• Nos amis les humains
    De : Bernard Werber

    2005 - Le Livre de Poche

    Science-fiction

    Les humains sont-ils intelligents ?
    Sont-ils dangereux ?
    Sont-ils comestibles ?
    Sont-ils digestes ?
    Peut-on en faire l’élevage ?
    Peut-on les apprivoiser ?
    Peut-on discuter avec eux comme avec des égaux ?
    Telles sont les questions que peuvent se poser les extraterrestres à notre égard.


    J'ai volontairement coupé la fin de la quatrième de couverture car je trouve qu'elle en dévoile de trop. Elle dit un élément qui, à mon sens, devrait rester secret. Ce devrait être au lecteur de le découvrir en lisant le livre, ce qui préserverait en plus une petite part de mystère.

    Werber est un auteur plus que connu dans le domaine de la science-fiction et j'ai voulu plus d'une fois m'essayer à un de ces livres. J'ignore pourquoi je ne l'avais pas fait plus tôt. Faute de temps? D'envie? Ca ne correspondait pas à mon humeur du moment? Aucun livre de lui sous la main? Les excuses peuvent être nombreuses. Pourtant, après ce premier essai, j'ai très envie de m'essayer à un autre de ses livres (ce qui tombe bien, j'en ai un autre qui traîne sur mes étagères).

    - Je parle normalement. Ce n'est pas ma faute si être inculte et sans vocabulaire est considéré du dernier chic.

    Nos amis les humains est un roman très court. Je l'ai en format poche, il fait à peine une petite centaine de pages. Accessible, rapide à lire. De quoi se lancer dans l'univers Werber sans trop de mal, à moindre frai et sans difficulté.

    D'autant plus qu'il s'agit là d'un roman dialogué ! Je n'avais connu qu'Hygiène de l'Assassin d'Amélie Nothomb, jusque-là, dans le genre. Je trouve ce type de récit totalement passionnant. Le décor et les actions sont un peu mise de côté au profit d'un dialogue entier. Et qui dit dialogue sur des pages et des pages dit réflexion.

    Dans le cas présent, nos deux êtres humains auront de quoi jacasser. Ils se réveillent tout deux enfermés dans une pièce aux parois transparentes mais dont on ne voit rien au travers, tout est sombre. Ils ne se connaissent pas, ne savent pas comment ils ont atterri ici ni même pourquoi.

    - Et après on s'étonne que l'espèce dégénère. Il faut voir comment les couples se choisissent. Dans l'obscurité et le vacarme. C'est le darwinisme à l'envers, ce sont les plus nuls qui s'accouplent et se reproduisent.

    Pour une première rencontre, il y a mieux, j'en conviens. Toutefois, ils n'auront pas à chercher bien loin pour discuter (et se disputer), ce qui n'est pas plus mal non plus. Ils ne semblent pas disposer de beaucoup d'espace également, donc ils sont obligés de supporter la présence de l'autre. Rien pour se cacher, impossible de s'en aller. La seule chose qui leur reste encore est la parole semble-t-il.

    J'ai trouvé ce petit roman très intéressant. Par sa structure d'abord mais aussi par les deux personnages, aux antipodes l'un de l'autre, qui vont pourtant aller jusqu'à faire le procès de l'humanité pour savoir si oui ou non, les humains méritent de continuer à vivre, et ce sur un ton humoristique.

    Alors que tous les autres animaux savent autoréguler leur population, nous on déborde de partout.

    On en profite également pour observer ces deux petits êtres prisonniers. Surtout Sam, qui passe par tous les états possibles. Elle ferait un très bon sujet d'étude ! Un brin de folie au départ, une foi sans borne soudaine dans le corps d'une fille digne d'un intérêt nul/inexistant.

    Un petit livre sympathique qui m'a ouvert une porte vers l'auteur qu'est Werber.

     


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  • Fangirl [VO]

    Fangirl
    De : Rainbow Rowell

    2014 - Milady

    Pour trouver sa place dans le monde, Cath pourra-t-elle toujours compter sur Simon Snow ? 

