• Titre : Le Dragon de Feu
    Autre : Ferno, the Fire Dragon
    Auteur : Adam Blade

    Genre : Fantasy
    Série : Beast Quest
    Tome : 1

    Année : 2008
    Editeur : Hachette
    Prix : 5€

    Un sorcier a enchanté les créatures magiques protégeant le royaume d'Avantia. Seul un véritable héros peut les libérer, les empêchant de détruire les terres. Est-ce que Tom est le héros qu'Avantia attendait?

     

    - Un Petit Mot -

    « One day I'll be the finest swordman in all Avantia. Even better than my father, Taladon the Swift! »

    Troisième livre que je lis en anglais depuis que je suis en Angleterre. Encore un livre "simple" et destiné à un public relativement jeune. Le dernier de la de cette série. J'ai suffisamment confiance en moi pour m'attaquer à quelque chose de plus conséquent. Quelque chose de plus intéressant aussi, car des histoires pour enfant, c'est bien à condition de tomber sur les bons et à petite dose. J'ai trop grandi. Je ne me reconnais plus dans ces héros adolescents. Surtout dans celui-là. J'ai quand même eu un peu de chance en piochant ce roman. C'est le premier de la série auquel il appartient. Ça arrive rarement que ce soit le cas. Tout du moins, quand je ne me suis pas renseignée au préalable. Ça commençait donc plutôt bien finalement.

    L'intérieur me faisait un peu faire la grimace par contre. Le texte n'est pas en justifier. J'ai vraiment du mal avec les textes longs qui ne sont pas en justifier. Surtout dans un livre ! Quel choc ! Ça ne fait pas "propre". Ma lecture s'en est retrouvée relativement perturbée les premières pages. Jusqu'à ce que j'en fasse fi. Autre point, qui est cependant normal pour un roman de ce type : les illustrations. S'il y a bien une chose que je n'aime pas trop dans mes romans, c'est bien d'avoir des images de ci de là au milieu des pages. Sauf que je ne peux pas vraiment me plaindre là puisque je ne suis pas le public visé. Alors on fait avec. Ça a au moins l'avantage que le texte est plus court. Donc le livre plus rapide à lire qu'il n'y parait (bien qu'il ne soit pas long déjà, une centaine de pages). Le texte était gros, les interlignes passablement importants. Une lecture qui se fait très rapidement pour moi.

    « Ferno the fire dragon was gigantic. Towering over them all, with his huge, jagged wings extended, he blocked out the sky. His head was coal-black and spiky; »

    J'ai beaucoup moins accroché à cette histoire qu'à celle de Vampirates, qui pourtant semble viser un public du même âge. Alors que Vampirates m'avait totalement emportée, à côté, Le Dragon de Feu fait un peu un flop. Un peu trop "classique", "histoire bateau". Peut-être parce que c'est le premier volume. Après tout, quand Tom va au château demander l'aide du Roi et que celui-ci lui donne la quête des bêtes à accomplir juste parce que son père était un bon guerrier et très connu, j'y croyais pas. Je ne dois pas assez de reste de l'enfant qui est en moi pour y croire les yeux fermés, sans faire attention à rien. Non. C'était vraiment trop facile pour le coup. Confier une mission comme ça à un jeune adolescent, sans vérifier s'il sait manier une épée ou quoique ce soit. Moyen. J'ai du mal. Je pense que je l'aurais facilement gobé plusieurs années en arrière.

    En fin de compte, c'est mal venu de ma part de dire quoique ce soit de mauvais sur ce livre. Je ne suis pas le bon public, je n'ai pas lu avec les bons yeux. Je ne doute absolument pas qu'un enfant prendrait un énorme plaisir à lire cette histoire. Elle est bien construite qui plus est. Un héros, une quête, de méchantes grosses bêtes à tuer (ici un dragon) et des compagnons : Le Magicien du palais, Elenna, Silver, Storm... Ça fait une petite aventure très agréable suivant les codes de base d'une histoire héroïc fantasy pour les jeunes. Je n'hésiterai pas à le faire lire à un enfant un seul instant.


