• Black Bird

    Black Bird
    De : Kanoko Sakurakouji

    2010 - Pika
    18 vol. (terminé)

    Shojo - Fantasy

     

    Grand merci à liame !

    "Un jour, je reviendrai te chercher"...
    Parce que c'est ce que tu m'as promis, j'ai toujours attendu ce moment, accompagné de la tiédeur de tes bras... mais quand tu t'es présenté devant moi, tu portais des ailes noires et tu es apparu sous ta forme de démon... Es-tu revenu pour dévorer ma chair ou pour emprisonner mon coeur?


    Depuis toute petite, Misao voit des démons, des esprits, ces choses pas forcément gentilles que tout autre personne normale ne perçoit pas. Pour ne rien arranger, il s'avère qu'elle est la "Senka", ce qui fait d'elle la cible privilégiée de toutes ces créatures. Les choses sont relativement simples : Si on boit son sang, notre vie rallonge ; si on mange sa chair, la vie éternelle nous appartient ; et si on lui fait un enfant, on assure la prospérité de tout notre clan.

    Black Bird

    Dans ces conditions, Misao va se retrouver dans le flou. Alors qu'elle retrouve celui qui fut son ami d'enfance et son premier amour, elle ne peut s'empêcher de se questionner, étant donné qu'il est un démon. Ses questions ont lieu d'être. Qui ne se demanderait pas pourquoi un démon nous approche quand on sait qu'on est la Senka? Il est forcément question d'intérêt là-dessous.

    D'un autre côté, des questions que Misao se posent n'ont pas lieu d'être tant Kyo lui fait savoir la/les réponse/s de toutes les manières possibles. Ainsi, au deuxième volume, je me suis dit que si Misao continuait à se torturer l'esprit par la suite, l'histoire allait vraiment être lassante.

    Black BirdMisao arrêtera avec ses questions bêtes à ce moment et acceptera simplement Kyo. Mais on est dans une histoire de fantasy, des épreuves attendent encore nos deux jeunes gens, car tout le monde veut la Senka pour soi.

    Est-ce pour autant que Misao n'aura de cesse de se faire enlever par le premier démon qui passe pour attendre que son prince charment vienne la sauver? Non. Kyo protège Misao constamment, la gardant son surveillance à l'aide de ses vassaux.

    Comme on pouvait s'y attendre en revanche, Misao est assez faible. À un moment de l'histoire, elle m'a vraiment surprise. Elle a affronté la situation, elle a fait face au danger et a combattu. Une fois. Je pensais qu'à partir de là, elle serait davantage en position de force face à des ennemis, au moins parfois. Mais non. Elle reste une jeune fille qui doit être protégée, qui est très gentille mais pas vraiment capable de se défendre toute seule.

    Pour couronner le tout, elle passe une bonne partie de son temps à pleurer. Sur toutes les couvertures où elle apparaît, elle pleure ou a les larmes aux yeux. Dans chaque volume, elle a le droit à sa crise de larmes. L'auteure a bien avoué adorer dessiner des pleurs mais quand même.

    Pour autant, à aucun moment je n'ai eu l'idée de l'associer à l'adjectif "pleurnicheuse". Souvent elle a ses raisons (parfois futiles, bien sûr) mais ce n'est généralement pas pour rien. Il faut dire que sa vie se retrouve totalement chamboulée une fois qu'elle a fait un pas vers le démon Kyo.

    Black BirdCar Kyo ouvre la porte sur tout un monde de démons. Un monde dans lequel tous les démons sont beaux (il faut bien attirer les humains). On découvre surtout les vassaux de Kyo, des personnages ayant chacun leur histoire, toutes relatées au cours des volumes, permettant de s'attacher à eux. Pour le bonheur des dames, il n'y a que des garçons parmi sa garde, dont trois enfants à croquer.

    La vie ne sera pas rose pour autant, même si tous sont charmants. Chacun des choix fait entraine des conséquences. Misao va en saisir l'ampleur au fur et à mesure du temps qui s'écoule en compagnie de Kyo. Il ne s'agira pas pour elle uniquement de faire les "bons" choix à partir de cet instant, mais surtout de faire face à l'impact des choix passés, qui ont été fait, que ce soit par elle ou par les autres personnages.