    Cath est fan de la série Simon Snow, comme le reste du monde. Sauf qu’elle ne se contente pas d’endosser le costume de son héros favoris à chaque avant-première, elle va jusqu’à écrire la suite des aventures du jeune mage, et publie ses histoires sur un site ou sa fanfiction est suivie par des milliers de lecteurs. Tout bascule le jour où Wren, sa sœur jumelle, qui partage sa passion depuis toujours, décide de faire chambre à part sur le campus universitaire. Alors que Wren s’apprête à profiter dignement des joies de la vie étudiante, Cath est soudain projetée dans un univers hostile où elle va devoir se confronter à des gens bien réels : son père, publicitaire qui frise le surmenage, une prof de littérature qui méprise la fanfic, une coloc un peu revêche et un petit ami envahissant…


    La promotion qu'il y a eu de Fangirl avant sa sortie et jusqu'à celle-ci ne m'aura pas échappée. Comme des dizaines d'autres personnes, je crevais d'envie d'avoir le livre entre mes mains et de le dévorer. Un seul problème se posait alors : il n'était pas encore paru en France. J'ai pris les devants, je me le suis procuré en anglais. Pourtant, je l'ai lu après la sortie de la version française...

    Mais j'aime lire en anglais. Profondément. Encore plus lorsque le livre a un vocabulaire de type courant, comme c'est le cas de Fangirl. Pas besoin d'ouvrir un dictionnaire à chaque page pour comprendre ce qui se passe. L'anglais utilisé est facile et accessible à tous. À cela s'ajoute une succession de chapitres relativement courts, ce qui a aussi facilité ma lecture.

    Même si le style d'écriture est agréable et à portée de tous, si l'histoire n'est pas bien également, le livre n'en sera pas exceptionnel. Fangirl est mieux que bien. Fangirl est génial. Fangirl est une bouffée d'air frai, une peinture réelle d'une vie.

    "You're really pathetic."
    "I'm not."
    "You are. You don't have any friends, your sister dumped you, you're a freaky eater... And you've got some weird thing about Simon Snow."
    " I object to very single thing you just said."

    En l'occurrence, ici, Cath. Une jeune fille totalement accro à Simon Snow et à la fanfiction qu'elle écrit. Je n'avais jamais mis mon nez dans les fanfictions avant, je n'y connaissais rien, si ce n'est le principe et je dois même avouer que je faisais partie de ceux qui n'en voient pas l'intérêt puisqu'on a déjà les histoires "originales". Depuis, j'ai mis de l'eau dans mon vin. Beaucoup d'eau ! Je comprends mieux leur point de vue et je suis même conquise par l'idée. En revanche, le débat sur les questions de droits d'auteur ou d'originalité de l'oeuvre (lorsque Cath se fait remonter les bretelles par sa prof) est très pertinents. Rainbow Rowell se contentera simplement de faire glisser le sujet, sans vraiment créer de longs discours sur le sujet. Là n'est pas l'intérêt de l'histoire après tout.

    Cath kept noticing things.
    Boys.
    Guys.
    Everywhere.
    Seriously, everywhere. In her classes. In the Union. In the dormitory, on the floors above and below her.

    Je n'ai pu m'empêcher d'apprécier tout de suite Cath. Introvertie, réservée et solitaire sont ce que quiconque penserait d'elle en la voyant. La sociabilité, ça ne la connait pas. Elle l'évite même. La nouveauté, c'est pire encore ! Se retrouvant toute seule, elle va pourtant devoir apprendre à s'ouvrir aux autres petit à petit. L'évolution se fait en douceur, pas à pas elle se laisse tenter par des éléments de la vie étudiante qu'elle rejetait jusqu'alors. Elle ne va pas pour autant subir une transformation spectaculaire et devenir la fille super populaire de son université. Restons dans la réalité s'il vous plait.

    Cath wasn't trying to make new friends here.
    In some cases, she was actively trying not to make friends, though she usually stopped short of being rude. (Uptight, tense, and mildly misanthropic? Yes. Rude? Na)

    En parlant de réalité, Reagan est le personnage qui va permettre à Cath d'y faire face. Elle est un peu brute de décoffrage, certes, mais elle a au moins la franchise de balancer ce qu'elle pense à Cath, surtout en ce qui concerne le fait qu'elle ne se lie avec personne et reste dans son coin entourée de dizaines d'images de Simon Snow. Raegan va faire redescendre Cath sur terre.

