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    Miss America


    Suzanne Phillips

    2007 - Young Picador

     

     

     

     

    Miss America

     

     

    L'institut Madeline Parker est un endroit où on peut changer de vie : arrêter de travailler dans la rue, avoir un véritable emploi et aller de l'avant. Mais Chloe n'est pas intéressée. A quoi bon ?
    Puis elle rencontra son conseiller. Il a beau avoir un air du Joke, peut être peut-il faire parler Chloe : de sa mère qui l'a trahi et de la tragédie qu'elle essaie d'oublier. Et peut-être peut-il la persuader qu'elle vaut le coup d'être sauvée.

    Miss America fait partie des premiers livres que j'ai acheté en anglais. Un livre court sur un sujet peu répandu dans ma bibliothèque et que je n'avais pas réussi à finir lors de ma première tentative de lecture. Avec une deuxième prise quelques années plus tard, le livre est bouclé !

    Bien que le vocabulaire soit simple, la délimitation entre la narration et les dialogues est très floue. Je pense que c'est ce qui a eu raison de moi. Malgré un niveau plus élevé en anglais, j'ai parfois eu des doutes : est-ce des pensées ou le dit-elle vraiment? La question mérite de se poser par moments.

     I know how to play this game. The person who answers the fewest questions wins.1

    Une fois la mécanique bien huilée, j'ai remarqué que je trouvais dans cette histoire un air de Once in a house on fire (La petite fille de Manchester). Sûrement à cause du sujet traité, qui est difficile, et de l'enfance du personnage principal.

    Peu à peu, à l'aide de chapitres flash-back, la vérité se présente. L'horreur, le drame qu'a dû affronter Chloe la poursuivra toute sa vie. Néanmoins, bien qu'elle en aie conscience, j'ai pu apprendre que devenir une fille de joie n'était pas son objectif premier et ne l'a jamais été. Elle voulait simplement se débrouiller par elle-même du jour au lendemain mais peinait à lier les deux bouts.

     The state has been trying to change my ways for years.2

    Chloe ne voit pas sa situation comme une fatalité. Ce qu'elle fait est un travail comme les autres qui lui permet de payer son loyer, ses factures et sa nourriture. Elle le présente ainsi, avec des avantages et des inconvénients comme tout autre boulot. Elle n'hésite pas à mettre une pointe d'humour par moment, rendant le récit plus léger.

    Je n'ai pas eu la sensation que le roman voulait toucher ma corde sensible et me rendre compatissante. Je regrette certes la vie que Chloe mena, mais elle sait se débrouiller toute seule. L'histoire est centrée davantage sur le côté optimiste lié à la thérapie qu'elle suit. Elle va devoir apprendre à s'ouvrir, raconter enfin ce qu'elle a vécu et laisser ses émotions derrière elle pour mieux aller de l'avant, si elle le veut.

     And that's the other thing he wouldn't want to live without. Faith. It makes anything possible.3

    Car tout le long, Chloe n'est pas obligée de changer de voie. L'institut la pousse dans cette direction mais elle reste maître de la décision, de sa vie.

    Je ne me sens aucunement liée de près ou de loin à ce type d'histoire. Je reconnais leur tristesse mais cela ne va pas plus loin. Je ne regrette pas de l'avoir lu, pour m'ouvrir un peu plus l'esprit. C'est tout.

     

     


    1 : Je sais comment jouer à ce jeu. La personne qui répond au moins de question possible gagne.

    2 : L'Etat essaie de changer ma façon d'être depuis des années.

    3 : Et c'est là l'autre chose sans laquelle il ne voudrait vivre. La foi. Elle rend tout possible.

