Tiens, je partirai bien faire un trip au Groenland cette année !". Sébastien Laurier oui.

    Il découvre un jour un projet de la NASA. Ce dernier impliquait des canards en plastique jaune, comme ceux que l'on trouve parfois dans le bain des enfants. La NASA a lâché plusieurs coincoins dans les glaciers du Groenland pour mesurer la fonte de ceux-ci. Seulement, aucun coincoin n'a jamais été retrouvé. Sébastien, curieux et voyageur, partit donc à leur recherche.

    Une quête n'est ni une compète ni une conquête. Dans conquête, il y a deux mots : con et quête. La conquête, c'est la quête con. Dans le mot compète, il y a con et pète. La compète, c'est un peu con mais c'est quand même rigolo.

    Notre aventurier surnomme les petits canards en plastique des coincoins. Un terme mignon, enfantin et drôle. De quoi mettre également le lecteur plus à l’aise, l'impliquer davantage, le rendre plus familier avec sa quête et lui-même. On se sent comme ami avec Sébastien lorsqu'il utilise des termes aussi familiers.

    En même temps, c'est un carnet de voyage. Une sorte de journal intime qui ne parle que du voyage mené. Il est donc normal que le ton employé soit familier. Qui s'amuse à faire de grandes phrases, mettre des "vous" et bien écrire dans un journal? Comme si c'était notre préoccupation première au moment de l'écriture !

    Dérisoire bout de plastique au fond d'une poche, coincoin n'en est pas moins mon compagnon et je me sens responsable de lui.

    Par contre, à des moments j'aurais préféré que Sébastien prenne un peu plus le temps d'écrire. Je ne souhaite pas en avoir plus que le livre qu'il a écrit déjà, juste que par moment, un petit mot en plus n'aurait pas fait de mal. Je pense principalement aux pronoms personnels, surtout ceux en début de phrase. Très souvent, il est sauté. Par exemple, on a plus "Je n'ai pas fait..." mais directement "ai pas fait". C'est minime, je l'accorde. Mais sur l'ensemble du livre, par moment, ça manque cruellement, alors qu'à d'autres, ça passe.

    Comme un canard en plastique, les choses peuvent me glisser dessus sans m'atteindre.

    Ce que j'ai par contre grandement apprécié dans ses écrits, c'est qu'il a totalement évité le passage de déprime. Déprime du temps, le moral dans les chaussettes à force de ne rien trouver, être découragé... Et surtout lorsqu'il commence à se rendre compte des maux des habitants vivants ici, de ce qui ne va pas dans la ville. Quand on commence à passer un peu de temps au même endroit, on finit par se rendre doucement compte de la réalité. C'est une bonne chose de réaliser les choses. Mais le carnet de voyage de Sébastien ne s'y prêtait pas. L'idée était d'en faire une aventure drôle, pas d'y mettre de la compassion ou d'y décrire sa tristesse temporaire. Là-dessus, c'est une très grande réussite.

    Comme les neiges, nos rêves ont fondu. Mais les neiges reviennent. Pourquoi pas nos rêves?

    La mise en page "carnet de voyage" est quant à elle exceptionnelle. C'est beau ! Si beau qu'on s'y croirait. Le fond de page est le papier d'un passeport. On voyage déjà à peine le livre ouvert. On y trouve en plus de très nombreuses illustrations qui achèvent de nous transporter. Le tout colle parfaitement avec le fait que Sébastien ne s'étale pas dans son carnet (contrairement à moi). Il ne relate que des faits et arrive à être concis, ce qui accentue davantage cette idée de voyage, comme s'il n'avait pas véritablement le temps d'écrire à chaque fois tant il avait à faire.

    Tous les enfants reçoivent une poche de bonbons. Pas moi. C'est trop injuste.

    Revenons-en à une chose importante : Les coincoins. C'est une idée folle. Folle et tellement fun que j'aurais eu la même réaction que les gens qu'il a rencontré au Groenland. La quête des coincoins est tellement incongrue qu'on a envie de le suivre immédiatement, suivant notre instinct de chasseur de trésors.

