• Rien de tel après une déception qu'une valeur sûre : Raymond E. Feist ! J'avais été passionnée par Les chroniques de Krondor et j'ose enfin me plonger dans sa "suite" après une dizaine d'années. J'ai rapidement retrouvé tout ce que j'aimais dans ses romans et j'adore ma lecture jusque là.

     

     

    Suivi de lecture #46

     

    Krondor l'entre deux guerres, Tome 1 : Prince de sang  ▌ Raymond E. Feist  ▌ 2007 - J'ai Lu  ▌ 2 vol. (terminé)

    Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la Guerre de la Faille. Mais la paix du royaume de Krondor est une nouvelle fois menacée. Le prince Arutha, héritier de la couronne, renonce à faire valoir ses droits sur le trône de Rillanon. Or ses fils, les jumeaux Borric et Erland, ne sont pas prêts à assumer une telle responsabilité. Pour les préparer à leur vie future, Arutha les envoie en mission diplomatique à Kesh la Grande, sans se douter que la rébellion couve dans les provinces de l'Est. Précipités dans une aventure mortelle où les attendent magie noire et terribles danger. Borric et Erland sauront-ils empêcher la guerre?


    votre commentaire
  •  

     

    Avis

    Les Ailes noires


    Jacques Béal

    2011 - Presses de la cité

     

     

     

     

    Les Ailes noires

     

     

    Le roman vrai d'une pionnière, d'une libératrice de la condition des Noirs et des femmes du XXe siècle : Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine, formée au Crotoy par la prestigieuse école Caudron.
    Hiver 1920. Une belle jeune femme noire arrive en gare de Noyelles-sur-Mer, en baie de Somme. Elle a traversé seule l'Atlantique, fuyant son Amérique natale où règne un climat de haine pour les siens. Avec, chevillé au corps, le rêve de " donner un peu de couleur au ciel ". Faisant fi de sa condition de femme, de noire, d'étrangère, Bessie s'initie au pilotage dans la prestigieuse école d'aviation Caudron. Un don évident, une détermination sans faille, un besoin vital de liberté lui vaudront de réussir sa folle entreprise et de transmettre à la postérité son nom avec ceux d'Adrienne Bolland et de René Fonck.
    Le destin hors du commun d'une Afro-Américaine découvrant un pays, la France, une région, la baie de Somme, et des hommes, qui l'acceptent sans préjugés.

    Cette lecture détonne de mes lectures habituelles et me sort totalement de ma zone de confort. Il ne m'aurait pas été prêté que je ne l'aurais probablement jamais ouvert.

    Le livre retrace le passage de Bessie Coleman en France, le temps qu'elle passe son brevet de pilotage. Elle ne restera qu'un peu plus d'un an en France. Un passage remarqué dans le petit bout de pays où elle séjournera.

    D'un point de vue historique, ce récit est très intéressant. Qu'on soit féru d'aviation ou qu'on ait envie d'en connaître davantage sur l'histoire de notre région, ce livre est bien. En dehors de ces zones, je n'aurais pas tendance à le recommander.

    Bessie se laissa dévisager. Il faut laisser passer cet instant de curiosité d'autant que celle-ci n'est pas hostile. Elle est plutôt d'ordre esthétique.

    Je ne suis pas du coin du Crotoy. Les lieux décrits, sûrement avec précision, ne me faisaient pas écho. En tant que tel, cela n'est pas grave. Surtout que j'ai pris grand plaisir à découvrir la vie quotidienne des habitants.

    Ce qui ne me fera pas garder en mémoire ce livre et ce qui ne me l’a pas rendu plus sympathique que ça est l'écriture. Bien qu'elle ne soit pas associable à du langage parlé, elle est neutre, sans saveur. L'auteur, en voulant retracer objectivement le passage de l'afro-américaine en France, a trop bien fait son travail en un sens. Il m'a rendu spectatrice de son séjour. Une spectatrice très éloignée de tout ce qui est relaté. Là fut mon problème.

    Vous serez donc l'unique fille dans ce paradis masculin.

    Le récit est vide d'émotions. En tant que lectrice, ce fut le calme plat, de ceux qui rendent un récit quelconque. Même la cause de Bessie Coleman, sujet qui me touche presque systématiquement lorsqu'il est abordé, a simplement coulé sur moi sans m'atteindre. J'étais trop éloignée des personnages pour m'assimiler de quelque façon que ce soit à eux.

    Hors ce point, cette lecture est riche. Elle m'a fait réaliser à quel point la France et l'Amérique, au même moment, étaient extrêmement différent dans leurs rapports avec les gens de couleur. Pour autant, toute personne n'accepte pas facilement la différence et Bessie y fera face la tête haute, réussissant à être piquante dans ses propos sans jamais être agressives.

    Elles avaient su imposer leur indépendance, non pas celle que daignaient leur octroyer les hommes, fussent-ils maris ou amants, mais celle qu'elles s'étaient choisie.

    Un livre complet sur le sujet qu'il s'est décidé à retracer, en profitant pour partager la vie et les paysages du Crotoy, quoique de façon trop lointaine, m'empêchant de me plonger dans le récit.

     


    votre commentaire
  • Quoi de mieux en randonnée qu'un petit poche discret? Un folio 2€ fera parfaitement l'affaire pour mes quelques jours de marche.

