• La Compagnie Noire, T2 : Le Château Noir

    VO : The Black Company, T2 : Shadows Linger

    De : Glen Cook

    2007 - Tor Books
    4 Intégrales (terminé)

    Voir aussi :

    La Compagnie Noire T1

    La Compagnie Noire T3

    Resumé

    Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir.
    Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil.
    C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
    Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même ? N'était-ce pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie ?

    Voici les trois livres du Nord, tels que composés par Toubib, médecin et annaliste de la Compagnie noire.


    Avis

    Ce qui m'avait plu dans la structure du roman m'a ici manqué. Les chapitres sont plus courts - donc plus nombreux - ce qui a grandement aidé ma lecture en VO. Je n'ai en revanche que peu apprécié la nouvelle narration qui fait une alternance entre deux personnages. Ce choix a du sens au vu de la fin du premier volume. Suivre les deux personnages semble tout ce qu'il y a de plus normal. Ca ne m'a pas plu. Il n'y a rien qu'on puisse y faire. Je fais face grâce à ce livre à une vérité que j'avais eu tendance à renier : je ne raffole pas de différents narrateurs.

    All men are born condemned, so the wise say. All suckle the breast of Death.

    L'histoire a aussi changé sur un autre point : le rythme. Pas de combats à tout va ici. La guerre est passée dorénavant. Le pays est calme. La compagnie, sous les ordres de la Lady, traque les derniers rebelles. Passionnant, n'est-ce pas?

    Une histoire plus linéaire donc. Pas de sauts d'un endroit à un autre. La compagnie prend le temps de se déplacer et de faire partager sa marche. De plus, une seule destination en vue, le lieu où se passera principalement le récit.

    You try your damnedest, but something always foes wrong. That's life. If you're smart, you plan for it.

    Autant dire, de gros changements dans la construction du récit. J'ai eu du mal à y faire face. Je l'ai rejeté de tout mon être. Ca m'a quelque peu gâché la lecture. Mais j'ai tenu bon. Sans regrets.

    Un nouveau personnage fait son entrée du côté de Raven. Il va beaucoup évoluer au contact de l'ex-mercenaire. De trouillard il deviendra rusé.

    We never play fair if we can avoid it. The Company philosophy is to maximize effectiveness while minimizing risk.

    Le point central fera son apparition assez tôt. Entouré de brouillard, l'intérêt qui y sera porté ne permettra d'en savoir plus que plus tard. Le Château noir, cette bâtisse mystérieuse dont personne n'ose s'approcher cache un bien sombre secret que nos personnages vont découvrir.

    My respect for the old devil rose. Crafty bastard.

    Ce tome ne m'a pas emporté. Il possède son petit lot d'action, une pointe de tristesse, des personnages toujours aussi attachants et ça ne m'a pas suffi. Trop déçue par les changements au niveau de la structure, je n'ai pas beaucoup apprécié ma lecture. Qu'en serait-il du dernier tome de cet intégral?


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  • Métaphysique des tubes

    Métaphysique des tubes
    De : Amélie Nothomb

    2012 - France Loisirs

    Resumé

    Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante.
    L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant...


    Avis

    J'ai découvert Amélie Nothomb avec Hygiène de l'assassin qui m'a fasciné malgré le bémol de la fin devinée. J'ai voulu lire autre chose de cette auteure particulière. Me voici avec Métaphysique des tubes.

    Manger ou ne pas manger, boire ou ne pas boire, cela lui était égal : être ou ne pas être, telle n'était pas sa question.

    Une fois n'est pas coutume, j'avais lu un résumé avant de m'attaquer à la lecture. Il m'a donné quelques informations bien utiles pour ma lecture : Dieu, Plante ou encore Tube font référence au bébé. Avec ces clés en main, il m'aura tout de même fallu un petit temps d'adaptation.

    Faux : Dieu ne se trouvait absolument pas en retard. Qui dit retard dit comparaison. Dieu ne se comparait pas.

    J'ai été séduite par la nouvelle perspective que cette lecture m'a offerte sur les choix et les pensées d'un enfant. Je trouve fascinant de réaliser qu'on pourrait aussi penser de cette manière. Elle a parfaitement de sens dans la tête d'un enfant.