     


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    Avis

    Les Ailes noires


    Jacques Béal

    2011 - Presses de la cité

     

     

     

     

    Les Ailes noires

     

     

    Le roman vrai d'une pionnière, d'une libératrice de la condition des Noirs et des femmes du XXe siècle : Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine, formée au Crotoy par la prestigieuse école Caudron.
    Hiver 1920. Une belle jeune femme noire arrive en gare de Noyelles-sur-Mer, en baie de Somme. Elle a traversé seule l'Atlantique, fuyant son Amérique natale où règne un climat de haine pour les siens. Avec, chevillé au corps, le rêve de " donner un peu de couleur au ciel ". Faisant fi de sa condition de femme, de noire, d'étrangère, Bessie s'initie au pilotage dans la prestigieuse école d'aviation Caudron. Un don évident, une détermination sans faille, un besoin vital de liberté lui vaudront de réussir sa folle entreprise et de transmettre à la postérité son nom avec ceux d'Adrienne Bolland et de René Fonck.
    Le destin hors du commun d'une Afro-Américaine découvrant un pays, la France, une région, la baie de Somme, et des hommes, qui l'acceptent sans préjugés.

    Cette lecture détonne de mes lectures habituelles et me sort totalement de ma zone de confort. Il ne m'aurait pas été prêté que je ne l'aurais probablement jamais ouvert.

    Le livre retrace le passage de Bessie Coleman en France, le temps qu'elle passe son brevet de pilotage. Elle ne restera qu'un peu plus d'un an en France. Un passage remarqué dans le petit bout de pays où elle séjournera.

    D'un point de vue historique, ce récit est très intéressant. Qu'on soit féru d'aviation ou qu'on ait envie d'en connaître davantage sur l'histoire de notre région, ce livre est bien. En dehors de ces zones, je n'aurais pas tendance à le recommander.

    Bessie se laissa dévisager. Il faut laisser passer cet instant de curiosité d'autant que celle-ci n'est pas hostile. Elle est plutôt d'ordre esthétique.

    Je ne suis pas du coin du Crotoy. Les lieux décrits, sûrement avec précision, ne me faisaient pas écho. En tant que tel, cela n'est pas grave. Surtout que j'ai pris grand plaisir à découvrir la vie quotidienne des habitants.

    Ce qui ne me fera pas garder en mémoire ce livre et ce qui ne me l’a pas rendu plus sympathique que ça est l'écriture. Bien qu'elle ne soit pas associable à du langage parlé, elle est neutre, sans saveur. L'auteur, en voulant retracer objectivement le passage de l'afro-américaine en France, a trop bien fait son travail en un sens. Il m'a rendu spectatrice de son séjour. Une spectatrice très éloignée de tout ce qui est relaté. Là fut mon problème.

    Vous serez donc l'unique fille dans ce paradis masculin.

    Le récit est vide d'émotions. En tant que lectrice, ce fut le calme plat, de ceux qui rendent un récit quelconque. Même la cause de Bessie Coleman, sujet qui me touche presque systématiquement lorsqu'il est abordé, a simplement coulé sur moi sans m'atteindre. J'étais trop éloignée des personnages pour m'assimiler de quelque façon que ce soit à eux.

    Hors ce point, cette lecture est riche. Elle m'a fait réaliser à quel point la France et l'Amérique, au même moment, étaient extrêmement différent dans leurs rapports avec les gens de couleur. Pour autant, toute personne n'accepte pas facilement la différence et Bessie y fera face la tête haute, réussissant à être piquante dans ses propos sans jamais être agressives.

    Elles avaient su imposer leur indépendance, non pas celle que daignaient leur octroyer les hommes, fussent-ils maris ou amants, mais celle qu'elles s'étaient choisie.

    Un livre complet sur le sujet qu'il s'est décidé à retracer, en profitant pour partager la vie et les paysages du Crotoy, quoique de façon trop lointaine, m'empêchant de me plonger dans le récit.

     


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    L'héritage, Tome 4 : L'héritage


    Christopher Paolini

    2012 - Bayard Jeunesse
    4 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    L'héritage, tome 1 : Eragon
    L'héritage, tome 2 : L'Aîné
    L'héritage, tome 3 : Brisingr

     

     

     

     

    L'héritage, tome 4 : L'héritage

     

     