    votre commentaire
  • Vampirates : Dead Deep

    Titre : Dead Deep
    Auteur : Justin Somper

    Genre : Aventure, Fantasy
    Série : Vampirates
    Tome : 1.5 (Entre deux tomes)

    Année : 2007
    Editeur : Simon and Schuster
    Prix :

    Une pause dans leurs tâches à bord leur étant offert, Connor et ses amis Brat et Jez en profitent pour quitter le navire quelques temps et faire un tour à la Calle del Marinero. Alors qu'ils pensaient remplir leurs pansent de nourriture, boire un peu et s'amuser, ils font la rencontre d'une jeune femme, imbattable au bras de fer ce soir-là. Après quelques ennuis avec d'autres pirates, ils se retrouvent à bord du Lorelei, le navire de la jeune feme.

     

    - Un Petit Mot -

     

    Je crois pouvoir dire que c'est définitif : Jusqu'à l'été prochain, les livres présentés seront anglais. En même temps, étant en Angleterre, j'essaie de parfaire ma langue notamment au travers de la lecture. Et puis, j'ai déjà acheté une dizaine d'ouvrages dans cette langue. Ils ne sont pas là pour refaire la tapisserie de ma chambre mais bien pour être lus ! Avec un peu de chance ils existeront également en version française, je vais tâcher de me renseigner à chaque fois. Ce qui est le cas pour la série Vampirates, dont j'ai lu un volume récemment.

    Vampirates est une série composée de, normalement, 6 volumes. Des petits volumes, moins d'une centaine de page. Après Hemingway's Chihuahua, je me devais d'aller lire une histoire plus longue que 10 pages. Pas trop longue non plus, que j'apprivoise tous les nouveaux mots à apprendre liés à la narration. Vampirates est donc un premier pas pour moi, un qui me mènera, sans aucun doute, à lire ces ouvrages plus imposants que j'ai achetés !

    Je n'ai pas lu toute la série Vampirates. Je n'en ai lu qu'un. Pour la simple raison que je l'ai emprunté à la famille qui m'héberge et ils n'ont pas les autres volumes. En soit, ce n'est pas grave. Surtout qu'au début, l'auteur nous le fait savoir :

    The following events take place between the ends of VAMPIRATES : DEMONS OF THE OCEAN and the beginning og VAMPIRATES : TIDE OF TERROR...

    Attention, first-time voyagers with the VAMPIRATES crew ! You do not need to have read the previous books to enjoy VAMPIRATES : DEAD DEEP... so go ahead, dive in!

    Deux informations ici :

    1) Ce volume se situe entre deux autres
    2) Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les autres (et surtout les précédents) pour comprendre ce volume-ci

    Après m'être renseignée pour pouvoir faire la "fiche technique" que vous trouvez plus haut, je me suis aperçue que ce volume est à part des 6 autres. Si on devait le numéroter, ce serait le 1,5. Autant dire que j'ai fait fort sur ce coup-là. Ca peut en tout cas expliquer beaucoup de choses, notamment pourquoi les fameux "Vampirates", que j'avais hâte de connaître car je n'avais jamais rencontré un seul pirate qui soit vampire (ou inversement), sont pour ainsi dire inexistants du volume. Il n'y en a qu'un seul : Sidorio. Il n'apparaît pas souvent, juste à un instant au milieu, pour dire qu'il existe, dans les paroles échangés par les 3 pirates que l'on suit, afin de savoir qui il est, et enfin à la fin, où il fait réellement son méchant afin de pousser le lecteur à lire la suite.

