• L'Affaire Charles Dexter Ward
    H. P. Lovecraft

    2005 - J'ai Lu

    Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers, Joseph Curwen vint s'établir à Providence où il mourut en 1771. Un siècle et demi plus tard, la découverte de sa tombe par son descendant Charles Dexter Ward sera la première étape d'un drame qui conduira le jeune homme à perdre la raison...
    Le Dr Marinus B. Willett, un vieil ami de la famille, enquête sur cette étrange affaire où chaque pas en avant vers la découverte de la vérité révèle des horreurs innommables.
    Pourquoi, par exemple, l'écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le paria terrible?


    Dans la lignée des auteurs très connus dont je n'avais pas encore lu un seul livre, j'appelle Lovecraft ! J'ai souvent aperçu ses livres sur les rayons de la bibliothèque. Intriguée, je n'ai pourtant jamais franchi le pas jusqu'à récemment.

    Lovecraft est un grand auteur du genre fantastique. Je n'ai pas l'occasion de lire souvent du fantastique. C'est même très rare. En même temps, on n'en trouve plus temps que ça de nos jours, la fantasy ayant pris le pas sur le genre. Le fantastique est donc un genre méconnu du public et auquel je me suis peu frottée. Pourtant j'apprécie la tension que l'on peut trouver dans ce genre de récit, à partir du moment où ça ne m'empêche pas de dormir ensuite, bien évidemment.

    J'ai trouvé le sommeil après avoir fini L'Affaire Charles Dexter Ward alors tout va bien !

    J'apprécie particulièrement le fait de n'avoir le secret révélé qu'à la fin. Il est surprenant de lire une histoire pareille et de se rendre compte à quel point l'auteur peut être doué pour conserver son dénouement.

    Un seul fait reste certain : jusqu'aujourd'hui, on n'a jamais trouvé la moindre trace du fou échappé.

    Dans le cas présent, la chute n'est pas si exceptionnelle. Je savais qu'il y avait une chute, donc je la cherchais durant ma lecture. On nous pousse sur une voie sans pour autant qu'on arrive vraiment à y croire. Alors quand la vérité a éclaté, j'étais satisfaite mais pas si surprise que cela.

    Néanmoins, le cheminement était très bon. Je suis encore étonnée que Lovecraft ait réussi à étendre son histoire sur plus de cent pages. Ça paraît de trop pour ce qu'il en est et en même temps, on ne ressent pas le poids de toutes ces phrases alignées les unes à la suite des autres.

    Au début, je ne comprenais pas d'ailleurs très bien les liens qu'il y avait entre ce qui m'était conté et l'affaire en question. Les réponses et les éclaircissements s'acquissent au fur et à mesure. Et une fois que j'ai tout compris, je n'ai pu m'empêcher de relire le début rapidement. J'aime faire cela quand je comprends enfin l'envergure des enjeux. C'est comme avoir un nouvel éclairage !

    Je ne pense pas que L'Affaire Charles Dexter Ward soit le meilleur récit de Lovecraft. Il demeure bon, sans plus. À voir après d'autres lectures, que je puisse avoir un point de comparaison.

     


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  • La Tour Sombre T4 : Magie et Cristal

    La Tour Sombre T4 : Magie et Cristal
    De : Stephen King

    2005 - France Loisirs
    7 + 1 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    La Tour Sombre T1 2 3

    La Tour Sombre T5
    La Tour Sombre T6
    La Tour Sombre T7

    Au-delà de la ténébreuse contrée de Tonnefoudre, au centre de tous les mondes possibles, se dresse la Tour Sombre, cernée par d'immenses champs de roses rouges. La Tour est le but ultime de la quête de Roland le Pistolero et de ses compagnons : Eddie le junkie, Susannah la Dame d'Ombres, Jake l'enfant martyr et Ote, son animal favori.
    Tous unis dans cette épopée infernale où les épreuves les plus terrifiantes leur sont infligées, ils doivent accomplir leur destin en affrontant le Mal au plus profond d'eux-mêmes jusque dans leurs souvenirs et même leurs rêves !