    En fin de compte, je me suis beaucoup plu à suivre Black Bird, surtout pour son côté fantasy. Les évènements ont tendance à s'enchaîner tout autant que les problèmes, l'auteur prenant quand même soin de laisser quelques instants plus calmes durant lesquels les personnages peuvent souffler, se chamailler ou profiter d'être ensemble. J'ai eu du mal à dire au revoir à la série à la fin, comme si je la quittais trop vite.

     


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  • Trop jeune pour moi ?!

    Trop jeune pour moi?!
    De : Aya Oda

    2011 - Soleil
    2 vol. (terminé)

    Shojo

     

    Merci à liame pour la série !

    Victime du mauvais contexte économique, Tamako se retrouve embauchée dans une agence de nettoyage : Smile Maid ! Le seul problème, c'est qu'elle risque le renvoi instantané si elle fricote avec les clients de la boîte, et justement le fils de la maison dont elle est en charge ne lui laisse pas de répit.
    Bien que Uehara Yû ne soit encore qu'un lycéen préparant ses examens, Tamako ne peut s'empêcher d'avoir le coeur qui bat à son contact...


    Comme on peut le deviner avec le titre, il va être question de différence d'âge entre deux personnages amoureux l'un de l'autre. La fille est plus âgé (de quelques années) que le garçon. Un sujet que je n'ai pas eu l'occasion de voir souvent traité dans les mangas. Ou alors en sens inverse, notamment avec un "professeur". J'apprécie d'autant plus qu'Aya Oda n'ait pas choisi comme contexte une école et la relation entre une professeure et son élève.

    Trop jeune pour moi ?!Tamako, le personnage principal, est une femme de ménage ! Dur dur de trouver un emploi de nos jours. Pour ne pas se faire renvoyer, il faut bien faire son travail et surtout ne pas flirter avec le client. Mais comment faire quand c'est le fils de votre cliente qui vous fait des avances?

    Une situation quelque peu délicate pour Tamako qui n'est pas indifférente à Yû. Un amour partagé qui doit faire face à deux problèmes : la différence d'âge et le boulot de Tamako (qu'elle ne se fasse pas virer, la pauvre).

    Yû est le personnage qui va tout faire bouger et avancer. Il a beau être jeune, il est amoureux et a décidé de ne pas renoncer à Tamako quoiqu'elle en dise. Et qu'importe si elle le traite de gamin. Son entêtement va finir par porter ses fruits.

    Seulement, la différence d'âge se fait malgré tout sentir. Ils ne pensent pas de la même manière par rapport au futur, aux études, au boulot... Et c'est un peu problématique. J'ai trouvé que c'était très proche de la réalité comme rapports, très vrai.

    Le personnage qui va devoir évoluer dans l’histoire n’est pas celui qu’on aurait pu croire. Ce ne fut pas tant que ça à Yû de grandir. Il a parfois des comportements de gamin, oui. Mais il réfléchit un minimum lorsque ça concerne son avenir et notamment son université. C’est surtout Tamako qui aura besoin d’évoluer. Elle devra d’abord accepter cette relation, puis ne plus la garder secrète.

    Un thème peu traité de cette façon pour un récit agréable avec beaucoup de réalité.

     


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  • Merci à liame pour la série !
    Lu pour le Défi T1

    Runway of Lovers

    Runway of Lovers T1

    De : Yuka Shibano
    Editeur : Soleil
    3 volumes (terminé)

    Type : shojo
    Genre : Tranche de vie

    Yui Niizato est la top model la plus charismatique et la plus en vue du pays. C'est alors que débarque une jeune recrue repérée à la campagne, Aki Yanagida. Entre Aki qui ne jure que par Yui et Yui qui tente de conserver son flegme habituel... amies peut être, mais surtout les plus grandes rivales.
    Le monde de la mode est fait de combats acharnés en coulisses !
    Les deux filles ont beau être les parfaits opposés, elles finissent par devenir amies. Yui commence alors à sentir que son travail et son copain peuvent être chamboulés en voyant à quelle allure Aki progresse !, Voici le premier volume d'une lutte intense entre deux filles lancées sur les rails !

    J'étais assez emballée par Runway of Lovers après les premières pages. Le dessin était agréable, Yui me plaisait, le monde de la mode est mieux qu'une histoire dans une école.... Je débutais bien et j'ai poursuivi sur cette même lancée.