    Pour le second point en revanche, spécifiant qu'on a pas besoin d'avoir lu le volume précédent, c'est vrai jusqu'à un certain point. En tant que tel, on nous explique tout. On nous dit qui sont nos trois pirates, on nous explique qui est Sidorio etc. (Sans pour autant systématiquement passer par un passage de narration long et ennuyeux). Il n'empêche que, c'est justement avec Sidorio qu'on se rend compte qu'en tant que lecteur, si on a pas lu le tome précédent, ça coince un peu. J'ai parfois eu l'impression d'avoir "manqué des trucs". On a beau m'avoir informé que c'est un "méchant", qu'il a voulu faire du mal à la soeur de Connor et qu'il a été viré de l'équipage ainsi que du bateau, par moment, j'ai pourtant senti que certains éléments manquaient pour complètement tout comprendre. Je ne dis pas que ça empêche la compréhension globale de l'histoire, loin de là. C'est juste par rapport à Sidorio, comprendre son comportement. Finalement, pour moi, il est comme un inconnu. En ayant lu le volume précédent, j'aurais été plus familière avec lui.

    Passons sur un élément de l'histoire. Une femme mentionne que le nom de son bâteau est "The Lorelei". Autant dire qu'une fois que ce mot est passé sous mes yeux, la suite des évènements était totalement prévisible. Tout dépendra de si on connait ou non l'histoire autour de cette fameuse "Lorelei", qui vient d'Allemagne. Dans mon cas, j'en ai déjà entendu parler à travers mes cours d'Allemand. Si le livre vous intéresse et que la "Lorelei" vous est inconnue, tant mieux ! Et rien que pour des personnes comme ça, je ne vais pas expliquer ce que c'est (et je ne leur conseille pas d'aller se renseigner sur le net, ça leur gâcherait une partie du plaisir de la lecture). Une partie seulement. Car, bien que les choses aient été prévisibles grâce à ce simple mot, ce n'est que l'élément le plus important qu'on comprend. Je veux dire, on dispose de ce qui pourrait résumé la trame. Il n'empêche que pour les détails et la façon dont c'est mis en place et raconté, on ne pouvait le deviner. Ca ne m'a donc pas gâché tout mon plaisir de lecture, juste l'effet de surprise que j'aurais pu avoir en sachant ce qui se cachait derrière "Lorelei". Qui plus, à chaque dem-journée qui passait, je me disais "ça va arriver", sans que l'évènement ne se produise. Même sans avoir un certain effet de surprise, j'étais tenue en haleine, impatiente que ça aie lieu.

    « Do you want to go deep... or do you want to go dead deep? »

    Le deuxième point qui m'a un peu embêté (un peu, je n'en ai pas fait tout un fromage à la lecture), c'est la fin. Tout du moins, la façon dont l'aventure se termine pour nos trois pirates. L'auteur a, pour moi, choisi la facilité. Mais réellement. Je suis désolée de gâcher ce moment pour certain. Pour faire simple, tout se conclu par un énorme trou de mémoire pour tous, ignorant tout de leurs aventures dans cet endroit (Vous pouvez quand même lire le livre pour les aventures, ce qui est le plus important!). Sauf que du coup, l'auteur s'en retrouve sauvé. Il n'a ainsi pas à expliquer quoique ce soit, comme la façon dont ils ont été sauvés, le tattouage et d'autres choses. Tout se résume par un grand trou de mémoire pour tous, sans aucune explication. Question facilité, on ne pouvait pas faire mieux.

    D'un autre côté, cette série est tout de même pour un jeune public. Ils sauront s'en contenter. Qui plus est, comme je l'ai dit, ça ne m'a pas plus dérangé que ça. Sur le moment, on s'en rend compte, on le remarque, et puis on continue sans se prendre le chou pendant trois heures sur la page (ce qui m'est déjà arrivé pour d'autres romans). Je suis par ailleurs grandement étonnée de ne pas avoir été coincée à un moment où à un autre par l'âge des personnages, ce qui me rebute souvent quand ils sont jeunes. Pour une fois, car ces moments deviennent assez rare, je me suis simplement laissée emportée par leurs aventures dans ce monde fantastique. J'ai l'impression d'avoir fait un bon en arrière, d'être revenue à mes années de collège avec ce livre. C'est exactement le genre de livre que j'aurais pu lire. Court et fantasy.