    À TOUTE, MA CHOUTE. À PLUS, MA PUCE. OUBLIE PAS DE M'ECRIRE. [Blaine le Mono]

    Le tome 4 débute exactement là où le 3 a laissé l'histoire : Avec nos personnages et Blaine le mono. J'apprécie grandement commencer une suite là où le tome précédent s'est arrêté et non avoir une ellipse. On tend davantage à visualiser la saga comme un tout et non une suite d'ouvrages.

    Je m'attendais, dans ce volume, à poursuivre la quête du Pistolero et de ses compagnons qui avait débuté dans le tome 3. J'étais enthousiaste, je pensais avancer avec eux, voyager, en savoir plus, me rapprocher du but... J'ai bel et bien voyagé ainsi que glané des informations... du passé.

    [...] la Première Loi de Malignité Satanique - à savoir, si le pire peut arriver, d'habitude il arrive - [...]

    Ce quatrième tome, qui est un des plus conséquents de la série avec pas moins de 860 pages à son actif, est un énorme flash-back. Une bonne centaine de pages se déroulent dans le présent tout de même ! Le reste, ce n'est que la longue histoire racontée par le Pistolero au sujet de la fameuse Susan, son premier amour.

    J'ai eu un gros choc face à cela. Si bien que j'ai dû mettre ma lecture en pause plusieurs semaines le temps de me remettre psychologiquement. La quête allait rester en suspend pendant un tome entier. C'est une épreuve de taille.

    - Il y a trois choses que l'on peut faire dans n'importe quelle situation, lui avait dit une fois son père. Tu peux décider de faire une chose, tu peux décider de ne point la faire... ou tu peux décider de ne point décider.

    D'autant plus qu'on ne saisit pas l'utilité du flash-back au moment où il est narré. Pourtant je devrais être habituée ! Depuis le début j'ai eu le droit de savoir nombre de choses dont l'utilité n'a été prouvée que plus tard. Il est impossible d'esquiver ce long flash-back et d'aller directement à la fin, dans le "présent". On ne comprendrait alors pas pleinement ce qui s'y déroule.

    Et puis, souvent on se plaint de ne pas en savoir plus sur un personnage ou une histoire. Ici, on est entièrement satisfait de ce côté-là.

    Le parfait amour, comme toute drogue dure qui rend accro, est chiant [...]. Et comme toute drogue dure qui rend accro, le premier parfait amour est dangereux.

    De plus, après des centaines de pages en compagnie d'un Roland jeune, on porte un autre regard sur son "lui" d'aujourd'hui. Ma vision a changé. Je ne porte plus le même regard sur cet homme que j'ai pu juger de froid. Il a été jeune autrefois, il a été plein de vie et d'émotions, tout du moins, en comparaison à ce qu'il est maintenant.

    On en apprend aussi davantage sur deux de ses amis : Cuthbert et Alain, deux noms qui ont été évoqués à de nombreuses reprises lors de la lecture. Ne parlons même pas de Susan, dont nous savons toute l'histoire dans ce flash-back. On sait enfin ce qu'il est advenu d'elle !

    Si avoir peur était normal, montrer qu'on en éprouvait était parfois une erreur.

    Ce récit permettra aussi d'en découvrir plus sur la quête de Roland et sur ses ennemis, dont ceux qui sont du côté du fameux "homme en noir" du début de la série.

    Ce qui est impressionnant, c'est que malgré cette longue histoire, le Pistolero est encore loin d'avoir tout dit, et on le sait. Il a d'autres souvenirs à nous raconter et je me surprends à vouloir les connaître, même si, pour ce fait, la quête doit être mise de côté à nouveau.

    - Comme le scorpion le dit à la damoiselle à l'agonie : "Tu savais bien que j'étais venimeux quand tu m'as ramassé."