    Pour le punir, je ne le nommerais pas. Ainsi, il n'existerait pas tellement.

    Par exemple, est-ce une idée si saugrenue que de croire qu'enfant on est une divinité lorsqu'on voit la réaction de son entourage pour chaque chose que l'on accomplit?

    -Menteuse ! Les ânes, ça ne parle pas.
    Zut. J'avais oublié ce détail. Je m'obstinai néanmoins

    Cette vision est portée par une narration simple, sans chichis et très imagée. Le tout dans une très belle édition de France Loisirs dont je préfère la couverture aux autres éditeurs.

    Je suis conquise par cette lecture singulière qui fut un délice tant par le style de l'auteur que par ce qu'elle raconte. Je dis "oui" pour un autre Amélie Nothomb !

    Mieux qu'un pachyderme en peluche, ça n'existait pas. Je présageai le pire.


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  • La Compagnie Noire, T1 : La Compagnie Noire

    VO : The Black Company, T1

    De : Glen Cook

    2007 - Tor Books
    4 Intégrales (terminé)

    Voir aussi :

    La Compagnie Noire T2
    La Compagnie Noire T3

    Resumé

    Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir.
    Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil.
    C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
    Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même ? N'était-ce pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie ?

    Voici les trois livres du Nord, tels que composés par Toubib, médecin et annaliste de la Compagnie noire.


    Avis

    Quelques réflexions furent nécessaires pour savoir comment j'allais présenter cette première intégrale qui regroupe 3 tomes. J'ai décidé d'opter pour une avance tome par tome afin d'être plus libre dans mes propos. Je déconseille de ce fait de lire mon avis du tome 2 si le précédent n'a pas été lu au risque de (gros) spoil !

    Par ailleurs, ayant lu le livre en VO, j'utiliserai les patronymes anglais. Pour la simple et bonne raison que les noms ont été "traduits" en français et que j'ignore les nouveaux noms (ex : Croaker = Toubib).


    Tome 1 : La Compagnie noire

     

    Ah, the smell of mystery and dark doings, of skulddugery and revenge. The meat of a good tale.

    L'anglais du début m'a donné du fil à retordre. Au point que j'ai traduit presque tous les mots des dix premières pages ! Au moins, je comprenais ce que je lisais...

    Je n'ai pas accroché immédiatement à la compagnie. Je les ai approché doucement, j'ai fait connaissance, je les ai apprivoisé pour finir par les apprécier tels qu'ils sont.

    "We aren't heroes," the Captain continued. "We're tough. We're stubborn. We try to honor out commitments. But we don't die for lost causes."

    Les hommes de cette compagnie ne sont pas des héros. Ce ne sont que des êtres humains, qui plus est des mercenaires. Un mercenaire fait-il plus attention à ce qui est juste ou à l'argent qui lui est versé?

    L'honneur et le respect sont néanmoins très présents au sein de cette compagnie qui pourrait se rapprocher d'une confrérie. Ils ne se sont pas simplement regroupés pour faire de l'argent. Ils forment une famille : la seule que chacun possède.

    Not all of them were friends, but they were family. The only family you had.

    Chacun dispose de son propre caractère, de son humour, sa part de mystère, ses joies et ses peines... N'espérez cependant pas en savoir davantage sur le passé du personnage auquel vous vous attacherez. Quand on intègre la compagnie, on laisse son passé dernière soi.

    For most of us the Black Company is a hiding place, a refuge from yesterday, a place to become a new man.

    À la place, on va en apprendre plus sur le monde dans lequel évolue la compagnie et notamment leur nouvel employeur. Plus l'intrigue avance et plus l'iceberg semble s'agrandir. À tel point que c'est à se demander si ce qui est dévoilé n'est pas insignifiant en comparaison de l'intégralité. Ce principe m'a séduite. Découvrir un élément, un autre, des petits morceaux de-ci de-là qui masquent des complots bien plus imposants et dont on se demande où ils nous mèneront.

    We fight for money and an indefinable pride. The politics, the ethics, the moralities, are irrelevant.