    2 commentaires
  • Hemingway's Chihuahua and others mysteries

    Titre : Hemingway's Chihuahua and others mysteries
    Auteur : Peter Flynn

    Genre : Historique

    Année : 2011
    Editeur : Didier
    Prix : 7,50€


    Cet ouvrage contient 10 nouvelles en anglais d'environ une dizaine de pages chacune :

    - Einstein's Chauffeur
    - Notes from the Maestro
    - Strangers in a Bar
    - Josephine's Beast
    - Buckingham Palace Poker
    - A Letter to Stalin
    - Hemingway's Chihuahua
    - Death in Hollywood
    - Winston v Welles
    - Follow the Song

     

    - Un Petit Mot -

     

     Comme le titre le laisse entièrement transparaître, ce livre est en anglais (et là, quasiment tout le monde s'en va, parce que l'anglais et vous, ça fait peut être deux). Je comprends par ailleurs vos réactions par rapport à cela, surtout que, vous achevant, je vous précise tout de suite : Ce livre n'existe pas en français. Voilà. C'est fait. Au revoir !

    Plus sérieusement, j'ai acheté ce livre au cours de l'été, avant de prendre les voiles pour l'Angleterre. Dans ma librairie, il y avait de nombreux ouvrages, et surtout des plus attrayants (notamment par la couverture). Seulement, je ne me sentais pas encore assez à l'aise pour me lancer dans un roman quel qu'il soit. Je me suis donc plutôt rendue du côté des livres pour apprendre la langue que du côté des romans en langue étrangère. Je découvre une pile de livre dans laquelle se trouve Hemingway's Chihuahua de la collection Paper Planes, une collection comprenant des ouvrages en anglais d'un niveau très abordable (pour faire simple : C'est facile quoi).

    Ce livre contient dix nouvelles, le tout pour une centaine de page. Même si on n’est pas très doué en math, on comprend tout de suite que chacune de ces histoires fait environ 10 pages. Pour une débutante comme moi, c'est le livre parfait. C’est ce que je croyais...

    Car oui, il n'y a pas de mots compliqués (ce qui n'empêche pas que j'ai dû me servir du dictionnaire à plus d'une reprise), mais ce n'est en rien passionnant ! Encore plus avec le recul de plusieurs jours... Les rares fois où j'ai commencé à rentrer dans l'histoire, ça se finissait la page suivante comme si on se retrouvait face à un stop en pleine autoroute quelques minutes après être rentré dessus.

    « It was a beast, an alligator with fur. »

    10 pages, ça signifie qu'on n‘a pas le temps de développer grandement une intrigue, de connaître les personnages ou quoique ce soit d'autre. Les histoires restent simples. Pour intéresser un peu le lecteur, l'éditeur a mis en place un petit jeu qui consiste à deviner si chacune des histoires présentes s'est réellement produite ou pas ! Je vous le donne en mille : Ça m'est égal. Ça ne m'intéresse pour ainsi dire pas de savoir si l'histoire racontée est vraie ou non. Donc non, je n’ai pas accroché à leur jeu. En plus, il faut aller chercher les réponses sur le site internet ! À la limite, ce serait quelque part dans le livre, j'aurais regardé, mais là...

    D'autant plus qu'il faut de la culture générale pour être vraiment intéressé par la véracité des histoires. Tout le monde a beau connaître Einstein, Mozart ou encore la Reine Elizabeth II, les noms d'Hemingway, de Winston, de Welles ou Josephine Baker me sont totalement inconnus. Ce qui ne veut pas forcément dire que j'ai eu plus de mal à rentrer dans l'histoire. Mais de là à vouloir savoir la "vérité vraie". Mouais. Bof. Je repasserais (je n’ai pas une grande culture générale, je le sais).

    En résumé, ce livre s'adresse uniquement aux personnes débutantes (avec un certain bagage tout de même, qu'on n'ait pas besoin de chercher un mot dans le dictionnaire à chaque ligne) en Anglais. Pour ce point-ci, ce pourquoi il a été créé, il remplit parfaitement la part de son contrat. Grâce lui, j'ai pu me rendre compte de mon niveau et je n'hésiterai pas à m'attaquer directement à un roman (plus ou moins long selon mes envies). Leur petit jeu de devinettes n'a pas pris avec moi. J'espère que ça a marché pour d'autres lecteurs. Mais sinon, pour ce qui est des histoires mêmes... Passez votre chemin. Ce n'est pas en lisant ceci que votre dose d'histoires, d'aventure, de romance, ou d'imaginaire, tout simplement, vous sera donnée. À peine est-on dans un récit qu'il prend fin et qu'on s'attaque au suivant.