    En attendant, on est de retour dans le présent. À cet instant, de nombreuses allusions sont fait à l'oeuvre de L. Frank Baum, Le Magicien d'Oz. J'ai envie de lire cette histoire afin de comprendre pleinement tout ce qui a été dit et les clins d'oeil non-cachés qui ont été fait à ce roman.

    Un quatrième tome qui a des allures de "pause" dans la série mais qui conserve un grand intérêt pour celle-ci.

    Qui comprenait encore quelque chose à quoi que ce soit?

     


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  • La Tour Sombre

    T1 : Le Pistolero
    T2 : Les Trois Cartes
    T3 : Terres Perdues

    De : Stephen King

    2005 - France Loisirs
    7+1 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    La Tour Sombre T4
    La Tour Sombre T5
    La Tour Sombre T6
    La Tour Sombre T7

    Le Pistolero, c'est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d'un monde dont il chercher à inverser la destruction programmée. Pour cela, il doit arracher au sorcier vêtu de noir, qu'il poursuit depuis vingt ans, les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps, lieu de rencontre de notre univers et d'autres mondes...
    Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier?
    Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...


    Nous avons interrompu leur séance de pendaisons, et ça les emmerde un max.

    Auteur internationale, je n'avais jusqu'alors encore lu aucun de ses livres alors que sa saga La Tour Sombre et son livre "ça" prennent la poussière depuis plusieurs années sur mes étagères. Je n'avais même pas vu une seule des adaptations cinématographiques de ses oeuvres. Pour le dire directement, La Tour Sombre est la première oeuvre de King que je lis. Parfois je me dis que je traîne avant d'enfin lire un livre d'un auteur aussi connu. Le plus important reste finalement d'en lire au moins un, non?

    Il allait renoncer parce que Popeye avait pour devise : C'est tout ce que je peux supporter et je n'en supporterai pas plus, et que Popeye avait foutrement raison.

    Il y a plusieurs années, lorsque j'étais encore jeune et crédule (ha ha), je m'étais essayé au premier tome de la série, Le Pistolero. Je n'avais, à l'époque, pas du tout accroché alors que j'avais commandé l'intégralité de la saga. Pas désespérée pour autant, j'ai laissé les livres reposer, comme du vin. Je pense surtout qu'à l'époque j'étais trop jeune pour cette lecture. Je n'arrivais pas à bien situer dans l'espace-temps tous les évènements qui se déroulent, en plus de ne pas avoir été enchantée par l'histoire.

    Aujourd'hui plus âgée, j'ai réussi sans peine à replacer tous les évènements qui ont lieu. Et comme j'étais lancée, j'ai poursuivi avec le tome 2 puis le 3 (les trois étant réunis dans un même ouvrage pour mon édition).

    J'ai une tâche à accomplir. Si seulement je savais laquelle.

    Il en ressort que je me suis sentie malgré tout perdue. Un grand nuage flou entoure les deux premiers volumes dans lesquels on avance à tâtons. Alors que le premier volet plante le décor, présente le personnage principal (Roland, le Pistolero) ainsi que la quête de la Tour Sombre, on patauge un peu. Roland a beau poursuivre cette Tour, on n'en connait pas les raisons, on ne sait pas ce qu'est cette Tour, ce qu'elle représente, ce qu'il est sensé y faire... Le plus surprenant c'est que le Pistolero lui-même ne connait aucune réponse à ses questions. Il l'avoue à chaque fois que quelqu'un tente d'en savoir plus. Les seules réponses que l'on peut glaner sont du type "Je sais que je dois m'y rendre" ou "J'y ferai ce qui doit être fait". Facile comme réponse ça, mais ça ne nous en dit pas beaucoup plus...

    Contrôle ce que tu peux contrôler, asticot. Laisse le reste te tomber dessus comme ça lui chante, et si tu dois succomber, que ce soit avec tes revolvers crachant le feu.