    Wear whatever. Weat something that doesn't have Simon Snow on it, so that people won't assume your brain stopped developing when you were seven.

    À côté, nous avons Levi, un personnage tout aussi attachant que Cath et Raegan dans un certain sens. Levi, c'est.... Levi ! Un garçon mignon sans être pour autant exceptionnellement beau, avec ses qualités et ses défauts. L'auteure saura très bien nous montrer cela. Elle ne va en aucun cas le mettre sur un piédestal et faire en sorte que les filles qui en soient amoureuses le trouvent parfait et bavent devant lui. On est loin du compte. Il est comme il est, naturel. Il est dépeint comme tel, avec ses manies, ses bons côtés et ses mauvais.

    "I don't exist to amuse you, you know."
    "One, are you sure? Because you do."

    Je trouve que là se trouve une des forces du roman. On n'est jamais dans la surenchère, dans l'extrême ou même dans des stéréotypes. Les personnages sont humains, sont développés, ils sont complexes, entiers.

    Dans la même idée, on ne cherche pas à e que tout soit beau ou catastrophique et on ose des choses qui ne passeraient pas dans d'autres histoires d'amour. Cath est, par exemple, en adoration devant un menton. Elle ne le lâche pas du regard, ça l'obnubile, elle ne peut s'en détacher... Ah ! Ce menton ! Il la fait fondre. Dans une histoire plus "banale", une fille aura plutôt tendance à baver sur les abdos ou les bras d'un personnage masculin.

    My plan is to do things that make you want to hang out with me again tomorrow.

    Cath est donc un personnage en quelque sorte atypique dans lequel nous serons pourtant des milliers à pouvoir nous identifier. Grâce à elle et à sa répartie, j'ai eu l'immense joie de lire des dialogues tout simplement épiques entre Levi et elle. Leurs échanges sont juste fantastiques à certains endroits. Mémorables. J'en suis très agréablement marquée et je me suis faite une joie de les relire tant ils sont.... aaahhhh ! Trop bien !

    Je suis plutôt du genre à lire d'une traite habituellement, à ne m'arrêter que lorsque c'est nécessaire ou que je n'ai pas le choix (manger, dormir, manger, dormir, travailler...) pourtant, avec Fangirl, j'ai à plusieurs reprises posé mon livre à côté, souri béatement de la scène que je venais de lire et refait une nouvelle fois la scène dans ma tête pour l'apprécier encore. C’est ça, un coup de coeur.

     


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  • Cygnis
    De : Vincent Gessler

    2010 - L'Atalante

    SF - Post apocalyptique

    Est-ce le ciel ou la forêt ? Un fourmil­lement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’œil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.

    C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…


    Combien de fois auparavant ai-je ouvert ce livre, lu quelques pages et l'ai reposé sur mes étagères? Je dirais deux à trois fois, ce qui est tout de même beaucoup. J'avais même perdu espoir de réussir à le traverser, à tourner toutes ses pages en lisant chacun de ses mots. Cette fois encore, après quelques pages, j’eus envie de le mettre de côté pour une autre fois, un autre jour. J'ai tenu bon.

    Ils font ainsi depuis toujours ; ils déterrent l'un d'eux qui grossira leurs rangs.

    Pourtant, Cygnis n'est pas une histoire ennuyante. J'ai simplement eu un peu de mal à plonger dedans. Ou beaucoup de mal. Mon esprit peinait quelque peu à recréer une image virtuelle du monde imaginé et décrit par Gessler. Les descriptions ne manquent pas, et le livre regorge de mots recherchés, d'un vocabulaire riche et de tournures raffinées. C'est indéniable : Cygnis est incroyablement bien écrit.

    Malgré tout, mon esprit peinait à assembler toutes les images que l'histoire imprégnait dans ma tête. Même lorsque je réussis à me fondre dans le récit, beaucoup de flou demeurait sur les décors.

    Les robots savent mieux qu'aucun humain économiser leurs gestes et adopter des postures équilibrées.