    J’ai pleinement conscience que ce sont des nouvelles et qu’il est ainsi normal qu’elles ne soient pas longues. Cela ne m’a pas empêché d’arriver à embarquer dans d’autres nouvelles que j’ai pu lire, et ce, bien avant les deux dernières pages.

    Ce livre reste néanmoins un bon tremplin, un bon "entre-deux" pour les gens manquant de confiance en soi (comme moi) pour se lancer directement dans un bon roman d'une centaine de page (ou plus !). Pour cela, je ne regrette pas de l’avoir lu ! Première étape franchie !


    3 commentaires
  •  

    [Livre] Frisson

    Titre : Frisson
    Autre : Shiver
    Auteur : Maggie Stiefvater

    Genre : Bit-Lit
    Série : Les Loups de Mercy Falls
    Tome : 1

    Année : 2011
    Editeur : Editions France Loisirs
    Prix : 14,90€

    Suite : Les Loups de Mercy Falls T2 & 3

    Passionnée des loups, Grace est tombée amoureuse de l'un d'entre eux durant son enfance. Les années suivantes, elle le verra régulièrement dans les bois près de son jardin. A la mort d'un de ses camarades, il est décidé que les loups présents doivent être abattus. Le soir même, Grace découvre un jeune homme blessé avec les mêmes yeux que son loup devant chez elle.

     

    - Un Petit Mot -

     

    - Tu ne m'as jamais vue toute nue, n'est-ce pas?
    - Non ! répondis-je avec une précipitation excessive.
    [...]
    - Eh bien, tu ferais mieux de te retourner, à moins que tu ne veuilles que cela se produise maintenant.

    Un livre ! Un livre ! Un livre ! Et oui, c'est une chose assez "rare" de retrouver des livres par rapport à la proportion affolante de mangas.  Je profite d'avoir à disposition ma bibliothèque pour lire quelques livres (et je ne suis pas une flèche). Cet été, j'ai acheté le troisième tome de "The Shiver Trilogy", je me suis donc lancée dans la lecture du premier ! (J'apprécie posséder tous les tomes de la série avant de la commencer, je n'aime pas forcément devoir attendre entre deux volumes. Le pire étant quand la suite n'est pas encore sortie ! Mais je survis.).

    Frisson, Fièvre et Fusion. Trois livres pour une même histoire. Je n'ai pour le moment lu que le premier, le second ne saurait tarder (et j'espère fortement avoir le temps de lire le dernier volume avant mon départ à l'étranger de plusieurs mois).

    Avant de vous parler de l'histoire à proprement parler, je vais aborder un peu le livre. Je vous rassure, ce livre est comme les autres dans le sens où il possède une couverture et qu'il est composé d'un ensemble de feuilles formant des pages. J'ai néanmoins remarqué les chapitres. Ils sont très variables de l'un à l'autre. Cela peut aller de quelques lignes (une demi page disons) à une dizaine ou vingtaine de page (C'est une fourchette, je ne suis pas retournée dans le livre pour compter^^). En soit, ce n'est pas quelque chose de très dérangeant. On retrouve cela dans certains autres livres. Dans le cas précis, ce détail m'a interpelé car il est associé à une alternance de narrateur. Parfois le chapitre est vu par Sam, parfois par Grace. Il n'y a pas de régularité grâce à laquelle on pourrait se dire "un pour Grace, un pour Sam" ou deux par deux ou autre. Malheureusement, non, ce n'est pas le cas. Comme les lecteurs peuvent avoir un peu de mal et que l'éditeur est gentil, le narrateur est indiqué au début du chapitre. Cela n'empêche pas les bigleuses de mon genre à parfois se tromper et ne rien comprendre à l'histoire (ce fut surtout le cas au début, par la suite, je me suis décidée à faire attention). Car oui, c'est bien noté tout en haut de la page "Sam" ou "Grace", faut-il encore que je me donne la peine de lire ce haut de page ! Ça parait un peu stupide dit ainsi, mais, personnellement, quand je passe à un nouveau chapitre, je ne lis pas le "chapitre 22", je passe directement au texte. C'est mécanique. Du coup, par moment je me retrouvais à me dire "Attends, le "je", c'est pas Sam là? Mais pourquoi est-ce qu'il y a marqué "a répliqué Sam"? aaahhhhhh !".