    De ce fait, j'ai eu l'impression que l'auteur lui-même n'avait pas clairement défini la Tour, et ne pouvait donc pas répondre à ces questions. J'ai eu la sensation que tout n'était clair dans son esprit que dans le troisième tome, puisque les rares explications sont plus fluides, sont moins flous. On sent à la façon de narrer qu'on ne se dirige plus vers un brouillard mais qu'il y a bien quelque chose de concret. C'est juste l'auteur qui choisit délibérément de ne rien dire.

    Son plan d'action se réduisait à une ébauche mais, souvent, mieux valait de grandes lignes qu'un dessin trop fouillé.

    Il n'y a pas que pour la Tour que j'ai trouvé l'histoire floue dans les deux premiers volets. J'avais l'horrible sensation de ne pas comprendre. Je saisissais les épisodes qu'on me racontait, les actions qui se déroulaient... Je n'en voyais juste pas la finalité. Placés dans un "tout", je n'en voyais pas l'intérêt. Je ne comprenais pas en quoi tout ce qui m'était raconté me serait utile à moi ou à la quête.

    Seuls des égaux se disent la vérité, voilà ce que je pense. Les amis et les amants passent leur temps à mentir, piégés qu'ils sont dans la toile de l'estime. Quel ennui !

    Pour faire simple, le premier tome est une sorte d'introduction. Comme dit précédemment, il présente le monde, le Pistolero et la quête. Le deuxième ne sert qu'à glaner des compagnons de route à Roland. C'est à partir du troisième tome seulement que la quête commence réellement !

    Ce qu'ils s'acharnaient tous deux à ne pas comprendre, c'était que, quand on se retrouvait confronté au Pistolero il valait souvent mieux lui foutre la paix.

    Franchement, ça valait plus que le coup de lire les deux autres avant. De toute manière, on ne peut pas passer à côté. Il est impossible de se dire "Oh bah si c'est comme ça, je commence directement au 3". Non, vous n'y comprendriez pas grand-chose car il est lié aux deux autres volumes. D'entrée de jeu même.

    Autant chercher à boire l'eau de l'océan à la petite cuillère que de vouloir discuter avec un amoureux.

    Ça peut paraître long de se dire qu'il faut lire 650 pages avant de rentrer dans l'action. Malgré tout, ce n'est pas difficile à lire. La lecture des deux premiers tomes n'a pas été une corvée. Elle n'était pas des plus plaisantes à cause de l'incompréhension mais pas désagréable pour autant. Ca se lisait tout seul. Je ne rechignais pas à tendre le bras pour attraper mon pavé.

    Une fois la quête commencée, je me suis régalée. Tout devint soudainement clair dans mon esprit quant à cette saga. Je ne nageais plus en eaux troubles sur tous les plans.

    Tout dans l'univers nie le néant : suggérer qu'il y a une fin voilà l'absurdité par excellence.

    L'univers est plus que riche. Je suis en adoration devant ce que King a créé dans cette série. Il a fait plus que simplement créé un univers. Il est complexe, il est recherché... Il y a différents espace-temps qui se rencontrent. Alors que je pensais être dans une époque de style western, on découvre de l'informatique, des éléments robotisés, des ordinateurs... Se trouvent aussi des monstres, des animaux, et surtout des humains.

    - Ne va pas commettre la bêtise de placer ton coeur à sa portée.
    - Excellent conseil. On se fait mal en aimant ceux à qui on est voué à en faire voir de drôles.

    Je suis profondément marquée par ces humains vivants dans un "monde qui a changé" comme le répète le Pistolero. Des vieux, des jeunes, des nains, des morts, d'une gentillesse incroyable, d'une cruauté monstrueuse, d'une folie à toute épreuve... La palette est tellement large ! Surtout, les humains du monde de Roland n'ont rien à voir avec ceux que l'on connait. Ils ont cette aura différente qui les entoure et qu'on ressent à la lecture.

