• L'Épée de Vérité T1 : La Première Leçon du Sorcier

    L'Épée de Vérité T1 :
    La Première Leçon du Sorcier

    De : Terry Goodkind
    Editeur : Bragelonne

    13 volumes (terminé)

    Genre : Fantasy

    "Il faut penser à la solution, pas au problème..."

    Jusqu'à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes de ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt de Hartland. Elle ne consent à lui dire que son nom : Kahlan.  Dès le premier regard, il sait qu'il ne pourra plus jamais la quitter. Or, elle vient des Contrées du Milieu, territoire séparé de Hartland par une frontière infranchissable ! Et elle n'est pas venue seule. Désormais, le danger rôde dans la forêt. Des créatures monstrueuses suivent les pas de l'étrangère.

    Seul Zedd, le vieil ermite, ami de Richard, peut lui venir en aide... mais ce faisant, il risque de bouleverser le destin du jeune homme. Car Zedd n'est autre que le grand sorcier, réfugié en Terre d''Ouest, que Kahlan vient chercher. Ensemble, les trois compagnons vont s'opposer au tyran Darken Rahl qui règne à présent sur les Contrées du Milieu. Rahl est un fou sanguinaire qui projette de détruire le monde à l'aide d'anciens artefacts, les boîtes d'Orden. Pour tenter de l'arrêter, Zedd fait de Richard le "Sourcier" en lui remettant la légendaire Epée de Vérité. Cette épée lui donne le pouvoir dévastateur de rendre justice, mais l'arme est à double tranchant, car Richard éprouvera la souffrance de tous ceux qu'il tuera...

    Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres.
    Au nom de l'amour. À n'importe quel prix.

     

    Le début du roman est très stéréotypé. Énormément. C'est bâteau à souhait pour toute personne qui a déjà lu de la fantasy dans sa vie. On suit simplement les codes de base et il n'y a absolument aucune surprise quand on découvre qui est Zedd ou qui est désigné sourcier (en même temps, c'est même révélé dans le résumé). Du coup, on s'ennuie un peu pendant toute cette partie.

    Fort heureusement, elle ne dure pas. Elle ne s'étale pas sur la moitié du livre, ni même sur le tiers. C'est très rapide. Lorsque la quête contre Darken Rahl est lancée, l'histoire débute véritablement. Le plaisir avec. Ce fut un régal pour mon imaginaire.

    Mon chat mange des souris. Est-il maléfique pour autant? Ce n'est pas mon avis, ni celui du matou, mais je parie que les souris ne partagent pas cette opinion.

    Pourtant, j'ai eu beaucoup de mal à lire ce premier tome. J'appréciais l'histoire et m'y plongeais en quelques mots. Mais quelque chose me bloquait. La lecture me pesait. J'aurais préféré que quelqu'un me le lise ou qu'on me montre directement un film, comme si mon cerveau trouvait trop difficile de prendre le temps de lire. Aucune idée. Je ne saurais même pas dire si ça vient du livre ou de ma propre personne à cet instant. Ce qui est certain, en revanche, c'est que j'ai fini par totalement me plonger dedans sans plus avoir à compter les pages, même si ce ne fut que dans la deuxième moitié du roman.

    On suit Richard Cypher, forestier qui devient sourcier. "Sourcier", il n'y a que moi pour avoir trouvé ce terme étrange la première fois que je l'ai lu? Dans ma tête, j'associais ce mot au bonhomme qui cherche de l'eau avec une baguette de bois, forcément, ça coinçait un peu avec ce qu'entendait Terry de "Sourcier". Alors je me suis penchée sur le mot d'origine : Seeker, en anglais, qui signifie très exactement "chercheur". Richard est en fait un "Chercheur de vérité". Ma tête fut ensuite beaucoup plus satisfaite et ne se troubla plus à la lecture du mot "sourcier". Un petit détail qui ne touchera sans doute que moi, mais le mot est quand même employé tout du long !

    - Fichtre et foutre, Richard, c'est exactement ça ! Fiston, tu ferais un excellent sorcier.
    - Merci, mais j'ai déjà un métier pourri...

    Le pouvoir de Richard m'échappe d'ailleurs un peu. Il paraît qu'il a le "don" mais c'est étrange car je ne le perçois pas comme un réel pouvoir magique, plus comme du charisme. Lancer des boules de feu, oui, c'est de la magie. Faire gober un mensonge, non, ce n'est pas un sort. Mais au cours de la lecture, je ne m'en offusquais plus. C'est peut-être la traduction qui a rendu les choses ainsi, comme le petit bug mental sur le mot "sourcier". Qui sait. Je n'irais pas le relire en anglais pour vérifier mes hypothèses. J'ai bien aimé l'histoire, mais pas au point de la relire ( et en plus je n'aime pas relire une histoire que je connais déjà).

