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    Frankenstein [VO]

    Mary Shelley

    2003 - Pinguin Classics

     

     

     

     

    Frankenstein

     

     

    Victor Frankenstein est un scientifique obsédé par le rêve de créer un être humain et de lui donner vie. Quand il parvient à son but, il est tellement horrifié par l’aspect de sa création qu’il la rejette aussitôt, l’abandonnant à elle-même, sans se douter des conséquences tragiques de son geste. Frankenstein réussira-t-il à détruire le monstre avant que celui-ci mette à exécution sa terrible vengeance?

    Il serait facile d'écrire énormément sur Frankenstein tant ce livre soulève de réflexions. Mon défi est de réussir à rester assez brève en tâchant d'évoquer tout ce que je voulais.

    J'ai opté pour l'édition de Penguin Classics, la seule à ma disposition en VO dans les rayons. J'ai néanmoins la chance d'avoir pu lire l'introduction de Mary Shelley expliquant comment est née son histoire, ce qui permet aussi de mieux la cerner.

    "What was I? The question again recurred, to be answered only with groans." 1

    Côté structure du récit, ce n'est pas si compliqué que ça en à l'air : Un récit, dans lequel un personnage raconte son histoire, dans laquelle un autre personnage relate sa vie. Ca va, tu arrives à suivre? Dans les faits, pas de ping pong incessant de l'un à l'autre. Trois niveaux certes, mais dès qu'on en quitte un, on n'y retourne plus.

    Faisons écho à toute personne ayant lu Frankenstein : Ce n'est pas le nom du monstre. Dr Victor Frankenstein est le créateur. Son monstre, lui, n'a pas le droit à un patronyme. Il demeure sans nom, se faisant tour à tour appeler "lui", "monstre" ou "être hideux".

    "My person was hideous and my stature gigantic." 2

    Parlons-en de ce monstre d'ailleurs. Lorsqu'arrive son récit, ma fibre empathique s'est emballée. J'ai éprouvé tant de pitié pour lui et la vie qu'il a mené. Pourtant, je ne peux pas dire que j'aurais été forcément mieux que les humains qu'il rencontra.

    Ce sujet sera toujours d'actualité. Sans cesse nous serons confronté dans la vie à des gens ou des choses différentes, qui sortent de notre cadre ordinaire. Quelle sera notre réaction ce jour-là?

    To examine the causes of life, we must first have recourse to death.3

    Le scientifique, ce cher Dr. Frankenstein, est avide de connaissances. Une soif de savoir qui se rapproche de la folie et l'enferme dans la solitude. Il va vouloir créer la vie. Il joue à Dieu. Les conséquences sont terribles.

    Une fois l'histoire de chacun mise à plat, il est bon de se demander : qui est le plus humain des deux? Le créateur ou sa création?

    "Shall I respect man when he contemns me?" 4

    Bien que la lecture ne m'ait pas emballée d'emblée (il aura fallu attendre que Frankenstein se mette en tête de créer la vie pour que ça m'intéresse vraiment), mes souvenirs et mon ressenti des semaines plus tard sont forts. Sur le moment j'ai simplement aimé ma lecture. Après coup, je l'adore véritablement.

    C'est le genre de classique qu'il serait bon de lire à l'école.

     

     


    1 : "Qu'étais-je? La question réapparut de nouveau, pour ne recevoir que des grognements en guise de réponse."

    2 : "Ma personne était hideuse et ma carrure gigantesque."

    3 : Pour étudier les causes de la vie, nous devons d'abord avoir recours à la mort.

    4 : Devrais-je respecter l'homme quand il me méprise?

     


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    L'entre deux guerre, tome 1 : Prince de sang


    Raymond E. Feist

    2007 - J'ai Lu
    2 vol. (terminé)

    Voir aussi : 

    L'entre-deux guerres T2

     

     

     

     

    Prince de sang

     

     

    Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la Guerre de la Faille. Mais la paix du royaume de Krondor est une nouvelle fois menacée. Le prince Arutha, héritier de la couronne, renonce à faire valoir ses droits sur le trône de Rillanon. Or ses fils, les jumeaux Borric et Erland, ne sont pas prêts à assumer une telle responsabilité. Pour les préparer à leur vie future, Arutha les envoie en mission diplomatique à Kesh la Grande, sans se douter que la rébellion couve dans les provinces de l'Est. Précipités dans une aventure mortelle où les attendent magie noire et terribles danger. Borric et Erland sauront-ils empêcher la guerre?