    Le meurtre avait toujours existé dans le monde, mais se le dire ne lui était d'aucun réconfort.

    Tout ça parce que le monde a changé. Cet élément banal n'évoquait au début pas grand-chose dans mon esprit. Ce n'est qu'à mesure que j'avançais que j'en ai pris entièrement conscience, un peu à la façon d'Eddie. Les animaux ont changés, les hommes ont changés, même le temps a changé.

    - Je pensais à la stupidité des gens - tu les enfermes dans une pièce pourvue de six portes mais ils contiuent de se cogner aux murs. Et ils ont encore le culot de raler.
    - Si tu as peur de ce qu'il y a derrière les portes, peut être qu'il est plus sage de rebondir contre les murs, intervint Susannah.

    Le personnage de Roland est aussi atypique. Je m'attache à lui alors que je ne sais finalement rien de lui, ou presque. C'est un personnage de base solitaire, qui n'est absolument pas de type démonstratif, qui ne sourit pas souvent, qui ne connait pas l'humour et ne partage pas souvent ses pensées. À côté, c'est un très bon tireur, il n'a aucun mal à tuer un être humain, il est doté d'un sang-froid à toute épreuve et n'est pas du genre à s'angoisser. Pourtant, je l'aime bien ce Roland. Ce n'est pas le genre de personnage qu'on a d'habitude au centre d'une histoire, surtout avec un tel caractère.

    Et ce sera mauvais pour toi, pire pour moi, catastrophique pour elle.

    Sa façon d'être est liée à cette "philosophie" du kâ. Le kâ, pour faire simple, c'est le destin. Il arrivera ce qui doit arriver, alors pourquoi s'inquiéter? C'est un peu comme cela que semble fonctionner le Pistolero.

    Quelque défaut qu'on lui trouve, la régurgitation a au moins ce mérite : aussi longtemps que ça dure, il est impossible de penser à autre chose.

    Des mots comme "kâ" apparaissent au fur et à mesure de la lecture. Au premier tome, j'étais confuse. Il n'y a pas d'astérisque, encore moins de note de bas de page pour expliquer ce que sont ces mots inconnus. Ils ne sont pas non plus tout de suite définis dans le texte. À mesure de la lecture, notamment lorsque les compagnons de Roland apparaissent et que ceux-ci ignorent la signification de ces mots, on finit par en saisir les sens. Parfois il faut que ce soit expliqué plus d'une fois mais la finalité est la même : On comprend.

    Je crois qu'ils sont comme nous, Roland : toujours prêts à bouffer mais pas très chaud pour se faire bouffer.

    L'atmosphère globale de ces trois tomes me semble indéfinissable. Je n'ai d'ailleurs aucune attente particulière quant à la suite, ne sachant absolument pas ce que je pourrais y trouver. Dans La Tour Sombre, tout est possible, tout semble pouvoir entrer dans la saga, ce qui la rend imprévisible.

    Roland ne dit rien, mais il entendit la voix de Cort : "La faute est toujours au même endroit, mes bébés : chez celui qui est assez faible pour ne pas vouloir l'assumer."

     


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    Voyageurs T2 : L'Imortis

    Voyageurs T2 : L'Imortis
    De : Emilie Zanola

    2014 - VFB éditions
    3 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Voyageurs T1

    Les cauchemars reviennent, plus violents que jamais. Des Voyageurs disparaissent et les faux-semblants s’estompent. L’angoisse s’installe à la Cité des Rêves qui tremble face au groupe malfaisant des voleurs de rêves…

    Liana, notre héroïne, va devoir relever des missions de plus en plus sombres et mystiques !

    Malgré les drames qui s’abattent autour d’elle, l’étudiante va faire la découverte d’un objet étrange qui se révélera décisif… Une course contre la montre s’engagera alors, afin de rendre l’espoir à un peuple en perdition. Liana devra absolument retrouver l’Imortis, une magie millénaire. Mais un ordre obscur se mettra sur sa route : Les Trois !