    Runway of Lovers T1

    Je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir énormément de compassion pour Yui, surtout lorsque j'ai découvert son chemin. Elle n'en est pas arrivée là par magie, c'est au prix de nombreux efforts qu'elle a pu devenir le top model qu'elle est aujourd'hui. Et tout ça, elle l'a fait pour sa mère car elle se sentait coupable vis-à-vis d'elle. Coupable d'exister et d'avoir nui à sa carrière.

    Sa raison de vivre, sa mère va la lui balayer d'un revers de la main en quelques mots. Qui ne s'est jamais retrouvé dans une période de sa vie où on se demande quel est son but? Pourquoi vit-on? Yui se retrouve soudainement face à ces questionnements.

    Runway of Lovers T1Bien qu'elle soit une top model reconnue, elle est aussi quelqu'un de très seule. Une grande solitaire que cette Yui qui est du genre à fuir les gens, éviter à tout prix de tisser des liens avec eux, ne conservant que des rapports superficiels que l'on peut briser à tout moment sans que ça nous touche. Ce qui fait qu'elle est terriblement seule, surtout lorsqu'elle en a besoin. Et elle ne peut s'en prendre qu'à elle même car c'est elle qui rejette les autres et s'en tient à l'écart. De même que de l'amour.

    Un gros choc pour moi que cette question amoureuse. Je l'ai d'abord trouvé courageuse d'avoir pu laisser l'amour de côté pour privilégier sa carrière. Mais ses sentiments restent en elle, car le garçon est toujours là, elle le croise souvent. J'ai donc ressenti la détresse de Yui lorsqu'elle réalise qu'elle peut définitivement le perdre lorsque cette nouvelle recrue débarque.

    Une nouvelle qui est aux antipodes de Yui. Elle est comme une campagnarde qui découvre la ville pour la première fois de sa vie. Elle est très vivante et expressive. Nulle doute que cela fera grand bien à Yui et que ça lui permettra d'évoluer. En attendant que ce moment arrive, on se demande si cette nouvelle ne va pas plonger Yui dans l'ombre et la ramener à une vie simple et normale.


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  • Lu pour le Défi T1

    I'll

    I'll T1

    De : Hiroyuki Asada
    Editeur : Tonkam
    14 volumes (terminé)

    Type : Shonen
    Genre : Sport, Romance

    On ne peut pas dire que je sois quelqu'un qui a tendance à faire les choses dans l'ordre. Alors que la plupart ont connu Hiroyuki Asada en lisant I'll, cette série est la deuxième que je lis de l'auteure après Letter Bee. Ce qui ne m'a pas empêché de savourer aussi bien l'une que l'autre.

    I'll T1Hitonari Hiiragi et Akane Tachibana s'affrontent pour leur dernier match de basket de collégien. Tous deux ont décidé d'arrêter ce sport au lycée. Le premier parce que la pression de sa famille devient trop forte, le second parce qu'il déteste la volonté d'exigence des clubs.
    Pourtant, ces deux orphelins du sport vont se retrouver dans le même lycée : Kouzu !

    Ce premier volume plante globalement le décor. On y rencontre Hiiragi et Tachibana chacun de leur côté et lors de leur rencontre qui fut quelque peu explosive. Je ne m'attendais pas du tout à ce que ces deux là puissent s'encadrer l'un l'autre, ou même vivre dans le même lycée. C'est une relation assez étrange qui va les unir. Une compétitivité entre eux s'installe, de même qu'ils peuvent travailler ensemble avec un "ennemi" commun.

    Leur compétitivité s'exercera sur un terrain de basket car c'est le centre du manga. Ils sont tous les deux exceptionnels avec un ballon entre les mains et sortent du lot. Le premier tome ne permet pas encore de les voir jouer tous les deux en équipe mais le second semble promettre une scène de ce type !

    I'll T1En attendant, revenons sur ce premier tome un petit peu. Nos deux jeunes avaient initialement prévus d'arrêter le basket, chacun pour leurs raisons. J'ai trouvé autant les raisons de l'un que de l'autre tout à fait valables et je dois avouer que je partage la même pensée que Tachibana. J'ai tendance aussi à faire du sport uniquement pour m'amuser, pas pour la compétitivité, le stress et que des gens reposent leurs espoirs sur moi. Juste du fun. De son côté, Hiiragi est prisonnier de son père et son frère qui sont tous deux des figures importantes dans le monde du basketball.