    C'est avec une joie non dissimulée que j’ai retrouvé Raymond E. Feist et Midkemia. Je redoutais retourner dans cet univers et retrouver des personnages que j'avais perdus de vue depuis si longtemps que ma mémoire n'en garde qu'un souvenir flou. Pourtant, qu'il est bon de renouer !

    Bien que cette histoire se passe vingt longues années après la tétralogie de la Guerre de la Faille, n'importe qui peut s'y lancer. L'auteur prend le soin d'expliquer ce qui s'est passé ainsi que les références qu'il y fait. Même avec ma mémoire de courge, je n'ai eu aucun mal. C'est dire.

    "Il n'y a rien de plus stupide qu'un homme en érection."

    Donc on peut lire ce livre à part. Il est possible de ne pas avoir envie de lire une tétralogie d'un coup pour essayer Midkemia. Prince de sang est une bonne alternative. J'y retrouve la plume de Feist, le monde fantasy et aucune suite n'est nécessaire. Ce livre est une aventure à elle seule. Qu'attendez-vous alors pour essayer?

    Niveau contenu, les familiers de l'auteur y retrouveront sa marque de fabrique : plein de fantasy, une longue aventure suivant une quête, beaucoup d'actions et des intrigues politiques à tout va. J'aime ça. Manipulation, faux semblants, coups dans le dos, espionnages... Chacun veut arriver à ses fins et mène des complots.

    C'est le problème quand on est pragmatique et quand on reconnaît aux femmes les mêmes aptitudes que les hommes, songea-t-il en mettant pied à terre. On n'arrive pas à trouver une bonne raison pour les garder à l'abri.

    L'histoire est prenant avec nos deux jeunes princes. Ils ne cessent d'avancer dans leur périple et je cours pour les suivre. Leur aventure va les pousser à grandir et arrêter leurs bêtises incessantes. Leurs choix auront désormais un poids. Leur propre vie est en jeu.

    Avec ce récit, j'en ai beaucoup appris sur Kesh et ses environs. J'ai fait la connaissance d'un peuple différent et ai découvert leur culture éloignée de ce à quoi Krondor m'avait habituée. J'ai partagé l'opinion des personnages sur bien des aspects, critiquant par moments la haute sphère de Kesh et son fonctionnement.

    La justice impériale est équitable, elle punit tout le monde de la même façon, les innocents comme les coupables.

    En prime, Feist a inséré le personnage de Nakor, un magicien totalement "foufou" inoubliable. C'est encore mieux lorsqu'il est dans les parages !

    Je prêche un peu ma paroisse avec cet auteur. C'est ma valeur sûre personnelle. Un de mes petits chouchous que je garde au chaud.

     


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    Victoria Forester

    2010 - Macmillan
    2 vol. (terminé)

     

     

     

     

    The Girl Who Could Fly

     

     

    Il semblait donc logique qu'elle quitte la ferme de ses parents pour se rendre dans une école top secrète pour des enfants avec des capacités exceptionnelles, qui vont de la super-force à la super-intelligence.
    Mais Piper est spéciale, même parmi les spéciaux.
    Et il y aura des conséquences.
    Conséquences trop terribles pour les évoquer.
    Trop folles pour les envisager.
    Et trop dangereuses pour les ignorer.

    Pour me détendre, j'ai pioché un petit livre jeunesse en VO. Une lecture qui m'a rappelé Kitty Lord a bien des égards. La nostalgie m'a prise et je me laissais séduire gentiment.

    Mon attention n'a été captée que lors de l'arrivée dans l'institut. Coupée du monde, Piper va y faire la connaissance d'autres enfants comme elle. Le moment où les choses intéressantes commencent !

    "If the good Lord wanted things to keep changing all the time, then the sun wouldn't rise up the same way every blessed morning." 1

    La narration va suivre un jeu des apparences. Les personnages ne sont pas tous ce qu'ils semblent être. Leurs motivations ne sont pas celles qu'ils laissent paraître et Piper va devoir ouvrir les yeux sur les gens qui l'entourent.