     

     

     

    L'envoyé extraordinaire  ▌ William Golding  ▌ 2006 - Folio

    Quand un empereur romain décadent et un inventeur de génie se rencontrent, qu'est-ce qu'ils se racontent ? Des histoires de canons, de machines de guerre, de bateaux à vapeur ? Non, la seule chose qui intéresse l'Empereur, c'est l'invention de la cocotte-minue pour pouvoir enfin manger de la viande cuite comme il l'aime...


    votre commentaire
  •  

     

    L'héritage, Tome 4 : L'héritage


    Christopher Paolini

    2012 - Bayard Jeunesse
    4 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    L'héritage, tome 1 : Eragon
    L'héritage, tome 2 : L'Aîné
    L'héritage, tome 3 : Brisingr

     

     

     

     

    L'héritage, tome 4 : L'héritage

     

     

    Il y a peu encore, Eragon n'était qu'un simple garçon de ferme, et Saphira, son dragon, une étrange pierre bleue ramassée dans la forêt... Depuis, le sort de plusieurs peuples repose sur leurs épaules. De longs mois d'entraînement et de combats, s'ils ont permis des victoires et ranimé l'espoir, ont aussi provoqué des pertes cruelles. Or, l'ultime bataille contre Galbatorix reste à mener. Certes, Eragon et Saphira ne sont pas seuls, ils ont des alliés : les Vardens conduits par Nasuada, Arya et les elfes, le roi Orik et ses nains, Garzhvog et ses redoutables Urgals. Le peuple des chats-garous s'est même joint à eux avec son roi, Grimrr Demi-Patte. Pourtant, si le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues ne trouvent pas en eux-mêmes la force d'abattre le tyran, personne n'y réussira. Ils n'auront pas de seconde chance.
    Tel est leur destin. Il leur faut renverser le roi maléfique, restaurer la paix et la justice en Alagaësia.
    Quel que soit le prix à payer.

    Il n'y a pas à dire, finir le dernier tome d'une saga fait son petit effet. Tristesse, amertume, nostalgie, colère, rage, béatitude... L'indifférence fait partie des exceptions. Pour L'héritage, j'étais contente avec un goût prononcé de "pas assez".

    Ce dernier volume est à la hauteur des autres. Encore plus de combats car le dénouement approche et que la guerre se poursuit, ville après ville.

    Il est plus facile de détruire une ville que de la rebâtir.

    Depuis que Roran s'est lancé dans la bataille et est devenu un guerrier, je ne cesse d'aimer le suivre. Il a beau être un humain sans aucun pouvoir ni aucune aptitude particulière, il s'en sort à chaque fois. Son approche des combats, sa créativité et ses prises de risques inconsidérées aux yeux des autres font naître l'admiration. A cela se couple un certain charisme et des paroles qui vont droit au but. Malgré sa quasi absence dans le premier tome, Roran sera devenu un personnage des plus importants.

    Les méthodes ordinaires ne suffiront pas ; tentons l'extraordinaire!

    Je garde aussi une place dans mon coeur pour Orik, ce nain devenu frère adoptif d'Eragon. Optimiste, joyeux tout autant que calme, il m'a plu dès le début pour son côté un peu rebelle qui va permettre à son peuple de sortir de ses carcans.

    Tu connais aussi bien que moi la règle numéro un de la chasse : ne pas traquer une proie tant qu'on n'est pas certain qu'il s'agit bien d'une proie.

    J'ai adoré l'esprit des dragons et la façon dont ils voient la vie, foncièrement différemment des humains. Que ce soit par les termes employés (les humains sont caractérisés par leurs oreilles rondes) ou leur parole, j'ai apprécié leur simplicité. Ils ne s'encombrent pas de politique et de bien d'autres choses. La vie semble bien facile et ils ne tergiversent pas pour faire un choix.

    Si quelqu'un pouvait réaliser l'impossible, c'était toi. Et tu l'as fait.

    Je n'oublierai pas tous les autres, que ce soit Eragon, Arya, Nasuada, Jörmundur, Murtagh, Angela...

    L'auteur a pris tellement de temps pour que chacun ait sa place, qu'ils aient un rôle à jouer, une importance, une humanité. Ils sont entiers, aussi réels qu'ils peuvent l'être et cette aventure en leur compagnie a été très bonne.

    N'importe qui peut se faire passer pour ce qu'il n'est pas, quand ça l'arrange.

    Rien ne m'a paru insensé, pas même la façon dont tout cela se terminera avec Galbatorix. Au contraire, j'ai trouvé très imaginatif la façon dont cela s'est déroulé !

    Et puis, j'ai aussi droit à des surprises, très appréciables dans cette série où la plupart ne m'ont fait aucun effet. J'ai été aussi émue que les personnages à la découverte de la vérité.

    Vous vous souciez d'une fêlure dans le plancher alors qu'une montagne menace de nous tomber dessus !

    A la fin, j'aimerais simplement en savoir plus. Plus sur Angela, le personnage le plus mystérieux qui soit, plus sur ce qui advient "après", plus sur le côté romantique de la série, plus sur ce qui se trouve hors de l'Alaëgesia... La quête est belle et bien accomplie mais je ne suis pas totalement assouvie.

    Nos blessures sont les témoins de nos échecs et de nos réussites.

    Pourtant, la dernière page est tournée. Je dois leur faire mes adieux, les laisser où ils sont ou éventuellement imaginer ce qu'il me manquerait pour être pleinement satisfaite. Je crois cependant que je n'aurais de cesse d'en vouloir plus.

     


    votre commentaire
  • East Love - Left My Love




     


    votre commentaire