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    Voyageurs, T3 : Les Voleurs de rêves


    Emilie Zanola

    2017 - VFB Editions
    3 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Voyageurs T1
    Voyageurs T2

     

     

     

     

    Voyageurs, tome 3 :
    Les Voleurs de rêves

     

     

    Voilà quelques mois maintenant que vous suivez les aventures de Liana et de ses amis.
    Les voleurs de rêves sont sur le point de prendre le contrôle de la Cité des Rêves et de la Terre.
    Il est temps pour vous de rejoindre le combat de Liana et de découvrir son secret !
    Avis aux rêveurs, soyez prêts cette nuit, tout va se terminer.
    Sinon, n’ouvrez pas ce livre et passez votre chemin…

    Par votre lecture, ainsi prend fin la saga Voyageurs.


    Depuis sa sortie au printemps 2017, je me disais que je devaisl'acquérir. Je vous avoue avoir sauté sur la promotion de VFB éditions de fin 2017 afin de connaître le fin mot de l'histoire.

    Les deux premiers tomes étaient lointain dans mon esprit. Je n'en avais que des bribes de souvenirs. Ce n'est pas un problème, j'ai relu le dernier chapitre du tome 2 avant de me plonger dans un troisième tome que j'ai terminé en un temps record.

    Avant de me plonger dans mon ressenti sur l'histoire, je vous offre une parenthèse inutile sur la couverture : Bien que dans la même idée que le tome un et deux, l'illustration des Voleurs de Rêves me fait penser à une oeuvre futuriste alors que les deux premières avaient un style héroïc fantasy. Le passage est abrupte. Mais ce n'est qu'une couverture, je sais fermer les yeux.

    Passons au dedans. Le plus important dans une histoire (même si nous aimons tous les couvertures).

    Je suis marquée par la rapidité avec laquelle les événements se produisent. C'est une histoire, d'accord. On arrive forcément à un moment ou à un autre où tout doit s'enchaîner et s'escalader, je suis d'accord aussi. Disons que l'auteur a oublié de prendre le temps à mes yeux. Liana a pris beaucoup d'assurance et c'est plaisant à voir, par contre elle semble tout réussir d'un coup, notamment avec la découverte de ses pouvoirs.

    Autre les pouvoirs, l'auteur va vite dans la quête elle-même. Plusieurs étapes sont à suivre les unes après les autres pour parvenir au but. Tout est normal jusque là. Chaque étape, ou presque, m'a semblé importante pour Liana. Prenons la recherche des phares par exemple. Qu'ils n'aient pas de mal à les trouver, aucun problème pour moi. Mais la façon dont elle trouve ce qu'ils renferment ! Alors là ! Elle le fait sans qu'on en parle. Liana le racontera en un paragraphe aux autres personnages et voilà. Pas plus compliqué que ça. Dans ce cas pourquoi prendre tout ce soin à amener cette histoire de phares?

    Je suis également un peu déçue par la fin en elle-même. La révélation sur l'identité de Liana, je m'y attendais depuis un moment. Mais j'ai une sensation de gros "Deus Ex Machina". On nous fait lorgner un affrontement, un personnage clé revient, claque des doigts et tout est fini. Pas plus compliqué que ça une fois encore.

    J'aurais aimé en savoir plus arrivée au bout. Liana parlait de libérer Marie. Apparemment elle a réussi, mais on n'en parle pas plus que ça dans l'épilogue, de quoi accroître ce sentiment de rapidité.

    Je suis heureuse d'être parvenue au bout. L'histoire est bonne dans son ensemble et se lit facilement. J'aime toujours autant ces voyages dans les rêves, le fait que les voyageurs veulent aider les humains et tout le reste. L'histoire manque de fond à mon goût. Je n'ai pas su m'attacher pleinement à Liana car je ne cernais pas sa personnalité (La blague du "Retourne la" m'a fait l'effet d'un cheveu sur la soupe par exemple). Ca ne m'a pas empêché de la suivre et l'apprécier.