    Les super-pouvoirs ne sont pas exclusivement réservés aux humains dans The Girl Who Could Fly. Tout être vivant peut se voir doté d'une capacité spéciale, même une plante, un insecte ou un animal. Un petite originalité qui m'a beaucoup plu.

    There's a big difference between floating and flying. 2

    Bien que cette lecture soit orientée jeunesse, j'y ai trouvé quelques passages un peu dur, par la maltraitance que subissent certains personnages. La tristesse aura aussi sa part. Je garderai en tête pour longtemps le magnifique chant qu'ils entendirent tous.

    Pour aller avec le côté jeune public, l'héroïne est d'une joie régulière et a de l'espoir à revendre. Un bon état d'esprit, surtout pour ses camarades, qui m'a quelquefois dérangé. Un tout petit peu.

    Every road you walk down's got a price. 3

    Rien que pour avoir fait resurgir des souvenirs de Kitty Lord, je garde de la place pour The Girl Who Could Fly dans ma tête. Ce n'était pas si mal.

     

     


    1 : Si le bon Dieu voulait que les choses changent sans cesse, le soleil ne se lèverait pas de la même façon chaque jour.

    2 : Il y a une grande différence entre flotter et voler.

    3 : Tous les chemins que tu prends ont un prix.

     


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    Le Mythe de Cthulhu


    H.P. Lovecraft

    2010 - J'ai Lu

     

     

     

     

    Le Mythe de Cthulhu

     

     

    Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d'années dans sa demeure sous-marine de R'lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l'inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s'opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d'outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?

    Ce livre, je le place dans la catégorie "Lu pour ma culture générale". Je voulais le lire pour savoir enfin ce qui se cachait derrière le mot "Cthulhu".

    Le format n'est pas de ceux qui m'emballent. Je ne raffole pas des nouvelles, je n'en lis généralement pas. Ma façon de lire est plus à remettre en cause que les nouvelles en tant que telles. J'aime tourner les pages autant que je le veux et m'arrêter quand l'envie me prend. Parfois l'envie m'a prise 10 pages avant la fin d'une nouvelle. Ainsi le lendemain, je lisais les 10 dernières pour passer à autre chose et m'arrêter de nouveau en plein milieu. Pas idéal. Je ne suis pas faite pour les nouvelles.

    Il y a une qualité vocale particulière à l'homme, et une qualité vocale particulière aux animaux : rien n'est plus terrible que d'entendre l'une quand l'organe d'où elle provient devrait émettre l'autre.

    Je m'attendais à en savoir plus sur Cthulhu. La fascination autour de la créature est liée au mystère. J'en ai donc peu appris... Et certainement pas suffisamment ! C'est dire à quel point : La présence de Cthulhu n'est pas clairement évoquée dans toutes les histoires. Les éléments fantastiques peuvent y être liés sans que ce ne soit précisé ! Là est le charme de Cthulhu !

    J'avais déjà décidé de poursuivre mes recherches, car il me semblait, dans mon innocence, que l'incertitude était pire que tout, même si la vérité était terrible.

    Ce qui fait que je pourrais facilement m'attacher à cette immonde créature, c'est le mystère qui l'entoure. Si je voulais en savoir plus, je devrais me transformer en véritable Sherlock et chercher les éléments parsemés dans les nouvelles de ce recueil mais aussi ailleurs.

    La nature de ce mystère s'accorde parfaitement avec le style littéraire de Lovecraft, qui nourrit une ambiance oppressante. Je voyais l'atmosphère autour de moi s'assombrir à mesure que ma lecture avançait. Du fantastique dans toute sa splendeur.

    Maintenant, il s'attendait à n'importe quoi ; il s'était accoutumé à sentir près de lui la présence d'une chose qui allait se révéler clairement un jour ou l'autre.

    C'est dire à quel point l'auteur est très bon dans ce qu'il a construit : la frontière entre le réel et le surnaturel est tellement floue que j'ai pris le Necronomicon pour un ouvrage réel. Je me suis rendue compte de la supercherie en faisant des recherches sur le net. Bravo M. Lovecraft !

