• QQ Sweeper

    QQ Sweeper
    De : Kyousuke Motomi

    2015 - Kazé
    3 vol. (terminé)

    Du même auteur :

    Dengeki Daisy

    Resumé

    Fumi est une jeune lycéenne sans le sou qui rêve d’épouser un homme riche. À peine arrivée dans sa nouvelle école, elle fait la connaissance du beau mais sadique Kyûtarô. Mais voilà qu’un soir, dans l’ancien bâtiment qu’on raconte hanté, elle devient le témoin de phénomènes étranges impliquant le jeune homme. Quand les sentiments négatifs s’amassent dans le cœur d’une personne, ils attirent la vermine qui s’en nourrit. Et avant que les parasites affectent leur esprit et le détruisent, Kyûtaro intervient pour le débarrasser de ses impuretés. En réalité, le jeune homme est un « nettoyeur d’âmes ». Mais il semblerait que Fumi cache elle aussi un secret !


    Avis

    Ayant adoré Dengeki Daisy, été sous le charme de Beast Master, je débutai la lecture de QQ Sweeper, du même auteur, avec un avis totalement biaisé. Et j'en suis heureuse !

    L'une des pensées qui peut traverser l'esprit à lire plusieurs titres d'un auteur, c'est que tel personnage ressemble à untel d'une autre série. Sans mentir, Kyû m'a fait penser à Kurosaki de Dengeki Daisy. À première vue seulement. Dès que j'ai découvert son caractère, j'ai compris que l'association s'arrêtait et je n'ai plus pensé à Kurosaki de toute la série.

    QQ Sweeper

    Ce point-là m'a beaucoup plu. En dehors de cette rapide pensée à la couverture, aucun autre personnage à aucun moment ne m'en a évoqué un autre d'une série annexe. Et ça, c'est très agréable. J'apprécie grandement ne pas avoir l'impression d'avoir des copier-coller de personnages d'un récit à un autre où seuls les noms auraient changés.

    Motomi ne me charme pas uniquement par ses dessins que j'aime retrouver. Je raffole de son sens de l'humour, notamment sa manie à casser les scènes romantiques. Elle ne fait pas dans l'enchaînement de gags et je n'aurais pas tendance à qualifier ses scènes comiques de "gags". Un humour un peu stupide qui ne se prend pas au sérieux et n'est pas lourd sans partir dans l'absurde.

    QQ Sweeper

    À côté du côté drôle que je retrouve dans ses titres, j'ai aussi droit à une sacré dose d'émotions. Je m'amuse un instant et peux me retrouver à pleurer un chapitre plus loin. Il est merveilleux d'être autant affecté car cela signifie que le récit m'a faite entrer dans son univers.

    Bien que ce soit un shojo, QQ Sweeper, comme les autres titres, ne fait pas dans le shojo neuneu. Les filles qui ne savent pas ce qu'elles veulent n'ont pas leur place, de même que toute la tambouille trop romantique de tous les shojos. Pas de questionnements à tourner en rond, de "je n'ose rien dire", de "je ne comprends pas ce que je ressens", "qu'est-ce que je vais porter?"...

    Fumi va poser les bases tout de suite : son but est d'épouser un homme riche, en respectant ses principes, comme le fait de ne pas viser un homme déjà pris.

    QQ Sweeper

    Elle est humaine dans ses réactions. Elle va pleurer. Plusieurs fois. Aucunement pour des raisons de sentiments amoureux en revanche. La vie, parfois, nous amène dans des situations qui nous rendent triste. Fumi aussi.

    Kyû occupe tout autant de place dans l'histoire et pas à travers les yeux de Fumi. Le narrateur n'est pas uniquement un des deux personnages. Les deux ont leur place. J'ai succombé à Kyû qui n'est pas le garçon mystérieux et ténébreux que présentent bon nombre de romances. Il n'est pas populaire non plus, ni un voyou bagarreur. Il est "normal".

    Sa sensibilité m'a faite fondre. Sa façade neutre cache un grand coeur à peine dissimulé dans ses actes et ses paroles.

    QQ Sweeper

    Il ne manquait à ce cocktail qu'un brin de magie pour que QQ Sweeper m'enchante littéralement. L'histoire ne se concentre pas dans des tranches de vie lycéennes. Le ménage est au centre de tout.

    Motomi va parler nettoyage avec quelques conseils glissés par moments. Qui aurait cru qu'un manga ferait l'apogée du ménage? D'autant plus qu'un sens a été donné à cette tâche ingrate de notre quotidien.