     


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    La Compagnie Noire, T4 : Jeux d'Ombres [VO]

    VO : The Black Company, T4 : Shadow Games
    Glen Cook

    2008 - Tor Books
    4 intégales ou 13 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    La Compagnie Noire T1
    La Compagnie Noire T2
    La Compagnie Noire T3

     

     

     

     

    La Compagnie Noire, T4 : Jeux d'Ombres

     

     

    Il n'en reste plus que sept : Toubib, Gobelin, Qu'un-Œil, Otto, Hagop, Murgen et la Dame, rebaptisée Madame. Jamais dans l'histoire de la légendaire Compagnie noire les effectifs n'étaient tombés si bas. Toubib, archiviste aujourd'hui capitaine, entreprend un retour aux sources, à Kathovar, mythique berceau de la Compagnie. Mais des milliers de kilomètres de jungle et de régions inexplorées la séparent de cet endroit où elle n'a pas mis les pieds depuis des siècles. Pourtant, on ne l'a pas oubliée. Nombreux sont ceux qui l'y attendent...

    Je me suis replongée avec joie dans la Compagnie Noire pour en sortir sceptique. Je trouve qu'il manque quelque chose à cette série sans parvenir à mettre le doigt dessus.

    J'apprécie encore le principe de la compagnie, le fait qu'elle puisse grossir ses rangs à chacun de ses voyages. Ce dont elle va avoir grandement besoin après avoir été réduite à une poignée à la fin du tome précédent.

    Ce quatrième tome ne m'a pas permis de connaître beaucoup les nouveaux personnages, bien que ceux-ci soient nombreux. L'annaliste, qui relate l'histoire de la compagnie, aura bien d'autres choses en tête à partager.

    I was in charge but not in control.

    J'ai cette sensation qui ne me lâche pas en cours de lecture, comme si quelque chose de très grand m'attendait au tournant. Et le tournant ne vient toujours pas. La narration d'un seul point de vue ne peut permettre à l'auteur de tout nous dire. Alors j'attends de savoir ce qui se tapit dans les ténèbres.

    "If I try to right every wrong I run into, I'll never get to Khatovar."

    Ce tome a apporté plus de questions que de réponses. J'ignore tellement de choses que d'autres personnages de l'histoire savent. Comme par exemple ce qui s'est passé à Taglios auparavant avec la Compagnie Noire. Le secret est entier, les suppositions peuvent aller bon train.

    "Might be interesting to know if we're likely to run into him again. Or somebody else who didn't die on time."

    Du côté déplaisant de ma lecture se trouve la manie de l'auteur à "ressusciter" les personnages que les autres croient morts. C'est systématique ou presque. Je suis las de ce procédé. J'espère bien que lorsqu'un personnage meurt deux fois, il ne viendra pas à l'idée de l'auteur de refaire un tour de passe-passe pour le réintégrer à l'histoire.

    J'ai toujours mon lot d'action et de bataille. Je conserve tout un même un très bon souvenir de la construction même de l'histoire et de l'avancée de l'aventure. Tout est tellement réel grâce à la plume de l'auteur.

    It was one of those times when no matter what you say, it will be the wrong thing. So I did the second worst thing and went away without saying anything at all.

    Autrement, l'histoire est fidèle à elle-même, dans l'esprit de la compagnie. Je suis encore intriguée par bien des choses et espère connaître des réponses dans la suite.

     


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    Northanger Abbey

    Jane Austen

    2017 - Archipoche

    De la même auteure :

    Orgueil et préjugés

     

     

     

     

    Northanger Abbey

     

     

    Une jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L'héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, 'Les mystères d'Udolphe' de Mrs Radcliffe.

    Quel délice de se plonger dans un roman de Jane Austen ! Une joie bien ressentie à la lecture : sommeil ajourné et rapidité étaient au rendez-vous.

    Si elle suscitait l'admiration, tant mieux, mais son bonheur n'en dépendait pas.

    Je n'avais pourtant pas reconnu la plume d'Orgueil et préjugés en démarrant ma lecture. Northanger Abbey se veut plus frais, plus "moderne" si je peux oser le terme. L'auteur met clairement son grain de sel au milieu de la narration pour critiquer et donner son point de vue. Qui de mieux qu'une femme pour évoquer la condition de celle-ci à son époque?