    Néanmoins, j'ai eu du mal à avancer dans ma lecture. Les pages peuvent être un peu lourdes à lire et certaines nouvelles m'ont bien plus passionnées que d'autres. Peu à peu, j'en suis venue à la fin. Je ne sais cependant pas si je lirais de nombreuses autres oeuvres de l'auteur.

     


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    Le Roi des Fauves


    Aurélie Wellenstein

    2015 - Scrineo

     

     

     

     

    Le Roi des Fauves

     

     

    Accusés de meurtre, Ivar, Kaya et Oswald sont injustement condamnés à un sort pire que la mort. Enfermés dans un royaume en ruines, coupés du monde, il leur reste sept jours d'humanité. Sept jours pendant lesquels le parasite qu'on leur a inoculé va grandir en eux, déformant leur corps et leur esprit pour les changer en monstres, en berserkirs, ces hommes-bêtes enragés destinés seulement à tuer ou être tués.
    Commence alors une course contre le temps, effrénée, angoissante, où les amis d'hier devront rester forts et soudés, pour lutter contre les autres... et surtout contre la bête qui grandit en eux. Existe-t-il une issue? Existe-t-il un salut quand son pire ennemi n'est autre que soi-même?

    Ce livre est beau. L'image est magnifique, la typographie du titre lui colle comme un gant. Rien que voir le roman pousse à l'achat. J'ai pu découvrir un artiste, Aurélien Police, et suis totalement conquise par son style que l'on peut retrouver sur plusieurs romans !

    Vis à vis du résumé, j'ai trouvé la mise en place de l'intrigue un poil longue. Un quart du roman s'écoule avant que je ne parvienne à la première phrase du résumé ci-dessus. Je comprends la nécessité de raconter le "crime" et la capture de nos trois personnages. Je m'attendais juste à rentrer plus rapidement dans la partie principale du récit.

    Que la perspective de sa mort réjouisse tant de gens l'épouvantait.

    Bien que je ne m'ennuyais pas pendant les 75-80 premières pages, une fois nos condamnés livrés à leur sort, le récit prend une autre tournure. Les trois amis vont tenter de faire front ensemble à leur dernière semaine en tant qu'humain. Ils ne savent absolument rien des mécanismes de la transformation, ce qui augmente d'autant plus leur angoisse, et la mienne en tant que lectrice.

    Je suis aussi ignorante qu'eux en la matière de berserkirs. J'ai découvert ces créatures mythologiques dans ce roman, êtres rarement rencontrés. Je les aime. J'aime le fait qu'il s'agisse d'humains torturés, physiquement à mi-chemin entre l'homme et la bête et mentalement presque entièrement bête. Elles ont de quoi effrayer par leur grandeur, leur grosseur, leur côté hirsute, leur violence, leur soif de sang, leur rage...

    Son petit corps frêle se déformerait ; sa beauté se fanerait, mais surtout, elle perdrait la raison. Plus que la métamorphose physique, cette perspective terrifiait Ivar.

    Des trois personnages, le récit se centre sur Ivar, le fils du forgeron bien décidé à protéger ses amis envers et contre tout. J'ai apprécié le tumulte dans sa tête ainsi que celles de ses amis. Ils sont tous en proie à l'angoisse, la peur, la terreur... Ils redoutent ce qu'ils deviendront bien plus que les autres êtres condamnés avec eux.

    L'histoire est prenante. Une semaine s'écoule vite, d'autant que chaque jour apporte son lot d'émotions par les diverses rencontres qu'ils vont faire : une fillette, d'autres condamnés, des berserkirs, un fantôme, le roi des fauves... La sécurité n'existe plus. La survie est essentielle.

    Ils avaient survécu au premier jour de leur exil... Il leur en restait six avant de sombrer dans la folie.

    Ajoutons à cela la famine dont ils ont souffert dans leur village et qui se prolonge car ils n'ont pas de quoi chasser. La faim les tenaille, la fatigue physique et mentale les attaque. Et qui est ce roi des fauves?

    J'ai beaucoup aimé cette sombre fantasy, le principe du berserkir et les personnages d'Ivar, du fantôme et du roi des fauves en particulier. La fin ouverte m'a surprise, me laissant sur une pointe d'amertume. Mais ainsi ce devait être.

     


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