    Cela va être leur premier point commun : le rejet du même sport pour lequel ils sont pourtant terriblement doués. Car, bien que ces deux là ne s'entendent pas vraiment et qu'ils ont même tendance à se faire face, j'ai trouvé qu'ils se ressemblaient beaucoup (et pas seulement physiquement). Je m'attends d'ailleurs à ce que ces deux soient de grands amis par la suite et non des rivaux.

    Mais seule la suite me le dira ! De même que je pourrais mieux cerner le manga avec un deuxième volume car j'ai du mal à vraiment me faire une idée de cette série uniquement avec le premier tome qui ne m'en dit pas assez.

    Et puis le basket est revenu à la mode avec Kuroko no Basket, je peux bien me tourner vers I'll, non?


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  • Lu pour le Défi T1

    Pandemonium

    Pandemonium T1

    De : Lee Jung Tae
    Editeur : Tokebi
    5 volumes (terminé)

    Genre : Action, Science-fiction

    L'humanité est au bord de la destruction. Des combattants créés par la biotechnologie représentent son ultime espoir.
    La dernière guerre de l'histoire vient de commencer.
    Le destin est en marche.

    D'entrée de jeu, le lecteur est projeté dans une bataille qui oppose le CPR et l'armée civile de la liberté. On ne connait pas les enjeux de cet affrontement bien que j'ai compris sans trop de mal que le CPR est du côté de l'état, comme une police, et les ennemis, ce sont des gens qui voudraient œuvrer pour une liberté. Je n'en sais pas assez pour me dire qu'un côté a plus raison que l'autre ou pour vraiment comprendre pourquoi l'armée civile de la liberté existe et affronte le CPR.

    Pandemonium T1J'ignore l'état actuel de la ville, de l'Etat. Dans cette histoire de science-fiction, la part belle est à l'action, pas à l'information. Je ressens personnellement un manque de ce côté pour comprendre tous les enjeux.

    Autrement, niveau action, je fus servie ! Il y en a tout du long. Un petit temps mort au début après le premier combat puis ça ne s'arrêtera plus. Baston, baston, baston... Ce ne fut pas pour me déplaire car on en apprend plus sur ce qu'ils affrontent réellement : des mutations, des monstres que le CPR et le gouvernement font tout pour garder secret du grand public.

    Un homme très suspect apparaît relativement furtivement à un moment de l'histoire. Il parle peu, il connaît ces mutations et paraît même être à l'origine de celle-ci ; en plus d'être relié à des câbles ou tuyaux. C'est donc un personnage que je suis sûre de retrouver par la suite lorsque le CPR aura un peu avancé contre les mutations.

    Car l'histoire se centre véritablement sur une agente du CPR, Limay, un de ces combattants créés par la biotechnologie. Une fille avec un caractère, qui est réfléchie, a tendance à suivre les ordres et se débrouille très bien sur un champ de bataille.

    Ce qui m'a le plus marqué est sans doute sa tenue. Une armure qui ne couvre que sa poitrine et ses épaules, une culotte et une paire de bottes dirons-nous. Et c'est très échancré. Ca en devient indécent à ce niveau-là. Mais c'est un style ! Je trouve que ça colle bien à l'histoire et à l'atmosphère du manga. Ça ne peut que (légèrement) déranger un public féminin. J'ai bien compris que l'auteur avait envie de bien mettre en valeur Limay physiquement parlant.

    Ce qui me fait vraiment bizarre, en revanche, c'est d'avoir des illustrations (couverture et début de chapitre) avec des personnages qui n'apparaissent pas encore. Je l'ai cherché, la fille de la couverture. Je ne l'ai pas vu dans ce tome. C'est un peu perturbant je trouve.

    Dans sa globalité, le titre est plaisant. J'ai un peu l'impression de lire une histoire dont la mode est passée depuis plusieurs années, comme si j'avais eu un brin de nostalgie pour une époque antérieure. Pandemonium, aux dessins qui ne plairont pas à tous, offre une bonne dose d'actions derrière laquelle se cache des choses plus sombres, même si ce premier volume en dévoile bien peu, il les laisse sous-entendre.

    Quoique je puisse en dire, je n'ai pas été assez éprise du titre pour souhaiter me pencher sur la suite, à moins qu'elle ne se présente à moi d'elle-même un jour ou l'autre.


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