    Le rythme de l'histoire est aussi un très bon point de ce premier tome. De l'action, de l'action et encore de l'action. D'un chapitre à l'autre on se retrouve d'un combat à un autre dans un endroit différent du premier. La bataille ne sera pas forcément immédiate, des temps morts existent bel et bien durant lesquels nos mercenaires se plaisent à jouer aux cartes.

    No one will sing songs in our memory. [...] We are our only mourners.

    Je ne pensais pas que cette histoire me plairait. Le début me laissait indifférente, le récit était long et lent au commencement (notamment les premières parties de cartes). Je me voyais déjà laisser la série de côté et avec gaieté. Puis j'ai passé un cap. L'étincelle s'est créée. J'ai fait partie de la compagnie.

    Why the Black Company?
    We are the best.


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  • La Tour Sombre T6 : Le Chant de Susannah

    La Tour Sombre T6 : Le Chant de Susannah
    De : Stephen King

    2015 - France Loisirs
    7+1 vol. (terminé)

    Voir aussi :

     La Tour Sombre T1 2 3
    La Tour Sombre T4
    La Tour Sombre T5

    La Tour Sombre T7

    Resumé

    La vallée de La Colla désormais apaisée, Roland et ses amis doivent reprendre leur quête. Susannah manquant à l'appel, c'est tout le ka-tet qui est en danger, suspendu entre fiction et réalité. Accompagnés du Père Callahan, les pistoleros n'ont d'autre choix que de franchir à nouveau la porte de la Grotte des Voix. Leur but? Arracher la rose aux mains des suppôts du Roi Cramoisi... et sauver leur sœur d'armes, possédée par la démoniaque Mia et enceinte d'une créature redoutable qui pourrait bien changer la face de l'univers.
    Mais sur la route de l'énigmatique Tour Sombre, dont dépend le salut de tous les mondes, se trouve un bien étrange écrivain démiurge...


    Avis

    La fin approche. La Tour Sombre n'est toujours pas en vue mais le dernier tome l'est. Le Chant de Susannah marque une nouvelle étape dans la quête de Roland et ses compagnons. Il me rapproche également du dernier tome de la série, le prochain à venir.

    - Achève ta tâche avant qu'elle ne t'achève.

    Ce tome-ci n'est pas très épais : un peu plus de 500 pages, ce qui est correct pour un volume de cette série en comparaison des autres. Je pensais par conséquent le lire très rapidement. Dans les faits, ce fut le cas, puisqu'en une semaine environ j'avais réussi à en venir à bout. Néanmoins, j'avais entamé ce livre un mois plus tôt.

    De nouveau, je retrouve cette lenteur propre au contenu des tomes de La Tour Sombre. A la différence des autres, où le temps s'étirait inlassablement en même temps que ma patience, le tome 6 présente un temps relativement figé. Il doit s'écouler quelque chose comme 48h dans ce volume tout entier. Oui, rien que ça...

    - De toutes les émotions, la colère est la plus inutile, psalmonia Henchick. Elle est destructrice pour l'esprit et douloureuse pour le coeur.

    En deux jours, on ne peut refaire le monde. Et bien que dans l'univers de Roland, le monde ait changé et le temps ne s'écoule plus de la même façon, 48h, ça ne laisse pas de place à des voyages excessivement longs. Pour autant, le tome n'est pas en mal de scènes d'action.

    Comment peut-on être aussi stupide???, c'était le dernier signe du Père à sai Tower, et la réponse semblait être : très facilement, il suffit d'y mettre un peu de bonne volonté.

    L'information va néanmoins se retrouver au centre. Susannah est le personnage principal de ce tome. Elle n'est pas toute seule, Mia l'accompagne. Mia la dirige. C'est Mia qui va être le point central. Qui elle est réellement, d'où elle vient, ce qu'elle fait à l'intérieur de Susannah... Tant de mystères planent sur elle depuis son apparition dans l'histoire. Elle nous dévoilera tout ce qu'elle sait avant l'accouchement. Peu de temps mais beaucoup de discussions.

    Eddie pensa lui demander sur quel fondement il bâtissait cette certitude, mais il connaissait la réponse : l'intuition. La spécialité de Roland.