    Le décor est constitué de grands espaces de verdure, notamment des forêts, dans lesquelles progresse notre trappeur, Syn, accompagné de son loup Ack. Des ruines apparaissent au cours de leur progression, vestiges d'un temps disparu. Vestiges des hommes. Vestiges de notre futur. On se prend au jeu avec Léah et Syn, qui découvrent nos restes en ignorant tout de l'utilité des bâtiments ou des objets qu'ils arrivent à retrouver. On s'insinue dans leurs esprits, avec leur savoir, afin de comprendre comment ils peuvent percevoir tous ces objets.

    Quand la passion des ruines l'emporte, on devient fouisseur ; quand c'est celle des grands espaces, on devient trappeur.

    Et entre les humains et les ruines se dressent les robots. Entités de fer, ennemis proclamé des hommes. Un combat permanent fait rage entre les deux espèces alors qu'au sein même des hommes, des conflits se créent.

    Syn vit en marge de tout. Solitaire dans l'âme, trappeur dans la vie, il n'a aucun mal à évoluer seul dans ce monde. Il parle peu. Les dialogues ne sont pas maîtres dans ce roman, la part belle étant faite à la narration. Il est sûr de lui. C'est un combattant. Il n'hésite pas pour autant à boire de la bière ou profiter d'une nuit en compagnie d'une prostituée lorsqu'il passe en ville.

    À n'être de nulle part, on appartient au monde entier. On peut s'inviter partout comme si on avait toujours été là. On a le recul de toutes les situations et, surtout, on peut s'en aller quand on le désire.

    Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, que ce soit Syn, Ack, Léah, Gib, Dek, Eilly ou les autres. Aucun lien ne s'est créé entre eux et moi. J'ai tout de même pu les suivre comme une voyageuse les accompagnant dans leurs périples respectifs.

    Trop c'est trop, il y a un moment où il faut juste accepter ce qui se passe et avancer.

     


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  • L'Ahadorya, bulle au coeur de lumière

    L'Ahadorya, bulle au cœur de lumière
    De : Losan Charo

    2014 - VFB éditions

    Fantasy

    Un frais matin d’été, Emma et Nathan, frère et sœur, découvrent le corps d’une belle inconnue gisant sur une plage. La fratrie se retrouve face à une femme muette, aux agissements étranges. Mystérieuse, cette dernière disparaît dans des circonstances inexpliquées…

    Un jour, l’intrigante inconnue téléporte, contre leur volonté, Emma et Nathan dans un temple aux mille et une couleurs. Ils en reviennent bouleversés et n’ont plus qu’une idée en tête : revoir au plus vite cette femme prénommée Pfince.

    Lorsque cette dernière revient les voir, c’est pour les emmener dans son monde caché où tout semble parfait : L’Ahadorya…

    C’est alors qu’une mission s’impose à Emma et Nathan… Retrouver une relique magique avec l’aide d’un simple médaillon.

    Mais, cette relique est aux mains d’une très ancienne confrérie… En frôlant la mort, la fratrie comprendra qu’une prophétie est écrite et qu’ils en sont les acteurs…


    Un Frère, Une Sœur… Un Médaillon et une Relique… Une Prophétie qui dérange…

     


    Un grand merci à VFB éditions pour m'avoir permise de lire ce livre :D

    J'ai bien envie de coller l'étiquette "Jeunesse" à ce roman. La seule chose qui me retient est l'âge des personnages, qui ont entre 17 et 20. J'ai d'ailleurs l'impression que leur âge n'a été choisi que pour qu'ils puissent prendre le train seuls Autrement, ils auraient pu avoir de 14 à 17 ans que je  n'aurais pas senti la différence lors de la lecture, tant par la narration que leur comportement.

    C’était étrange songea-t-il. Elle s’exprimait comme si elle était une extraterrestre qui avait découvert la Terre pour la première fois.

    Côté histoire, j'apprécie beaucoup les livres du type Urban Fantasy, un monde réel dans lequel on insère des éléments de fantasy, que ce soit des créatures ou une porte donnant sur un autre monde. L'Ahadorya est une cité fantastique que vont découvrir Emma et Nathan. Une cité dans laquelle la magie existe, une cité qui n'est pas sans rappeler la célèbre Atlantide.

    L’Ahadorya, dans notre langue signifie la bulle au cœur de lumière. Ce qui est juste puisque la cité se trouve réellement… dans une bulle.