    Il y a peu encore, Eragon n'était qu'un simple garçon de ferme, et Saphira, son dragon, une étrange pierre bleue ramassée dans la forêt... Depuis, le sort de plusieurs peuples repose sur leurs épaules. De longs mois d'entraînement et de combats, s'ils ont permis des victoires et ranimé l'espoir, ont aussi provoqué des pertes cruelles. Or, l'ultime bataille contre Galbatorix reste à mener. Certes, Eragon et Saphira ne sont pas seuls, ils ont des alliés : les Vardens conduits par Nasuada, Arya et les elfes, le roi Orik et ses nains, Garzhvog et ses redoutables Urgals. Le peuple des chats-garous s'est même joint à eux avec son roi, Grimrr Demi-Patte. Pourtant, si le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues ne trouvent pas en eux-mêmes la force d'abattre le tyran, personne n'y réussira. Ils n'auront pas de seconde chance.
    Tel est leur destin. Il leur faut renverser le roi maléfique, restaurer la paix et la justice en Alagaësia.
    Quel que soit le prix à payer.

    Il n'y a pas à dire, finir le dernier tome d'une saga fait son petit effet. Tristesse, amertume, nostalgie, colère, rage, béatitude... L'indifférence fait partie des exceptions. Pour L'héritage, j'étais contente avec un goût prononcé de "pas assez".

    Ce dernier volume est à la hauteur des autres. Encore plus de combats car le dénouement approche et que la guerre se poursuit, ville après ville.

    Il est plus facile de détruire une ville que de la rebâtir.

    Depuis que Roran s'est lancé dans la bataille et est devenu un guerrier, je ne cesse d'aimer le suivre. Il a beau être un humain sans aucun pouvoir ni aucune aptitude particulière, il s'en sort à chaque fois. Son approche des combats, sa créativité et ses prises de risques inconsidérées aux yeux des autres font naître l'admiration. A cela se couple un certain charisme et des paroles qui vont droit au but. Malgré sa quasi absence dans le premier tome, Roran sera devenu un personnage des plus importants.

    Les méthodes ordinaires ne suffiront pas ; tentons l'extraordinaire!

    Je garde aussi une place dans mon coeur pour Orik, ce nain devenu frère adoptif d'Eragon. Optimiste, joyeux tout autant que calme, il m'a plu dès le début pour son côté un peu rebelle qui va permettre à son peuple de sortir de ses carcans.

    Tu connais aussi bien que moi la règle numéro un de la chasse : ne pas traquer une proie tant qu'on n'est pas certain qu'il s'agit bien d'une proie.

    J'ai adoré l'esprit des dragons et la façon dont ils voient la vie, foncièrement différemment des humains. Que ce soit par les termes employés (les humains sont caractérisés par leurs oreilles rondes) ou leur parole, j'ai apprécié leur simplicité. Ils ne s'encombrent pas de politique et de bien d'autres choses. La vie semble bien facile et ils ne tergiversent pas pour faire un choix.

    Si quelqu'un pouvait réaliser l'impossible, c'était toi. Et tu l'as fait.

    Je n'oublierai pas tous les autres, que ce soit Eragon, Arya, Nasuada, Jörmundur, Murtagh, Angela...

    L'auteur a pris tellement de temps pour que chacun ait sa place, qu'ils aient un rôle à jouer, une importance, une humanité. Ils sont entiers, aussi réels qu'ils peuvent l'être et cette aventure en leur compagnie a été très bonne.

    N'importe qui peut se faire passer pour ce qu'il n'est pas, quand ça l'arrange.

    Rien ne m'a paru insensé, pas même la façon dont tout cela se terminera avec Galbatorix. Au contraire, j'ai trouvé très imaginatif la façon dont cela s'est déroulé !

    Et puis, j'ai aussi droit à des surprises, très appréciables dans cette série où la plupart ne m'ont fait aucun effet. J'ai été aussi émue que les personnages à la découverte de la vérité.

    Vous vous souciez d'une fêlure dans le plancher alors qu'une montagne menace de nous tomber dessus !

    A la fin, j'aimerais simplement en savoir plus. Plus sur Angela, le personnage le plus mystérieux qui soit, plus sur ce qui advient "après", plus sur le côté romantique de la série, plus sur ce qui se trouve hors de l'Alaëgesia... La quête est belle et bien accomplie mais je ne suis pas totalement assouvie.

    Nos blessures sont les témoins de nos échecs et de nos réussites.