    À travers ces histoires de ménage se cache toute une exploitation de la conscience humaine et de son inconscient. Pas mise au second plan, ce thème est explicitement abordé lorsque Fumi et Kyû passent la porte donnant dans le domaine de l'inconscient.

    QQ Sweeper

    Pour ceux qui auraient lu Dengeki Daisy, l'auteur s'est amusé à faire quelques clins d'oeil dans QQ Sweeper. Ils ne sont pas cachés. Elle les évoque dans ses encadrés de bavardages libres. J'ai apprécié avoir un petit lien avec un titre pour lequel j'ai eu un coup de coeur.

    Je n'ai que des choses bien à dire sur QQ Sweeper. Seules de bonnes pensées échappent de mon cerveau tant la série m'a plu sur tous les points. En plus, la série va se poursuivre là où elle s'est arrêtée sous un autre nom : Queen's Quality, prévue pour juillet en France.


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  • Obaka-chan T2 à 7

    Obaka-chan T2 à 7
    De : Sato Zakuri

    2011 - Tonkam
    7 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Obaka-chan T1

    Resumé

    Si dans le domaine de la bagarre elle en connaît un rayon, en amour, c'est tout le contraire. Voici le deuxième tome de la quête cupidonesque de Neiro ! Miraculeusement, cette dernière parvient à sortir avec Shin, le prince de "la classe des bons éléments", mais cela ne dure pas et lorsqu'elle apprend la raison de leur courte idylle, elle est atterrée ! Un incident se produit alors au beau milieu de la soirée déguisée de Noël !


    Avis

    Ici, je vais commencer à parler tout de suite du tome 2. Le premier volume a sa propre chronique et je déconseille de poursuivre s'il n'est pas lu. A vos risques et périls !

    Obaka-chan T2 à 7

    Cette fois, le triangle amoureux s'est bel et bien instauré ! Tokio ou Shin? Shin ou Tokio? Quel choix. C'est étrange comme le choix paraît toujours difficile, vous ne trouvez pas?

    Comme toute fille de shojo, Neiro ne saura pas sur quel pied danser pendant un temps. C'est normal ai-je envie de dire. Ça fait partie du jeu, de la structure propre aux shojos.

    Neiro ne m'aura pas embêté là-dessus. Elle parviendra à faire son choix sans faire la girouette. Son comportement commencera à me titiller lorsque d'autres phases classiques de shojos vont faire leur apparition : Le premier baiser, passer la nuit ensemble...

    Obaka-chan T2 à 7

    En parlant de nuit ensemble ! Ça m'a frappé lors de la lecture, comme si je venais à peine de réaliser quelque chose que j'avais eu sous les yeux depuis toujours : C'est impressionnant comme deux lycéens partent facilement en vacances quelques part, pas souvent d'accords de parents, pas de question d'argent, pas de problème d'âge légal pour réserver et séjourner... C'était la petite parenthèse du jour.

    Neiro conserve malgré tout son caractère de fille qui réfléchit peu avant de parler ou d'agir, ce qui permet de passer ces moments délicats.

    Tokio reste fidèle à lui-même, semblable à Neiro et le côté sadique de Shin fera de moins en moins surface. Nijika, en bonne conseillère, mettra dans la tête de Neiro les conseils qui font venir les situations classiques et d'autres personnages secondaires vont arriver.

    Obaka-chan T2 à 7

    Finalement, c'est ainsi qu'il faut voir Obaka-chan : comme une romance qu'il ne faut pas prendre au sérieux. L'histoire d'amour et les sentiments sont là, le reste peut partir dans n'importe quelle direction à tout moment. Au point même que Neiro se retrouvera coursée par un hippopotame. C'est dire.

    Je conserve toujours un très bon souvenir du premier tome qui m'aurait fait rire même lors de la relecture. La suite contient des aspects plus classiques et un humour trop ridicule qui ne fait pas forcément mouche.


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  • Gui

    Gui

    Gui
    De : Orebalgum et Kim Young Oh

    2011 - Booken
    5 vol. (terminé)

    Resumé

    Mousang a une quête... Il doit trouver et tuer tous les "Ihmé Mang Liang" qui existent. Il est déterminé et ne laissera rien se mettre en travers de son chemin, surtout pas les assassins toujours plus cruels qui le pourchassent.


    Avis

    Mes yeux avaient été attirés par les couvertures de cette série pour une raison bien précise : J'y trouvais de la ressemblance avec le Nouvel Angyo Onshi. Le feuilletant rapidement, mon coeur en avait la certitude : une analogie dans les dessins existe.