     Côté personnage, le trio composé de Emma, Nathan et Hugo est une bonne bande de copains. On sent qu'Emma trouve Hugo a son goût sans pour autant que ça n'aille plus loin dans le roman. Aucune amourette en vue, seule la quête compte !

    Le personnage qui m'a le plus marqué reste Pfince. Je n'ai cessé de me méfier de celle-ci. Je ne savais pas si je devais lui faire confiance ou non. Elle me donnait l'impression qu'elle pouvait trahir nos adolescents à tout moment, pouvant faire semblant d'être gentille pour se faire. Qu'en est-il réellement? Il serait triste de vous le dévoiler ! En revanche, elle est celle qui va donner leur quête à Emma et Nathan.

    — Même son nom fait peur : Vorvol, prononça-t-il d'une voix grave.

    Malheureusement pour moi, je n'ai pas réussi à tisser de lien avec l'histoire ou les personnages. Je n'ai ressenti aucune émotion au cours de ma lecture, si ce n'est un brin d'agacement sur la fin lorsqu'Emma commence à pleurer pour tout.

    Globalement, il s'agit tout de même d'une lecture plaisante, que je conseille davantage à des jeunes à la recherche de fantasy et d'un peu d'action.

     


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  • L'amour? C'est mathématique !
    De : Davide Cali

    2013 - Sarbacane

    Jeunesse

    Si je demandais à une fille de sortir avec moi
    j'aurais 50% de chances qu'elle dise OUI.

    Si je demandais à TROIS filles ?


    Notre jeune narrateur a eu la folle et bonne idée de faire des probabilités avec l'amour. Une idée curieuse qui est pourtant intelligente, je trouve. Car, à tout âge, on se trouve confronté un jour à devoir demander à quelqu'un de sortir avec soi. La question peut rester bloquée dans notre esprit ou notre gorge bien longtemps avant qu'on ne trouve le courage de la sortir. Et si ce petit bonhomme avait trouvé le moyen de donner du courage?

    J'avais découvert la formule de l'amour gagnant presque à coup sûr !

    Moi-même, en lisant ce livre, je me suis également dit qu'il n'y avait finalement pas grand-chose à perdre, qu'il n'était pas nécessaire d'en faire tout un plat et qu'effectivement, après tout, il y a tout de même 50% de chance que l'autre dise oui. Et pourtant, la peur du "non" est omniprésente, comme si, finalement, il y avait 90% de chance de l'entendre. Nos jeunes amis vont également être confrontés à cette peur du "non". Mais heureusement que les probabilités sont là !

    Mais c'est la peur des 50% de non qui me bloque.

    Car bien sûr, notre garçon a décidé de mettre toutes les chances de son côté. Et pour augmenter ses chances d'entendre le merveilleux "oui", il a décidé non pas de demander à une seule fille, mais à trois ! Il n'a pas fait ce choix uniquement pour voir ses chances grimper, il est surtout amoureux de trois filles dans son école. Si jeune et déjà amoureux de plusieurs filles !

    J'ai eu peur de ce que j'avais peut-être découvert. Une formule genre bombe atomique, un truc qui va complètement bouleverser l'histoire de l'humanité.

    D'ailleurs, ce livre jeunesse est passé comme une lettre à la poste. Les pages se sont tourné toutes seules. Une seule fois, le mot "collège" se balade. Une seule, rendant le livre abordable par tous les publiques, les plus petits comme les plus grands.

    Après tout, en étant "grand", on se complique beaucoup les choses, on instaure plein de paramètres, on se prend beaucoup la tête... Alors que nos compagnons posent les choses très simplement, certes parce qu'à leur âge, ils ne peuvent pas s'inquiéter des mêmes choses, mais en même temps, ils ont aussi raison. Une chose peut être simple si on décide de la présenter simplement.

    Il ne faut pas trop penser au futur, mais au présent. Et question présent, j'ai zéro fille. Donc, c'est décidé. J'y vais.

    Le tout dans un court livre d'une soixantaine de pages, aux caractères relativement gros et à la mise en page très aérée qui colle parfaitement à l'atmosphère de l'histoire.

    Il ne reste qu'à suivre l'idée de ce petit garçon, accompagné par les avis de ses amis, pour savoir ce qu'il en sera une fois face à la réalité, lorsqu'il devra se lancer!

     


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