    Pourtant, la dernière page est tournée. Je dois leur faire mes adieux, les laisser où ils sont ou éventuellement imaginer ce qu'il me manquerait pour être pleinement satisfaite. Je crois cependant que je n'aurais de cesse d'en vouloir plus.

     


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    L'héritage, tome 3 : Brisingr


    Christopher Paolini

    2009- Bayard Jeunesse
    4 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    L'héritage, tome 1 : Eragon
    L'héritage, tome 2 : L'Aîné

    L'héritage, tome 4 : L'héritage

     

     

     

     

    L'héritage, tome 3 : Brisingr

     

     

    Eragon a une double promesse à tenir: aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina, des griffes des Ra'zacs, et venger la mort de son oncle Garrow. Mais le combat continue contre Galbatorix. Les nains, les elfes, le peuple du Surda et les Urgals eux-mêmes se rallient aux Vardens, sous l'autorité de Nasuada. Ce qui ne va pas sans frictions et rivalités. Quant à Eragon et Saphira, ils n'ont pas achevé leur formation. L'enseignement et les conseils d'Oromis et de Glaedr, le dragon d'or, leur sont plus que jamais nécessaires, car, entre batailles contre les soldats du tyran, luttes intestines et souffrances secrètes - l'elfe Arya est toujours présente dans les pensées d'Eragon -, le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues doivent sans cesse donner le meilleur d'eux-mêmes. Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar'roc, Eragon n'a plus d'épée...

    Plongée dans l'Alagaësia et dans l'aventure, la fin du tome 2 me poussait à m'emparer immédiatement du 3. Grossière erreur de ma part. Même si le début se lu facilement -l'épisode relatif aux Ra'zacs- la suite fut beaucoup moins agréable.

    Les amis sont inconstants, la famille est éternelle.

    Je perdis comme soudainement de l'intérêt. Il ne se passait pas grand chose, c'était un poil lent. J'en venais à penser que j'aurais dû faire une petite pause avant de me lancer dans ce nouveau tome. J'ai d'ailleurs fait cette pause peu après l'avoir débuté et ne fus pas pressée de le rouvrir !

    - J'essaie de résoudre des énigmes conçues pour ne pas être résolues.

    Quand je suis retournée vers lui, j'avais la détermination d'en venir à bout. Pas tout de suite, dans la journée ou le lendemain. Je désirais au moins ne plus le laisser traîner sur la table de chevet sans bouger d'un pouce comme je l'avais fait pendant au moins une semaine.

    J'ai eu un peu de mal, trouvant encore que la série avait perdue de sa saveur, jusqu'à ce que ce sentiment change et que de nouveau, je me plonge dans ce monde fantastique !

    En politique, l'amitié n'entre pas en ligne de compte.

    Avec ce troisième tome je peux enfin dire que je me suis attachée aux personnages. Entièrement, de tout mon être. Leurs personnalités se développent, ils sont tous complexes, ont leur humeur et me semblent être des connaissances tant j'en sais sur eux. Un régal que ce sentiment !

    Du côté des surprises qui peuvent surgir dans l'histoire, mon opinion est inchangée. Les surprises ne sont pas réelles tant un doute était déjà dans mon esprit ou que je me doutais de telle ou telle chose.

    Les livres doivent aller à ceux qui les apprécieront et non pas rester sur des étagères à prendre la poussière dans l'oubli le plus complet.

    Je pourrais me pencher davantage sur le récit et dire à quel point il est banal pour une histoire de fantasy, rien qu'avec la couleur des dragons. Pourtant je m'en moque, car je ne juge pas le livre sur sa potentielle originalité -il n'y en a pas- mais simplement sur le plaisir que j'ai eu à la lire. De ce côté là, il est toujours présent, bien qu'étant aller piquer un somme en début de tome.

    L'action est toujours au rendez-vous, la connaissance s'accroît et j'adore en savoir davantage sur les dragons, la magie, les différentes races, religions... L'héritage est une valeur sûr et je ne doute pas que le dernier tome me satisfera tout autant que les autres !

     


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    L'héritage, tome 2 : L'Aîné


    Christopher Paolini

    2004 - Bayard Jeunesse
    4 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    L'héritage, tome 1 : Eragon

    L'héritage, tome 3 : Brisingr
    L'héritage, tome 4 : L'héritage

     

     

     

     

    L'héritage, tome 2 : L'Aîné

     

     

    Eragon et Saphira, sa dragonne, sont à peine sortis vainqueurs de la bataille de Farthen Dûr que des urgals attaquent de nouveau et tuent le chef des Vardens...
    Nasuada, sa fille, est nommée à leur tête. Après lui avoir prêté allégeance, Eragon entreprend avec Saphira un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils recevront les enseignements du fameux Togira Ikonoka, l'infirme Inchangé.
    Pendant ce temps, Roran, le cousin d'Eragon, organise la défense de son village contre les Ra'zcs. Le jeune homme est persuadé qu'ils veulent récupérer la mystérieuse pierre trouvée par Eragon sur la Crête.
    De son côté le royaume de Surda est toujours en lutte contre Galbatorix.
    Eragon, Roran, Les Vardens et les rebelles du Surda poursuivent désormais un seul et même but: détruire les forces du mal.

    J'ai la chance de posséder les quatre tomes de la série de L'héritage. J'en suis d'autant plus convaincue en ayant lu la fin du tome 1 et le début du tome 2 : ils se suivent de façon immédiate. Ce n'est pas donné à toutes les séries d'avoir un deuxième tome qui reprend à la fin du premier sans une grosse ellipse entre les deux ! L'Ainé part avec un avantage certain.

    En sept décennies, je n'ai appris qu'une seule chose : on ne peut obliger un elfe à se hâter.

    Ce deuxième volume va voir sa structure légèrement différente du premier qui était entièrement centré sur Eragon, d'où son titre. La narration va se diviser, suivant différents personnages dispersés en Alagaësia, permettant au lecteur de savoir ce qui se déroule un peu partout avec les personnages importants. Je n'avais pas hâte d'avoir la suite d'un seul de ces personnages en particulier. Je les suivais tous avec la même ardeur, l'envie pressante de savoir ce qui allait advenir partout à la fois.

    Il y a des limites à ce qu'un homme est capable d'endurer. Après quoi, il doit se battre.

    Cette division va multiplier l'aventure au sein du récit. Trois personnages en mouvement, ça voit plus de paysages qu'un seul ! Ils ne cessent d'être occupés, d'aller d'un bout à l'autre de la carte. Je n'ai pas souvenir avoir autant utilisé une carte de fantasy en lisant tant je souhaitais me rendre compte réellement du chemin parcouru. Et ils en avalent des kilomètres ! La palme revient à Eragon qui, entre les deux tomes, aura déjà traversé 5 fois l'Alagaësia de haut en bas.

    S'il te suffit de prononcer quelques mots pour obtenir ce que tu désires, c'est trop facile, et le résultat perd sa saveur.

    Avançant dans l'intrigue, les découvertes se succèdent. Alors que j'attendais plusieurs d'entre elles, j'ai rapidement eu droit à ma première véritable surprise dans cette série. Une très bonne surprise qui rajoute un gros bonus à cette série jeunesse. Elle fut seule mais pas des moindres. Elle me marqua, d'autant que le récit a tendance à laisser de petits indices ou sous-entendus laissant ma tête cogiter sur les éventualités. Alors recevoir une révélation sur un sujet qui ne m'avait pas titillé, ce fut un plaisir non dissimulé !

    Nous avons agi comme il fallait. Mais ne me demande pas de me réjouir des souffrances causées pour assurer notre propre sécurité.

    Pour les autres, jusqu'à la toute fin, elles ne me firent aucun effet. Surtout à la fin, la "grande" révélation de l'histoire ne m'a causé aucune surprise. Je me demande si avec une dizaine d'année de moins j'aurais été encore plus enjouée par ces découvertes.

    - Cependant, la connaissance n'implique pas la croyance.

    Quoiqu'il en soit, ce tome confirme mon attachement à la série. J'ai pris autant de plaisir qu'au premier tome si ce n'est même plus. Les tomes s'enchaînent et le suivant me tend les bras !

     


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