• La Loi du Talion - Première Partie

    La Loi du Talion - Première Partie
    De : Mickaël Baudoin

    2014 - Editions Boz'Dodor
    1 vol. (en cours)

    Heroic Fantasy

    On m'appelle Coryphé. Je suis un danseur de mort qui valse avec les âmes défuntes. Elles guident ma lame, entraînent mes pas au fil d'une oraison funèbre que seuls les initiés du cercle macabre perçoivent.
    Je suis aussi un Déshérité, un banni dont la véritable identité est enfouie dans les méandres parcheminés du Recueil des Oubliés. Malgré l'animosité de mon peuple, la haine même qu'ils éprouvent envers ce que je représente, je dois prendre part au conflit nous opposant à nos anciens esclaves, ces sauvages venus du continent de l'Est. Peut être y gagnerai-je enfin la reconnaissance que ma famille m'a toujours refusée?


    Livre lu grâce au partenariat avec Lecture Imaginaire. Encore une fois, merci à Mickaël Baudoin pour m'avoir permise de découvrir son livre :)

    À l'ouverture du livre, mon attention fut attirée par la mise en page particulière du livre. Les marges sont étroites et les espaces entre les titres et le début du texte sont minces, le titre étant coincé tout en haut de la page. Intriguant au premier abord, mon esprit pense immédiatement à des raisons économiques. Quoiqu'il en soit, lors de la lecture, aucun problème particulier n'a surgit face à cette mise en page. Malgré tout, il y a des espaces entre les différentes parties et à chaque fois que nécessaire. J'ai seulement dû ouvrir un peu plus grand mon livre qu'à l'habitude pour voir ce qui était écrit au milieu avec les marges étroites. Rien de bien difficile donc.

    Notre liberté coule dans nos veines aussi sûrement que la haine pour notre peuple se déverse dans leurs coeurs.

    Dans les premières pages, on trouve un glossaire des personnages. J'ai alors craint de me perdre dans la lecture avec tous les noms par la suite. Après tout, un glossaire n'est pas mis par hasard. Fort heureusement, l'auteur a bien su mener sa barque, rendant le glossaire quelque peu inutile à la lecture du premier volume. Les personnages et lieux sont bien présentés lorsque les noms apparaissent dans l'histoire et l'auteur n'hésite pas à répéter l'information par la suite. Je n'ai donc pas eu besoin une seule fois d'aller me reporter au glossaire. Pour le prochain tome, en revanche, je ne doute pas qu'il soit utile, étant donné que du temps aura passé et que ma mémoire n'aura plus des informations aussi nettes sur chaque personnage.

    Ils ont voulu nous asservir jadis. Ils seront nos esclaves demain.

    Ce qui marquera sans doute les esprits dans ce roman, c'est le style de l'auteur. Alors qu'aujourd'hui l'écriture a tendance à être "commune", dans le sens où le langage courant et même parlé est utilisé librement dans les ouvrages, Mickaël est revenu à une écriture un peu plus soutenue, une écriture qui encense la langue, qui permet de jouer avec les mots, de faire fleurir une multitude d'images et de métaphores.

    Du côté de l'histoire même, j'ai beaucoup accroché à cet univers 100% heroic fantasy. J'ai vu les elfes sous un nouveau jour grâce à La Loi du Talion. J'ai également pu découvrir une nouvelle forme de magie, ou plutôt une nouvelle façon de lancer des sorts.

    À quoi bon blâmer ces exilés des fautes de ceux qui les avaient châtiés?

    Je suis particulièrement intriguée par la présence des Déshérités, ces elfes qui ont en quelque sorte été bannis, rejetés des leurs, exilés... On en parle peu dans ce premier volume, se contentant de présenter ce qu'ils sont, comment on devient un Déshérités et ce qui se passe alors pour eux.

    J'ai tout autant apprécié le fait de me retrouver partout à mesure que l'histoire avançait. Bien que Coryphé soit le personnage principal, on se retrouve en compagnie de bien d'autres sans pour autant que le danseur de mort ne soit présent auprès d'eux. J'ai trouvé cela très intéressant d'avoir finalement une même scène, une même action, perçue de différentes façons, avec des points de vues différents. Je pense en particulier à la bataille sur l'île, lorsqu'on est avec les attaquants mais également avec les défenseurs d'un chapitre à l'autre.

    Était-ce une ombre aperçue dans l'encadrement de cette fenêtre ou l'imagination que la peur, terre fertile, pouvait faire germer dans l'esprit de combattants aguerris?

    Inévitablement, le premier tome n'étant pas si long que ça et possédant de nombreux changements de personnages, on s'attache peu à ces derniers. On les rencontre, on fait connaissance sans pour autant qu'un lien ne se crée avec eux. En poursuivant l'histoire je pense que cela changera.

    Je pourrais reprocher à l’auteur d’être par moments un peu répétitif ou d’en faire trop au niveau des descriptions, mais j’ai eu l’impression que l’écriture évoluait au cours de la lecture sur ce point. Alors qu’au début, pour présenter la capitale elfique et les quatre maisons, les descriptions étaient longues et se ressemblaient, arrivée à la ville portuaire avec son manoir, les descriptions étaient bien moins lourdes à la lecture.

    Un Elfe mortel, tel un de ces sauvages qu'il marchande à bon prix... Quelle honte !

    En fin de compte, La Loi du Talion est un très bon premier tome pour un premier roman. L’auteur s’en sort très bien et quiconque aime un tant soit peu la langue française devrait trouver son bonheur dans ce style d’écriture. L’histoire est par ailleurs tout aussi bonne, elle se lit très rapidement sans connaître de grandes lourdeurs, l’action étant majoritairement présente. Je le recommanderai donc à ceux qui aiment la pure heroic fantasy.

     


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