    Pas étonnant, dès lors, de savoir que je n'ai fait qu'une bouchée des 5 petits tomes. Un après-midi, c'est tout ce qu'il m'a fallu. J'ai pourtant pris un peu de temps, à la fin de chaque tome, me posant quelques instants sans attraper immédiatement la suite.

    Gui

    J'ai apprécié l'amorce, le genre de celles dans lesquelles un personnage inconnu et sombre est dans un coin et personne ne sait rien sur lui. Il ne se présente pas. Il parle peu. Il est un homme d'action, un homme qui tend à agir plutôt que parler. Sa quête lui convient donc à merveille puisqu'elle ne consiste absolument pas en des joutes verbales mais des combats incessants.

    Il doit tuer les Ihmé Mang Liang, ou les "Gui" (signifiant "Démon" ou "Fantôme") comme ils peuvent être appelés. D'où lui vient cette quête? Pourquoi vouloir les tuer? Et qui sont-ils? Les interrogations sont nombreuses d'entrée de jeu.

    Les réponses vont venir peu à peu, jusqu'au dernier tome.

    Gui

    La série se place dans une époque semblable au Nouvel Angyo Onshi. Pas de machines, pas d'industrie, un Empereur qui gouverne et des bandits de ça, de-là. J'affectionne les histoires se déroulant dans ce passé là. J'affectionne par conséquent Gui. Et ce n'est pas l'unique raison.

    L'intrigue même joue pour beaucoup. Les éléments distillés au fur et à mesure permettent de créer une compréhension et même d'anticiper un peu la fin. Les révélations finales ne m'ont pas été d'une grande surprise. Je l'avais senti avant. J'ai déjà eu affaire à des histoires de ce genre. Néanmoins, elle est très bien menée. Je chéris les scénarios de ce type, qui débutent simplement avec quantités de mystères, qui semblent les éclaircir alors qu'en fait une couche épaisse les recouvre encore.

    Ajoutez à cela notre personnage aux abords antipathique, peu bavard, mystérieux et obnubilé par sa quête. L'arrivée de Yeo Sanhoa va apporter un brin de légèreté et gaieté à l'histoire sans pour autant la changer de ton.

    Gui

    Je vais conserver un très bon souvenir de Gui. Je me rends compte à quel point je manque de titres de ce genre dans ma collection alors que je les apprécie au plus haut point.

    Ce fut une très bonne lecture, pleine d'action avec une intrigue bien ficelée sans être des plus originales. Un petit bémol pour l'éditeur qui a laissé échapper des coquilles. En dehors de ça, j'ai bien envie de faire de ce titre un de mes coups de coeur


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  • Fairy Cube

    Fairy Cube
    De : Kaori Yuki

    2007 - Tonkam
    3 vol. (terminé)

     Du même auteur : 

    Angel Sanctuary T1 à 5

    Resumé

    Ian, surnommé "le mytho" a le don étrange de voir des choses bizarres, notamment son double Tokagé. Un jour, il est témoin d'un "meurtre de fées", fait divers qui agite le monde entier. En parallèle, un mystérieux individu appelé Kaito récupère un cube. Que renferme-t-il donc?


    Avis

    Fairy Cube est le premier titre de Kaori Yuki que je lis en entier. Ce n'était pas très difficile, il n'y a que trois volumes. Je pars sur des bases neuves et ne pourrait donc pas comparer ou situer ce titre au milieu de ses autres séries.

    Fairy Cube nous parlera, comme son nom l'indique, de fées. J'ai retrouvé dans l'image dépeint la même que celle décrite par Feist dans son roman Faeries. Les fées ne sont pas forcément des êtres mignons, adorables et profondément gentils comme j'ai pu le croire en grandissant bercée par Disney. Les fées malsaines existent bel et bien et Fairy Cube vous en montrera.

    Fairy Cube

    L'histoire va d'ailleurs être plutôt sombre par bien des aspects, que ce soit dans ce qui se passe ou ce qui s'est passé et nous est relaté. Les personnages n'ont pas tous des vies tranquilles et je ne fais pas référence là à une maltraitance à l'école. Les histoires sont encore plus dures.

    Pour autant, le récit ne sera pas déprimant et les personnages tristes au possible. Ils savent ce qui se déroule dans leur vie et font avec.

    J'ai beaucoup apprécié ce mélange entre réalité et monde des fées. Ian, perçu comme un menteur par tous pour croire en l'existence des fées, est celui par lequel le lecteur pourra découvrir cet univers invisible à la majorité des autres humains.