    Le reste du groupe ne sera pas mis de côté. Ils sont à la recherche de Susannah, qui a traversé la porte dérobée dans la Grotte des Voix. Ouvrir la porte ne sera pas une mince affaire et retrouver Susannah non plus. Sans oublier qu'ils ont toujours leur quête de la Tour. Ils ne la mettent pas en pause. Elle continue d'avancer.

    J'ai moyennement apprécié les "révélations" faites en avançant dans l'histoire sur la véritable nature des Pistoleros. Je craignais fortement que ça n'annonce la fin de la série avant même d'y être, ce qui m'aurait gâché la lecture du dernier tome. Pourtant, la fin de ce volume a tout balayé, ne laissant rien présager de ce qui pourrait suivre.

    Mais ce n'est pas parce qu'il fait noir quelque chose part que c'est le vide.

    Et cela est aussi vrai pour l'enfant. Bien que sa nature soit révélée, je n'ai aucune idée de ce qu'il puisse être. Les personnages aussi font face à l'inconnu quant à ce bébé !

    A côté, l'auteur continue de faire des clins d'œil littéraires un peu partout dans son œuvre. Je trouve cela très amusant et en même temps je regrette de ne pas pouvoir remarquer toutes les références, notamment celles faites aux propres œuvres de Stephen King, puisque je ne les ai pas lues.

    "Le ka n'a ni coeur ni espit."

    Ce tome a aussi permis à l'auteur de s'exprimer, de parler de sa vie d'auteur. J'ai été très intéressée par ce qui est dit, par son point de vue qui m'est totalement inconnu puisque je me place en tant que lectrice seulement. D'autant plus qu'il présente la chose sous forme de journal, ce qui rend le tout très attrayant.

    Peu de temps écoulé certes, mais une bonne dose d'information et des personnages toujours en mouvement. Ce tome-ci m'a davantage plu que le précédent et j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire.


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  •  

    Le Club du Suicide

    Le Club du Suicide
    De : Robert Louis Stevenson

    2012 - Folio

    Resumé

    Toujours en quête d'aventures extravagantes, le prince Florizel et son compagnon, le colonel Geraldine, rencontrent un soir un étrange jeune homme qui les convie à une soirée du Club du suicide. Les deux amis découvrent avec horreur et fascination un diabolique jeu de cartes où le seul gain est la mort... Une histoire aussi inquiétante qu'ironique par l'auteur de L'étrange cas du Dr Jekyll et M. Hyde.


    Avis

    Avant de me ruer sur le livre pour son prix, j'aurais peut-être dû faire attention aux informations écrites dessus. Notamment à celle disant "Extrait des Nouvelles Mille et Une Nuits". Cela m'aurait évité d'avoir le ressenti que j'ai eu.

    Qui d'autre qu'un homme ruiné jetterait ses billets au feu?

    Je n'ai découvert cette notion qu'après avoir tourné toutes les pages. Je me disais justement que le format faisait penser aux mille et une nuits et que, de n'avoir que trois histoires sorties de leur "tout", je n'en avais pas eu assez.

    Le format des Mille et une nuits ne permet pas de développer une intrigue à proprement parler. Transmettre des émotions est tout aussi difficile quand on ne sélectionne que trois histoires.

    Je serais incapable de m'appuyer un pistolet sur la tempe et de presser la détente ; il y a quelque chose de plus fort que moi qui m'en empêche ; et bien que j'aie la vie en horreur, je n'ai pas en moi le courage physique nécessaire pour affronter la mort et en finir.

    Le bon côté des choses est que les trois se retrouvent avec de mêmes personnages ainsi qu'un fil conducteur : Le Club du Suicide. La compagnie de ces personnages est agréable et suivre d'autres de leurs aventures me plairait beaucoup.

    Avec cette seule "intrigue", je n'ai pas pu en avoir assez. De plus, le titre et le résumé, qui semblent annoncer un jeu horrible, m'ont bien déçu. Les éléments sont tellement succincts que je n'ai ressenti aucune émotion lors de la lecture.

    Pour ce Folio à deux euros, je suis donc plutôt déçue.


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