    Sinon, Richard est un personnage bien sympathique, tout autant que le sont Kahlan et Zedd, chacun avec sa propre personnalité. Zedd est le rigolo. Ça fait du bien de l'avoir au milieu de Richard et Kahlan, il donne un peu de légèreté aux situations. Bien que question légèreté, Richard s'en sort plutôt bien aussi une fois qu'il quitte ses contrées. Étant donné qu'il ne connaît rien aux terres de D'Hara, il aura des idées et actions aux allures insensées aux yeux des habitants. Comme manger un fruit à la peau rouge. Un fruit à la peau rouge ! Vous vous rendez compte? Quel dingue ce Richard !

    Richard ne se demandait pas s'il fallait tuer ces hommes, mais s'il pouvait courir le risque de les épargner.

    Kahlan est quand même beaucoup plus intéressante je trouve. Parce que, elle, elle a un véritable pouvoir. Et toc ! En plus, il est super puissant son pouvoir. Elle met tous les hommes à ses pieds d'un seul contact physique. Et les femmes aussi en fait. Tout le monde. Kahlan est une menace constante qui pèse sur Richard. Si elle ne fait pas attention, il peut à tout moment être touché par son pouvoir et perdre son individualité pour ne plus être qu'un pantin. Tout au long de leur périple cette menace pèsera sur eux, et surtout sur le coeur de Kahlan. On le ressent chaque jour qui passe.

    Me parurent également intéressants des personnages de passages. On les voit peu, ils apparaissent puis disparaissent, ou restent mais sur une petite période seulement. Le premier en ligne de mire, c'est Samuel, celui qui est avec la voyante. Un monstre qui parle. Il réclame son épée, l'épée de vérité que porte Richard. C'est son épée ! Il la veut ! Tout comme Gollum réclame son précieux à Frodon. J'ai trouvé le passage assez amusant juste parce que j'avais l'image de Gollum en tête. Enfin, un Gollum en beaucoup, beaucoup plus bête.

    En somme, [la magie] c'est comme les gens : on reste aussi loin que possible de certains, et on a beaucoup de chance de connaître les autres.

    Et sur la fin de l'histoire, un autre personnage a attiré mon attention : Écarlate, la dragonne au sacré caractère. Mais que dire ! Elle est fabuleuse ! J'adorais ses répliques. Elle n'y va pas de main morte avec le Sourcier, mais elle a quand même un coeur. Un coeur de dragon mais un coeur tout de même. Et elle a une énooorme fierté. Une fierté de dragon rouge. Écarlate est tout bonnement merveilleuse. Je ne me lasse pas d'elle, même si elle est loin d'être très présente dans le roman.

    Après Samuel en version Gollum et la dragonne bien léchée, une mention pour les Mord-Sith, qui sont... très particulières. Surtout celle qu'on rencontre, adepte du SM. Il faut dire qu'elles aiment la douleur et faire des autres leurs petits chiens, et parfois leurs compagnons... De la douleur, du sang, des bleues et des cicatrices... miam !

    - Un locataire? répéta Écarlate en le foudroyant du regard. (Elle plaça sa gueule dans l'ouverture et cracha un enfer de flammes.) Eh bien, à présent, il n'y en a plus... Va chercher mon oeuf !

    Les inquisitrices ont aussi capté ma curiosité. Leur pouvoir, leur histoire, leurs vies, les contraintes... Tout est fascinant et on boit les informations qui sont données. Tout comme le peuple d'Adobe ! Leur culture, leur façon de vivre isolés de tous et leur refus de se mêler au reste du monde, leurs coutumes... Je suis avide de toutes ces nouveautés que je n'avais vues nulle part ailleurs.

    Cependant, je ne le suis pas assez pour poursuivre l'aventure. Le premier tome était très agréable, mais dispose de façon relative d'une fin en soi. Un élément est laissé en suspens, le seul qui ferait que j'aurais envie de poursuivre l'aventure car il intrigue énormément. Sinon, non. Le nombre de tomes me rebute aussi un peu je dois avouer. J'ai déjà eu du mal à venir à bout des 650 pages (environ) du premier volume, je serais totalement suicidaire de me lancer dans la suite de la série. Autant profiter de la "presque" fin qui m'est offerte au premier volet pour m'arrêter là.

    Il n'empêche que j'en garde un bon souvenir. Un très bon même. Pour toutes les découvertes que j'ai faites et pour ce monde passionnant peuplé de personnages aussi captivants les uns que les autres.


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