    L'histoire est d'une simplicité déconcertante. J'ennuierais la première personne à qui j'en ferai le résumé. La deuxième aussi. Tout autant que les nombreuses autres qui pourraient suivre. Pourtant j'ai tant aimé ma lecture !

    Je ne lis jamais de romans : j'ai autre chose à faire.

    Il se passe peu de choses. Ce qui m'a plu, c'est que tout est vrai. Pas de fantaisie, pas de surplus : la simplicité même de la vie normale est narrée. Catherine peut être n'importe qui. Elle n'est pas parfaite, pas plus jolie que ça, ni spécialement intelligente. Son manque d'expérience en matière de relations amoureuses est son grand défaut, que doit atténuer son séjour en ville.

    Je n'imiterai pas ces hommes qui dédaignent de se faire comprendre de vos pareilles.

    Parlons du charmant jeune homme de notre histoire. Pas de Darcy ici mais un certain Tilney. Dès son apparition je me languissais tout autant que Catherine de le retrouver. Je pourrais l'appeler le Prince Charmant tant il est... parfait. Que ce soit son esprit ou sa personnalité, il fait l'unanimité dans mon coeur. Encore un homme sur lequel rêver...

     Ma fibre fleur bleue semble résonner facilement avec les romans de Jane. Deux livres lus et deux fois conquise.


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    Harry Potter, tome 1 : And the Philosopher's Stone

    VO : Harry Potter and the Philosopher's Stone
    J.K. Rowling

    2014 - Bloomsbury
    7 vol. (terminé)

     

     

     

     

     

    Harry Potter à l'école des sorciers (T1)

     

     

    Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l'entoure ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

    Il est désormais possible de me rajouter à la liste des lecteurs d'Harry Potter. Je ne ferai plus seulement partie de ces gens qui ont seulement vu les films (et pas tous dans mon cas) et qu'on montre du doigt.

    Ma lecture a été légèrement teintée. J'ai quelque peu haché mon temps de lecture. Je passais des jours sans lire et d'autres fois je n'avais que des moments de lecture courts. Ce n'est pas la faute du livre du tout. Si ça ne tenait qu'à lui, il n'aurait pas quitté mes mains et m'aurait fait boire une potion anti-sommeil en plus d'arrêter le temps histoire que je puisse mettre de côté toutes mes obligations. Si la magie avait pu sortir du livre !

    It does not do to dwell on dreams and forget to live, remember that.

    Pour autant, j'ai grandement apprécié ce premier tome. Je n'irai pas le brandir en face du premier venu pour l'obliger à le lire non plus. Agréable, oui. Bonne lecture, sans nul doute. Coup de coeur? Non. Mais là n'est pas l'important !

    L'important, c'est l'histoire, c'est ce qu'a réussi à faire l'auteur. Je trouve cela extraordinaire qu'un livre jeunesse arrive autant à effacer les barrières de son lectorat. Il ne se limite pas aux enfants, il n'est pas interdit aux parents, ni aux grands enfants ou aux adultes nostalgiques qui veulent revenir un peu en arrière. Ni à quiconque en fin de compte. En lisant Harry Potter, je n'ai pas eu de néon clignotant "jeunesse" à chaque chapitre. Le côté jeunesse ne dégouline pas des pages, ce qui m'a permis de plonger pleinement dans l'histoire.

    Always the innocent are the first victims.

    Le récit est d'ailleurs prenant, permettant notamment d'oublier ce côté jeunesse, en plus de l'heure qui tourne. Harry Potter est un enfant que je ne pouvais qu'aimer. Il est fantastique. Bien qu'inspirant la pitié de par sa situation, il n'en oublie pas d'avoir du courage, de la bravoure et un sens aigu de la justice. Sa nature profonde est bonne. Comment ne pas se prendre d'affection pour lui?

    J'ai eu le sentiment de faire la rencontre de tous les personnages pour la première fois, que ce soit Hermione, les frères Weasley, Snape (Rogue), McGonagall... Je prends aujourd'hui la peine de faire connaissance avec chacun d'entre eux et d'apprendre à les connaître. Ils prennent plus de consistance à mes yeux.