    « Si elle ne risquait pas de reconnaître mes traits, elle ne pouvait avoir oublié mes yeux. »

    Maintenant, le sujet auquel je n'ai pas cru un seul instant : Le coup de foudre ! Cette chose magique qui fait qu'au premier coup d'œil on tombe littéralement amoureux de l'autre. J'ai plus souvent vu cela dans les films que la réalité (Ce qui ne veut pas dire que ça n'existe pas). Mais là ! Tout de même ! Si je ne me trompe pas dans l'âge, Grace avait tout juste 10 ans ! En plus de quoi, elle tombe immédiatement sous le charme d'un... loup. C'est ce qui m'a sans aucun doute le plus posé de problème : Avoir un coup de foudre pour un loup, de la même façon qu'on a un coup de foudre pour un être humain. Là, non, je n'ai absolument pas adhéré. Et, comme par hasard, pendant les six années qui suivront elle ne cessera de penser à lui, de l'apercevoir dans son jardin et d'être passionnée par ce qu'il est. Euh... Difficile de gober ça. Même en faisant des efforts, avec le recul d'aujourd'hui. Non, vraiment. Impossible pour moi.

    Tant que je suis sur le négatif, autant poursuivre dans cette voie avec le comportement de Grace face à Sam. Là, on retrouve un point commun avec Twilight qui m'a immédiatement sauté aux yeux : Elle essaie "tout le temps" de lui sauter dessus. C'est une manie apparemment. Grace à 16 ans, ses hormones la travaillent. Sam n'a forme humaine que depuis peu (après une ou deux semaines grand maximum il lui disait déjà se retenir). Leur libido les travaille tous deux. J'ai peut être passé l'âge pour ces choses (Ah je me fais vieille)

    « [...] le jardin où Grace, main tendue, me suppliait d'approcher, mais cela m'était impossible car j'appartenais à un autre monde, qui exigeait de moi que je garde mes distances. »

    Un autre petit détail m'a quelque peu tracassé à un moment. Les parents de Grace ne sont pas très souvent à la maison. S'ajoute à cela le fait qu’ils ne semblent absolument pas surveiller leur fille. Ils ne prennent même pas la peine de vérifier si elle peut être à la maison ou non. Ce n'est néanmoins pas ce qui m'embête. Dans la maison se trouve également Sam. Je comprends qu'il ait pu vivre avec Grace en se cachant sans trop de souci en connaissant le comportement des parents. En revanche, après quelques temps Grace présente Sam à ses parents. Il n'a alors plus à se cacher et peut se déplacer librement dans la maison. Ou presque ! Et c'est là que j'ai du mal à comprendre ! Je ne crois pas que les parents le laissait dormir à la maison (et dans la chambre de Grace qui plus est). Donc à moins qu'il ne "feintait" chaque soir en faisant semblant de sortir et qu'il fasse le même manège chaque matin, je ne vois pas trop comment il aurait pu s'en sortir. C'est un détail auquel je n'avais pas fait attention au début, c'est venu après quelques chapitres. Ça ne dérange en rien l'histoire, il s'agit plus d'une curiosité ponctuelle passagère.