    Fairy Cube

    En revanche, j'ai été beaucoup moins séduite par la tournure que prenait l'intrigue. Certes il y a des mauvaises fées, dès le début on y fera face, pour autant, ils n'étaient pas obligé d'avoir un objectif aussi basique. La façon dont c'est amené, traité et ce qui est mis en place pour y parvenir est tout aussi bateau que le but en lui-même.

    À côté, les révélations qui sont faites, les petits flash-backs qui permettent d'en apprendre plus, donnent de la vie au récit, le mouvemente.

    Globalement, mon avis reste moyennement bon. Pas entièrement convaincue, notamment à cause de l'objectif des grands méchants de l'histoire, je garde en tête cette fantasy sombre bien menée pour le reste.


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  • Trace

    Trace
    De : Go Yeong-Hun

    2007
    (terminé)

    Resumé

    Voilà maintenant trente ans que sont apparus les Troubles, trente ans qu'ils attaquent sans pitié les humains. Nul ne sait d'où ils viennent, nul ne sait pourquoi ils sont là, mais chacun sait qu'ils sont extrêmement dangereux. Avec l'arrivée des Troubles, certains humains ont commencé à développer des pouvoirs hors du commun. Ces humains sont appelés les Traces. Ils sont les seuls à pouvoir rivaliser avec les Troubles, et protègent l'humanité. Mais avec le temps, les humains normaux ont cessé de les considérer comme les leurs, ont cessé de leur faire confiance. Les Traces sont vus comme des monstres, au même titre que les Troubles. Certains dérapent, commencent à utiliser leurs pouvoirs indifféremment contre Troubles et humains...


    Avis

    Trace, ça avait l'air génial. Un résumé avec du fantastique comme je les aime ainsi que de l'action. Le tout couplé à une bonne note sur MyAnimeList et la recommandation d'un ami. Effectivement, Trace, ça avait l'air génial.

    Trace

    Je me suis rendue compte dès la première page que ce n'est pas un manga. Je n'avais pas des pages à proprement parlé. C'est un webcomic coréen. Le format fait penser à ces vieilles bobines sur lesquelles se trouvaient les films dans les cinémas. Les yeux ne se baladent pas partout sur l'écran, on se contente de descendre. Ajoutons à cela une série tout en couleur et je sors définitivement de mes habitude.

    Les dessins m'ont perturbé pendant un long moment. Les couleurs, on s'y fait vite. Le trait particulier d'un auteur, c'est une autre question. Il m'a fallu brasser des chapitres avant que je ne tique plus sur les cheveux de Jin ou les visages selon cases. Il en va de même pour la reprise d'un même dessin, parfois à l'identique, parfois en modifiant quelques détails, qui au début me procurait un étrange sentiment.

    Trace

    Mais tout ça, passé un certain stade, on s'y fait, on s'y adapte et tout roule. Même s'il vous faut avoir avalé les 3/4 de la série.

    Il y a tout de même un très gros point fort, en dehors de la couleur, ce sont les scènes de combats. Je n'ai jamais été perdue dans l'action, les images sont claires rendant les mouvements fluides sous nos yeux.

    Et que dire de cette histoire? Qu'elle est longue. Très longue.

    La mise en place prend du temps. Plusieurs personnages nous sont introduits individuellement, nous racontant à chacun leur histoire. Donc on passe 20 chapitres avec le premier, 34 avec le second et 28 pour le troisième. Ce n'est pas dénué d'intérêt. Mais c'est long. Le "présent" (à partir du moment où tout se relie) n'avance pas et tarde à venir. Ce n'est pas comme s'il y avait 5 chapitres pour chacun...

    Trace

    J'ai voulu abandonner la lecture durant ce temps, craignant d'enchaîner personnage sur personnage. Après le troisième, l'histoire reprend son cours et je me suis régalé. C'est là que ça commence véritablement. Pour autant, on ne peut pas simplement sauter les quelques dizaines de premiers chapitres. On y fera référence par la suite et, même sans ça, ils nous permettent de comprendre chacun des personnages.

    Le reste vaut le coup. Indéniablement. Mais est-ce que ça vaut le coup au point de risquer de décrocher avant? Non.

    Trace

    Je garde un bon souvenir de cette lecture et de ces personnages, même si la fin laisse un léger goût amer dans la bouche. Les combats étaient bons, l'action ne manque pas, le tout dans un complot énorme du gouvernement qui manipule la masse et tente de détruire les détenteurs de vérité. Rajoutez des pouvoirs spéciaux à plusieurs protagonistes et tout prend une tout autre dimension.


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