    La jeune femme aura plus que jamais besoin d’être entourée. Accordera-t-elle encore sa confiance à Gab, son petit ami possessif ? À Sarah, dont les absences dérangent ou à Naël, qui semble cacher son jeu ?

    Les Voyageurs sont plus que jamais en danger ! Liana parviendra-t-elle à les sauver ?


    C'est avec joie que je me suis plongée à nouveau dans l'univers de Voyageurs. J'adore toujours autant ce principe de voyager dans les rêves et d'avoir une cité des rêves où les voyageurs vivent. Cette idée continue de me séduire et de faire son bout de chemin.

    Tout est possible dans les rêves

    Dans ce second tome, Liana n'a pas le temps de souffler. Entre ses relations avec ses amis, ses missions et sa quête, c'est à peine si elle a le temps de vivre ! C'est bien pour cela qu'on ne parle quasiment plus de cours ou d'université dans ce volet, elle n'a pas le temps de s'y rendre ou ne s'y rend pas. L'action prime, Liana court partout à la recherche de secrets et de réponses.

    L’intrigue suit son cours, nous entrainant de nouveau en Italie et dans la cité des rêves. Les découvertes émergent, les informations se succèdent, des liens sont faits... J'ai beaucoup apprécié le cheminement qui a été fait. C'est un peu comme mener une enquête. On ne sait pas encore tout, certains éléments sont encore à part, mais on en saura plus encore dans le tome suivant.

    En fait, il avait compris l'importance des rêves pour les humains, il pouvait les dominer, les contrôler.

    Les Trois font irruption dans ce second tome. Les Trois et l'Imortis, les deux éléments majeurs, les deux fils conducteurs de ce volume. Les Trois restent mystérieux même arrivé à la fin alors que l'Imortis prend forme dans notre esprit. L'auteure continue de donner des bouts de pistes sans pour autant nous donner les réponses tout de suite. Un régal à lire !

    J'ai d'autant plus apprécié les liens faits avec la réalité. On va se retrouver à parler de Jésus, de Marie, à faire écho aux Templiers, à évoquer le Graal et d'autres choses. Des mythes, des histoires, des légendes qui se mêlent et s'emmêlent. J'ai toujours été fascinée par toutes les histoires tournant autour des Templiers ou du Graal, alors avoir une histoire qui les mentionnent et qui joue un peu avec, ça m'a automatiquement plu.

    - Je ne comprends pas, combien y a-t-il d'artefacts?
    - La clé des rêves, le Graal et la Princesse.

    Mais tout n'est pas rose dans Voyageurs. Les Voleurs se font plus présents et plus féroces. La violence a monté d'un grand, les blessés commencent à se compter ainsi que les morts.

    Je tiens à saluer le travail de VFB éditions ainsi que de l'auteure sur ce deuxième tome, car il ne souffre pas de nombreuses fautes comme l'a été le premier volet. J'ai pu rester plongée dans ma lecture du début à la fin sans me heurter à une faute déroutante ou une phrase que je devais relire pour en comprendre le sens.

    Malgré tout, il y a eu quelques légers flops, comme une ou deux scènes pleines de "passion" qui ne transparait pas lors de la lecture ou le comique du "retourne-la" qui ne m'a semblé amusant que pour les personnages, car à la façon dont c'était tourné, je n'avais pas une seule seconde pensé à la même chose que Liana. Je peux aussi évoquer la fin, qui n'est d'aucune surprise quant à un personnage puisque des soupçons ont été implantés dès le premier tome.

    Quoiqu'il en soit, je dois avouer que ce second tome est bon. J'ai même envie de dire que l'auteure s'améliore.