    What happened down in the dungeons [...] is a complete secret, so, naturally, the whole school knows.

    Ayant connu le film d'abord, j'ai pu immédiatement me rendre compte à quel point l'adaptation de ce premier tome est fidèle et bonne. Ce fut un tel plaisir de lire le livre que j'en eus envie de revoir le film ! (Ce n'est pas encore fait)

    Je compte aussi poursuivre la suite de ma lecture. Les personnages, le monde et la plume m'ont entièrement convaincue.


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    Raymond E. Feist

    2007 - J'ai Lu
    2 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    L'entre-deux guerres T1

     

     

     

     

    Le boucanier du roi

     

     

    A 17 ans, Nicholas est considéré par son père, le prince Arutha, comme un garçon manquant singulièrement d'expérience. Afin de l'aguerrir et de le préparer à ses futures responsabilités, Arutha envoie son fils chez son oncle, le duc Martin, auquel il devra servir d'écuyer pour un temps. Ce qui s'avère un travail fastidieux et rébarbatif va pourtant rapidement devenir pour le jeune homme une aventure aux proportions épiques : la ville ducale est attaquée par de mystérieux esclavagistes et Nicholas prend la responsabilité de partir à leur poursuite. Mais il s'apercevra vite que de ses actions dépendront non seulement la vie des jeunes gens enlevés, mais aussi et surtout le futur de tout le monde de Midkemia.

    Je me sens embrumée à la sortie de cette lecture. Les effluves de l'aventure m'entourent encore. On pourra dire que je me suis évadée !

    - Parfois, ce qui compte, ce n'est pas ce que tu es, mais comment les gens te traitent.

    Mon amour pour Feist est constant. Le boucanier du roi est une lecture de plus qui me conforte dans l'idée que ma valeur sûre est cet auteur. Un petit coup de mou? Envie d'une bonne fantasy? Je n'ai qu'à prendre un livre de Feist.

    J'aime Midkemia et pouvoir y retourner dans presque chacun de ses livres. Je ne m'en lasse pas. Heureuse suis-je de savoir qu'il me reste encore bien des tomes dans cet univers fantastique.

    - Je choisis de ne pas m'émouvoir à propos de choses sur lesquelles je n'ai aucun contrôle.

    La narration est efficace et les complots toujours présents. On ne peut pas lire un livre de l'auteur sans s'attendre à ce que des complots politiques surgissent. Faites vous une raison. De toute façon, c'est ce qui rend l'intrigue aussi intéressante. Je vais de l'avant en ne cessant d'ajouter des pièces à un puzzle aux contours flous. C'est trépidant !

    Pour réussir, il faut être prêt à risquer l'échec.

    Les batailles sont aussi nombreuses et inévitables. Le cadet du prince Arutha va en découvrir l'amère réalité. Impossible de ne pas y faire face dans un tel monde.

    Les deux histoires indépendantes de L'entre-deux guerres ont un personnage principal similaire : un jeune prince du royaume se retrouve au milieu d'une sale affaire et va s'en retrouvé grandi. C'est classique et bien écrit. Pourquoi se priver?

    - Qui d'autre pourrait-il blâmer? Je suis le seul survivant.

    Nicholas, affectueusement nommé Nicky, n'a pas le même caractère que ses frères. Cette différence influe sur toutes les décisions et le cours de l'histoire, la faisant prendre une autre direction.

    J'ai découvert une nouvelle terre avec ce roman, de nouveaux paysages et surtout des cultures différentes. Ca me fascine ! Tout autant que tous les pétrins auxquels une solution doit être trouvée.

    - L'affronter, c'est facile. C'est survivre qui le sera moins.

    Je ne lis pas seulement un roman quand j'ouvre un livre de cet auteur. Je voyage réellement. Tout est si précis que je me percevais tel un esprit flottant accompagnant les personnages. Lire un tel roman est pour moi comme voir un film de fantasy en ayant la certitude qu'il va me plaire. Il me suffit de m'installer confortablement et d'appuyer sur "Play".


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