    Arrivée à la fin, je suis restée perplexe. D'un côté, j'ai regretté que ce n'ait pas été romancé pour avoir un peu plus d'aventures et de coincoins. D'un autre, j'apprécie vraiment le côté véritable de ce qu'il raconte. C'est ainsi que ça s’est passé et pas autrement. Il n'a pas cherché à en rajouter juste pour que des gens soient satisfaits. Mais là, ce n'est que moi qui n'arrive pas à me décider.

    Quoiqu'il en soit, Sébastien m'aura fait voyager dans un pays gelé où je n'aurais jamais pensé mettre les pieds auparavant. Et en plus, j'ai terriblement eu l'envie de partir à la chasse aux coincoins.


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  • Vampire T1

    Vampire T1

    De : Yuki Takahashi
    Editeur : Tonkam
    2 volumes (terminé)

    Genre : Fantastique
    Suite : Vampire T2

    "Quelque chose... est entré en moi. Quelque chose... de monstrueux."

    Les vampires, quelles créatures fascinantes. Je pense que nous ne nous lasserons jamais de ces créatures humanoïdes assoiffée de sang. Elles traversent les siècles et leurs histoires avec eux. Bien que Twilight soit passé par là, j'apprécie toujours autant les histoires de vampires et en savoir plus sur ces créatures, que les caractéristiques qu'on leur attribue soient scientifiques ou totalement inventées par l'auteur. Tant que ça tient la route comme explications, ça me va. Venons en tout de même à ce qui nous intéresse aujourd'hui : Vampire !

    Au XVe siècle, Vlad Tepes, tyan démoniaque, règne sur la Valachie. Alors que son fils Lanzar naît, un bébé est trouvé aux portes du château. Vlad lui donnera pour nom Aleste et l'élèvera avec son fils. Au cours de leur onzième année, le château est attaqué par l'armée de l'empire Ottoman. Les deux enfants fuient le château et trouvent refuge dans une grotte où ils perçoivent des voix de varcolaci...

    Vampire T1

    Varcolaci n'est pas un terme qu'on entend tous les jours. Explications : Il s'agit du pluriel de varcolac, vrykolakas en français. Les varcolaci sont des créatures très particulières qu'on associe chez nous aux vampires. En réalité elles ne boivent pas de sens et semblent pourvus de poils ou fourrure. Un peu à la manière d'un loup garou. Je ne connaissais pas ces créatures particulières. Elles font partie du folklore grec, dont j'ignore tout. Je les trouve très intrigante et espére en savoir davantage à leur sujet. Dans ce manga, il faudra simplement comprendre "vampire" lorsque varcolac est écrit. Pas besoin de s'embêter plus que ça.

    Si vous avez une très bonne culture, vous noterez également le nom Vlad Tepes. Cet empereur roumain a réellement existé au XV siècle et régnait sur la Valachie comme le fait savoir le manga. Mais ce n'est pas tout ! Ce personnage historique a été source d'inspiration pour Bram Stoker, l'homme qui imagina Dracula. Pas de surprises donc de voir le nom de Dracula apparaître dans le manga !

    Après la culture, passons à l'histoire. J'ai été surprise de découvrir non pas une histoire divisée en plusieurs chapitres mais plusieurs histoires dont le seul lien est le vampire présent, le même dans chaque histoire. C'est tout. On traverse le temps, les époques, on rencontre des personnages à chaque scène pour les quitter lors de la prochaine. Ca m'a beaucoup déçue comme découpage. Je pensais avoir plus de continuité par rapport à l'histoire de Vlad et ses fils, ou la façon dont le statut de vampire est vécu. C'est coupé net pour passer aux petites histoires dans lesquelles on apprend finalement rien de plus sur notre vampire.

    À côté, il y a ces dessins. J'ai parfois eu du mal à bien discerner les différents éléments, notamment lors de la première morsure. Celle qui engendrera tout ! Le trait correspond néanmoins parfaitement à l'histoire est nous est servie. Les dessins sont profonds, sombres, intenses... tout autant que le manga et le vampire.

    Au final, je regrette donc un sérieux manque de scénario. Les dessins sont là, Dracula est une source d'inspiration inépuisable et en plus on en apprend plus historiquement parlant. Dommage que la trame soit inexistante passé le moment où le vampire naît.


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  • American Authors - Best Day Of My Life


     

     


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