    Bien évidemment, je serai au rendez-vous pour la suite des aventures ;)

     


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  • Paul West, tome 1 : God Save la France [VO]

    God Save la France
    VO : A Year in the Merde
    De : Stephen Clarke

    2006 - Pocket
    4 vol. (terminé?)

    Série : Paul West

    Nom : Paul West.
    Âge : 27 ans.
    Langue française : niveau très moyen.
    Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir.
    Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français.
    Hobbie : lingerie féminine.
    Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham.

    Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne "Voulez-Vous Café Avec Moi", Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines.
    Et il n'est pas au bout de ses surprises...


    J'avais commencé God Save la France l'an dernier. À peine quelques pages passées, j'ai dû m'arrêter. Je n'arrivais pas à le lire. C'est un livre avec de l'humour anglais. Quoi de mieux que de le lire dans sa version originale? C'est ainsi que je me suis retrouvée à lire A Year in the Merde, pour lequel je n'ai pas eu de blocage aux premières pages.

    We left the building at 12.30 with "bon appétit" ringing in our ears. The people who saw us called it out like you would say "Happy Christmas". Every lunchtime, it seemed, was a celebration. And why not?

    Je m'attendais à un livre très drôle, qui arriverait à me faire rire. Ce ne fut pas le cas. Il s'agit bien d'un livre humoristique, à n'en pas douter. De là à me faire rire, non. Sourire à la limite, bien que je n'en ai pas le souvenir.

    A worker is going a bit slow, you fire him. Here it is not the same. They call the inspecteur du travail, the work inspector, they complain, and you pay damages or the union makes a strike and it is the merde générale.

    J'ai globalement beaucoup aimé ce qu'on peut trouver dans ce livre. En tant qu'Anglais dans un pays étranger, bien des choses vont sembler étranges à Paul, des choses qui pour nous sont pourtant évidentes. Je me suis retrouvée dans bien des réflexions qu'il mène et ai trouvé de nombreuses parts de vérité. Le mieux est encore qu'il le dise simplement. Il ne le dit pas pour dégrader la France, la discréditer ou se moquer méchamment d'elle. Il constate juste et essaie de comprendre pourquoi ça fonctionne ainsi alors qu'on pourrait faire autrement. Il pointe du doigt ce qui ne va pas et je me retrouve dans ses pensées.

    "Red lights are like queues," he said scornfully. "They are for people who have time to waste."

    Parfois caricatural, parfois un peu cliché, amusant malgré tout. Paul West vivra intensément son année en France. Notamment du côté sexuel. J'ai eu l'impression qu'il avait une femme dans son lit tout le temps ou presque. Cela menait parfois à des moments humoristiques, d'autres non.

    "Why do French people call us English-speakers Anglo-Saxons? The Anglo-Saxons were a tribe of hairy blonds with horns on their helmets who invaded the British Isles in the Dark Ages. Do I have a helmet with horns on?"

    On peut aussi être interloqué par ce qui arrive à notre anglais. Il semble avoir beaucoup de chance au début, jusqu'à ce qu'elle tourne. Il réalise surtout ce dont est constituée la vie d'un français au travail : de pas grand-chose. La devise de sa "team" est plutôt de l'ordre du "moins j'en fais, mieux je me porte". On va plonger tête la première dans l'hypocrisie des personnages français tout autant que dans une sorte de mal être qui va être brièvement évoquée : Paul ne se sent pas français, et lorsqu'il est en Angleterre, il ne se sent pas anglais...

    On April the first, you understand why the French admire the British sense of humour : we have one.

    After all, everything else in France is centralized - why not April Fool's jokes?

    Globalement, le livre est très bien si on a un peu d'autodérision et d'ouverture d'esprit. J'ignore cependant pourquoi, j'ai eu du mal à lire ce livre. L'anglais n'était pas des plus simples (pas des plus compliqués non plus, mais il ne se contente pas d'un langage courant), et je n'ai pas réussi à créer de lien avec le livre alors que l'histoire était bien.

    Liberté, égalité, get out of my way

     


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