    J'ai, en revanche, beaucoup apprécié les "nouveaux" loup-garou. Ils ne sont pas comme on peut avoir l'habitude de les voir, ni avec les mêmes caractéristiques. Un peu de nouveauté souffle sur le mythe ! Ainsi, ils ne se transforment plus à la pleine lune, non, c'est dépassé ! Maintenant, c'est la température qui joue sur leur changement de forme. Ils sont donc humains à peu près la moitié de l'année, l'autre moitié ils sont loups. Et de vrais loups ! Ils ne deviennent pas des "hommes loups" avec un mélange des deux corps. Non. Ils sont des loups à part entière, physiquement et psychologiquement. Plus de balles en argent également. Ce sont des loups et des hommes qui meurent comme tous les autres, qui peuvent également tomber malade. La seule particularité qu'on peut apercevoir, c'est qu'ils possèdent un corps (quelle que soit leur forme), qui se régénère plus rapidement que la normale. Sinon, lorsqu'ils sont humains, ils le sont totalement (en étant plus sensible  aux odeurs), de même lorsqu'ils sont loups. Ils n'ont, par exemple, pas la possibilité d'utiliser la parole.

    « Certains d'entre nous oublient tout de leur vie humaine, d'autres se souviennent un peu. »

    Casser les mythes, les actualiser, les changer ne me dérange pas. Beaucoup de personnes n'apprécient pas que ça change, encore moins quand ce ne peut être expliqué scientifiquement parlant. Ça ne veut pas dire qu’il faut ranger le mythe original au placard et le laisser de côté. Je trouve qu'il s'agit là d'un vent de fraicheur et d'une marque d'originalité de l'auteur.

    Le souci qu'on peut rencontrer avec ce type de livre, c'est qu'on en veut toujours plus. On rentre dans l'histoire, on y est et on ne veut surtout pas en sortir. Notre soif est grande et ne cesse de croitre. Impossible d'être rassasiée. Un épilogue suffirait. Quelque chose qui permettrait d'avoir le "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" qu'on trouve à la fin des contes. De quoi clore pour de bon l'histoire. Par chance, Frisson n'est que le premier volume d'une trilogie ! Les lecteurs passionnés pourront sauter sur les deux autres volumes assouvir leur soif.

    Le premier tome m'a plu. Il pourrait se finir tel qu'il est que cela ne m'aurait pas grandement dérangé. La fin est correcte, l'histoire est bouclée. Rien n'est vraiment laissé en suspens. Ce n'est pas pour autant que je vais m'arrêter ici ! Je vais enchainer de ce pas avec la suite, curieuse que je suis de savoir ce qu'elle a bien pu trouver pour faire avancer l'histoire.


    4 commentaires
  •  

    [Livre] Pas ce soir, je dîne avec mon père

    Titre : Pas ce soir, je dîne avec mon père
    Auteur : Marion Ruggieri

    Année : 2009
    Editeur : Le Livre de Poche
    Prix : 6€


    Big, trentenaire, cherche sa place dans la génération actuelle. Alors que les gens vivent jusqu'à presque 100 ans, son père et toutes les personnes de sa génération tentent de rester jeunes alors qu'ils sont cinquantenaires. Big, de son côté, est une irréductible adolescente. Elle nous raconte ses relations amoureuses, familiales, et, surtout, elle critique ce problème d'âge : Des vieux qui font tout pour conserver leur jeunesse et des adolescents qui ne savent plus où se trouve leur place.

     

    - Un Petit Mot -

     

    « Je suis comme tous les enfants, achetable et bon marché. »

    J'ai vraiment eu beaucoup de mal à suivre cette histoire jusqu'au bout. Je l'avais commencée une fois, fait une pause, l'ai reprise depuis le début, ai refait une pause avant d'enfin me décider à le garder en main jusqu'à ce que la fin pointe le bout de son nez. D'un côté il y a des raisons personnelles qui ont fait que j'ai eu du mal à trouver du temps libre pour lire de manière continue (je n'aime pas lire de façon "hachée", avec dix pages par ci, quinze par-là), d'un autre, le livre n'était en soi-même pas le plus captivant qui soit.

    En temps normal, les histoires biscornues qui vont dans tous les sens temporellement parlant (avec des bonds dans le passé, des retours au présent et des avancées dans le futur à chaque chapitre sans qu'une chronologie croissante puisse exister) ne me sont pas problématiques. J'arrive à les suivre en remettant les choses à leur place par rapport, surtout, aux évènements racontés à chaque époque. Mais alors pour Pas ce soir, je dîne avec mon père, que nenni !

    « Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres. »

    Déjà, je n'ai réussi à comprendre qu'à la deuxième lecture des premiers chapitres que chacun se avait lieu à un espace-temps différent (c'est pour dire à quel point j'ai eu du mal à suivre). J'ai également eu besoin d'un peu de temps pour me rendre compte qu'aucun chapitre ne faisait exception à la règle. Et même maintenant, en l'ayant terminé, je ne serais pas du tout en mesure de réussir à classer les chapitres dans un ordre croissant chronologiquement parlant (c'est dire à quel point j'ai été perdue dans l'histoire). Et pour cause ! À plusieurs reprises, le chapitre commence par "Vendredi soir. Vingt-neuf ans." et vers la fin du livre la narratrice nous avoue mentir très souvent sur son âge (Dire qu'elle a vingt-neuf ans plutôt que trente). Autant, lorsqu'il s'agit du présent, remettre les pièces dans le bon ordre, ça va, autant, lorsqu'on part dans le passé par chapitres ou anecdotes, je ne saurais les ordonner les uns par rapport aux autres.

    « Bref, travailler plus pour baiser moins. »

    Autrement, l'histoire en elle-même pouvait paraître biscornue. Une famille tout ce qu'il y a de plus original dans leurs vies amoureuses (et vie familiale, cela s'entend). Au moins, ils ne doivent pas s'ennuyer ! Entre la narratrice qui se fait passer pour la femme de son père lorsqu'ils sortent tous les deux ou les conquêtes respectives de chacun, il y a de quoi faire ! Pour elle, un fiancé moche et aussi âgé que son père ; pour lui, une multitude de conquêtes en tout genre et de tout âge (sauf du sien, bien évidemment). De quoi perdre un peu la boule et se demander comment ils peuvent tous vivre ainsi.

    « Je n’accomplis pas la seule chose qu’on demande de moi depuis les débuts de l’humanité : me reproduire. »

    Ce qui m'a en revanche beaucoup plu fut d'être dans la tête de Marion, la narratrice (Oui, elle dévoile son prénom à un moment de l'histoire). Combien de ses pensées m'ont arrêtée net dans ma lecture tant j'aimais ses phrases ! J'étais tant en accord avec elle sur plusieurs points ! Ses pensées peuvent être si amusantes ! Pour vous donner une petite idée, voici quelques extraits :

    « Moi, je ne bois pas – et je pourrais écrire une thèse dessus, tant cela paraît suspect -, je ne fume pas, je ne me drogue pas, je ne me reproduis pas, je ne me maquille pas. Je suis intouchable. Transparente. Un pur esprit. »

    « En vrac, il a eu sa période black, sa période blonde, sa période beur, sa période asiatique, sa période mineure, sa période vieille, sa période mannequin, sa période à trois, sa période à dix et ainsi de suite. »

    « Le problème avec les Moches, c’est que tu crois qu’elles vont être plus facile à choper, erreur. Les Moches sont plus demandées que les belles que personne n’ose aborder. Et quand tu les as finalement décrochées, non seulement elles te prennent la tête comme toutes les autres mais elles ne sont pas plus fidèles. »

    « Je note simplement que l’Occident veut s’habiller en taille huit ans. »

    « Je veux vivre comme un homme, même si je suis une femme et que l’homme et la femme, bla bla bla, on est d’accord, c’est différent. »

    « C’est fou, cette inclination des hommes beaux à se punir en sortant avec des boudins. »

    Malgré ces quelques petits passages amusants, Pas ce soir, je dîne avec mon père, reste une histoire tournant autour d'une trentenaire qui souffre d'un complexe vis à vis de son père (Quand on dit qu'une femme choisit un homme qui ressemble à son père, on ne peut pas être plus proche de la réalité dans cet ouvrage), apeurée de perdre la place qu'elle occupe par une des nombreuses conquêtes de son père. Un livre qui permet de faire passer le temps en somme (mais qui ne m'aura pas fait rêver).


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique