• Dear George

    Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère?
    De : Susin Nielsen

    2013 - France Loisirs

    Recommandation :

    Struck

    Resumé

    « Voici ce qui s’est passé : maman est arrivée à la maison peu après dix-huit heures avec un DVD et un sac de nourriture thaïe de chez Saswadee, comme tous les vendredis soir. Rosie a étalé une couverture devant la télévision, et j’ai disposé le repas dessus tandis que maman prenait dans le frigo une bière fraîche pour elle et du lait pour ma soeur et moi. Ensuite, elle a mis le film dans le lecteur, nous nous sommes toutes installées sur la couvertures et nous avons commencé à manger. C’était notre habitude immuable, toutes les semaines, et j’adorais ça. Car voyez-vous, le vendredi soir est la Soirée officielle des Femmes Gustafson. C’est LE soir de la semaine où maman est toujours libre pour rester avec Rosie et moi. Pas de rencards, pas d’invités, pas même Phoebe, Karen ou Amanda. Rien que nous trois. »


    Avis

    Le titre m'a immédiatement interpellé. Quelle maman n'aime pas M. Clooney? La mienne ne faisant pas office d'exception, je me suis dit que le livre pourrait être amusant : je ne me suis pas trompée !

    - George Clonney !
    - Quoi, George Clooney?
    - C'est l'homme idéal pour ma mère.

    Violette, narratrice, adolescente et détective occasionnel raconte avec son point de vue tranchant et ses mots francs.

    Sans être vulgaire, elle ne fait pas dans la dentelle et ce dès le début du roman. La première ligne étant : "Je n'ai pas fait exprès d'expédier mes deux demi-soeurs aux urgences."

    À la vérité, je ne la connaissais toujours pas très bien. C'est beaucoup plus facile d'être cruel envers un proche.

    Violente? Pas vraiment. Mal dans sa peau? Assurément. En manque de stabilité? Evidemment ! Violette est une adolescente qui se cherche d'abord elle-même mais surtout elle cherche sa place au niveau de sa famille. Le divorce a été un coup dur.

    Refoulant ses sentiments, elle fait face à la vie de tous les jours, s'occupant d'elle et de sa soeur quand sa mère travaille ou a un rencard. Elle est soutenue par sa meilleure amie dans toutes les situations que ce soit à l'école ou pour espionner le dernier copain de sa mère.

    - C'est plus jolie long, Violette. Tu devrais les laisser pousser. Les garçons préfèrent les filles auc cheveux longs.
    - Alors c'est parfait, parce que je ne veux pas plaire aux garçons.

    L'histoire va suivre l'évolution de Violette dans sa vie pleine de bouleversements alors que ce qu'elle aimerait, c'est rester figée aux instants avant que son père ne trompe sa mère.

    Beaucoup de colère à exprimer, énormément de choses à dire qu'elle garde pour elle, tout autant d'émotions à libérer... Violette va grandir.

    On ne peut pas arrêter de s'ouvrir aux autres et de prendre des risques par simple peur d'avoir mal.

    Une histoire amusante grâce au caractère de Violette et des plus intéressante sur le comportement que peut avoir une ado. Un récit pour aller de l'avant quand rien ne semble aller.


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  • Graceling T2 : Rouge

    Rouge
    De : Kristin Cashore

    2012 - Le Livre de Poche
    3 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Graceling T1

    Graceling T3 : Bitterblue

    Resumé

    Rouge n’est pas belle. Elle est sublime et elle peut contrôler les esprits, des qualités qui attisent la passion comme la haine. Aussi a-t-elle choisi de vivre à l’écart du monde. Mais des seigneurs rebelles ont rassemblé des armés et s’apprêtent à marcher contre le royaume des Dells. Rouge peut le sauver… à condition d’affronter les ombres du passé et des ennemis déterminés à l’anéantir. La beauté est une arme, et Rouge va s’en servir.


    Avis

    Mon coup de foudre immédiat pour Graceling rendait impensable de passer à côté des autres livres dans le même univers.

    L'histoire de Rouge se place chronologiquement avant Graceling. La présence d'un Leck enfant ne permet pas d'en douter. Une autre partie de leur royaume est explorée, une où les Gracelings n'existent pas.

    Curieusement, être en mesure de duper un homme si facilement la déprimait.

    Le prologue ne s'intéresse qu'à Leck. J'ai donc cru que le livre entier en ferait autant. J'aurais pu avoir une tragique histoire le concernant me le rendant plus sympathique. Mais déjà enfant, il était détestable.

    A la place, je découvre Rouge, un monstre humain. Le dernier qui existe.

    "Monstre" est le mot utilisé pour qualifier toute chose vivante (oiseaux, ours, léopards...) aux couleurs surprenantes et excessivement chatoyantes. Physiquement, si on croise un loup violet et jaune, on peut être sûr qu'il s'agit d'un monstre. Rouge est d'une beauté extrême avec des cheveux couleurs de feu. Sa simple vue suffit à sonner les autres.

    Avoir le souffle coupé à la vue de son propre reflet l'embarrassait.

    D'autres caractéristiques entrent en compte comme le goût de leur viande ou leur agressivité prononcée. En plus de devoir se protéger de ces êtres, on ne peut même pas s'attendre à se régaler lors d'un barbecue. À moins de n'être soi-même un monstre. Comme Rouge.

    Bien sûr, Rouge est une "gentille". Pour autant, elle ne peut changer sa part biologique de "monstre" et sera la cible de choix de nombreux hommes du royaume. Ajoutez à cela un père haï de tous pour avoir utilisé à mauvais escient ses pouvoirs de persuasion et vous comprendrez pourquoi elle vit recluse.

    Les monstres n'étaient pas les seuls à inspirer la dévotion.

    Plus fragile, sensible et émotionnelle que Katsa, Rouge va pourtant affronter la tête haute les préjugés de tout un royaume lorsque son aide sera demandée par la royauté.

    Tiraillée psychologiquement par ce qu'elle est, ses convictions et l'utilisation de ses pouvoirs, elle prend tout de même des décisions aux lourdes conséquences pour sa propre personne.

    Rouge avait cru qu'elle ne pourrait supporter davantage de douleur, mais elle avait dit un jour à Archer qu'on ne pouvait mesurer les degrés de l'amour, et à présent elle comprenait que cela s'appliquait aussi à la douleur.

    Une fois encore, Kristin Cashore offre un fort personnage féminin dans de la pure heroic fantasy où aventure, action et combats n'empêchent pas une romance de s'installer.


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    Struck : Comment foudroyer sa réputation en un éclair

    Struck : Comment foudroyer sa réputation en un éclair
    De : Chris Colfer

    2013 - Michel Lafon

    Adapté en film : Struck

    Resumé

    Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion, laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magazine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Après tout, qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?


    Avis

    Le roman se présente sous forme de journal. Je n'ai jamais été très attirée par ce choix de narration. Pourtant, Chris Colfer l'utilise très bien. Il a su capter mon attention et m'accrocher avec son "je". J'ai enfilé les baskets de Carson sans aucune difficulté.

    Si vous vous sentez un peu dépassés, imaginez comment moi je me sens, moi qui doit être à la hauteur de mon futur moi tous les jours. C'est épuisant !

    Pourtant, ce n'était pas gagné. Carson n'est pas le genre de personnage que j'affectionne : prétentieux, imbu de lui-même, la modestie l'écorche et impatient. Toutes les caractéristiques de l'homme idéal réunies en un seul personnage. Mieux encore : Carson se présente à nous ainsi (caractère qu'il possède réellement) dès les premières pages. De quoi faire rêver, non?

    C'était le pire des sentiments que de se sentir comme tout le monde.

    Le livre étant court, je me suis dit que j'irai quand même au bout, à moins que Carson ne devienne réellement indigeste. J'ai découvert rapidement un trait qui a su m'accrocher : le sarcasme. Je raffole d'ironie et de sarcasme. Carson s'en donne à coeur joie ! Son caractère me permet de lui attribuer ce bon point.

    Ce qui m'irrite le plus, c'est que nous lâchions des gamins dans le monde sans qu'on leur ait enseigné à tenir leurs comptes, demander un prêt, ou même répondre à une offre d'emploi.

    Je me suis beaucoup retrouvée dans ses réflexions sur le lycée et les ados qui le composent, ainsi que sa vision de la société. Oui, j'ai pensé des choses de ce genre.

    Lorsqu'au fil de la lecture l'histoire de maître chanteur fait son apparition -bien évidemment, je n'avais pas lu le résumé-, j'ai craint pour la suite. Peur que ce soit mal exploité, que la suite soit bateau, du type l'arroseur arrosé. Que nenni !

    Peut-on prendre un moment pour remercier Internet? Sérieux, sans Internet et sans le besoin des ados de mettre en ligne des photos provocantes d'eux-mêmes, toute cette histoire n'aurait pas été possible !

    L'auteur a proposé un tout autre développement au récit et au personnage de Carson. Il a conservé sa personnalité du début à la fin du roman, ne me méprends pas sur ce point. Il a juste cessé de voir forcément tous les autres comme des écervelés bon à rien.

    J'ai dit que j'essayais d'être poli. Je n'y suis pas encore arrivé tout à fait.

    La vie n'est pas aussi facile qu'elle en a l'air ou que Carson lui-même le fait savoir. Tout le monde ne possède pas sa détermination sans faille. Il va en manger des obstacles, s'en prendre en pleine poire. C'est sûrement ce qui peut expliquer sa personnalité.

    Struck m'a plu malgré les premiers abords avec le côté journal et un Carson antipathique. L'évolution de l'histoire, à laquelle je ne m'attendais pas, ouvre une nouvelle perspective.

    Parfois, je me dis que la pire chose que l'on puisse faire à quelqu'un, c'est de l'idolâtrer, ou d'en faire un être surhumain. Vous ne lui donnez ainsi que les moyens de vous décevoir.


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  • La Compagnie Noire, T3 : La Rose Blanche

    VO : The Black Company T3 : The White Rose

    De : Glen Cook

    2007 - Tor Books


    4 intégrales
    ou 13 tomes (terminé)

    Voir aussi :

    La Compagnie Noire T1
    La Compagnie Noire T2

    Resumé

    Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir.
    Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil.
    C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
    Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même ? N'était-ce pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie ?

    Voici les trois livres du Nord, tels que composés par Toubib, médecin et annaliste de la Compagnie noire.


    Avis

    Ce troisième tome conserve la narration et le rythme de son prédécesseur. Rien d'étonnant à ce que j'ai beaucoup plus accroché sur la deuxième moitié, lorsqu'on ne suit plus qu'un seul personnage.

    As always, old Croaker considered himself the exception of the rule. For the Annals, of course.

    L'histoire, quant à elle, recommence à m'enchanter. On y découvre la White Rose, bien que peu. J'ai surtout aimé son pouvoir, ce qui fait d'elle une menace pour la Lady et le Dominator.

    Le personnage qui me marque le plus dans ce tome est la Lady. Elle refait surface et prend une grande place dans l'intrigue. Grâce à Croaker, elle m'est apparue beaucoup plus humaine, avec des émotions, ce dont je la pensais incapable.

    She had guts, that woman, going on when there was nothing she could win but, perhaps, some small redemption in the eyes of the world.

    Sa présence va perturber Croaker plus que jamais. Je l'ai trouvé partagé entre la Compagnie et la Lady. Et pas pour des sentiments amoureux.

    Le récit fait rapidement entrevoir une bataille à venir. Une grande bataille, des plus importantes pour l'avenir du royaume. Bien qu'elle soit relativement rapide, elle ne s'accompagne pas d'un sentiment d'expédition.

    If the Dominator broke out, we were all in the soup, good guys and bad.

    J'ai tout de même eu une déception dans ce tome, un jeu qui me lasse et ne passera pas la prochaine fois que l'auteur s'y prêtera, même avec de très bonnes justifications. Je ne peux en dire plus sans spoil.

    Dans sa globalité, la première intégrale est satisfaisante et je pourrais m'en tenir là. Sauf que je tiens à savoir ce qu'il adviendra des restes de cette Compagnie Noire qui a été sacrément mise à mal.


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  • La Compagnie Noire, T2 : Le Château Noir

    VO : The Black Company, T2 : Shadows Linger

    De : Glen Cook

    2007 - Tor Books
    4 Intégrales (terminé)

    Voir aussi :

    La Compagnie Noire T1

    La Compagnie Noire T3

    Resumé

    Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir.
    Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil.
    C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
    Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même ? N'était-ce pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie ?

    Voici les trois livres du Nord, tels que composés par Toubib, médecin et annaliste de la Compagnie noire.


    Avis

    Ce qui m'avait plu dans la structure du roman m'a ici manqué. Les chapitres sont plus courts - donc plus nombreux - ce qui a grandement aidé ma lecture en VO. Je n'ai en revanche que peu apprécié la nouvelle narration qui fait une alternance entre deux personnages. Ce choix a du sens au vu de la fin du premier volume. Suivre les deux personnages semble tout ce qu'il y a de plus normal. Ca ne m'a pas plu. Il n'y a rien qu'on puisse y faire. Je fais face grâce à ce livre à une vérité que j'avais eu tendance à renier : je ne raffole pas de différents narrateurs.

    All men are born condemned, so the wise say. All suckle the breast of Death.

    L'histoire a aussi changé sur un autre point : le rythme. Pas de combats à tout va ici. La guerre est passée dorénavant. Le pays est calme. La compagnie, sous les ordres de la Lady, traque les derniers rebelles. Passionnant, n'est-ce pas?

    Une histoire plus linéaire donc. Pas de sauts d'un endroit à un autre. La compagnie prend le temps de se déplacer et de faire partager sa marche. De plus, une seule destination en vue, le lieu où se passera principalement le récit.

    You try your damnedest, but something always foes wrong. That's life. If you're smart, you plan for it.

    Autant dire, de gros changements dans la construction du récit. J'ai eu du mal à y faire face. Je l'ai rejeté de tout mon être. Ca m'a quelque peu gâché la lecture. Mais j'ai tenu bon. Sans regrets.

    Un nouveau personnage fait son entrée du côté de Raven. Il va beaucoup évoluer au contact de l'ex-mercenaire. De trouillard il deviendra rusé.

    We never play fair if we can avoid it. The Company philosophy is to maximize effectiveness while minimizing risk.

    Le point central fera son apparition assez tôt. Entouré de brouillard, l'intérêt qui y sera porté ne permettra d'en savoir plus que plus tard. Le Château noir, cette bâtisse mystérieuse dont personne n'ose s'approcher cache un bien sombre secret que nos personnages vont découvrir.

    My respect for the old devil rose. Crafty bastard.

    Ce tome ne m'a pas emporté. Il possède son petit lot d'action, une pointe de tristesse, des personnages toujours aussi attachants et ça ne m'a pas suffi. Trop déçue par les changements au niveau de la structure, je n'ai pas beaucoup apprécié ma lecture. Qu'en serait-il du dernier tome de cet intégral?


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