• Voyageurs T1 : La Cité des Rêves

    Voyageurs T1 : La Cité des Rêves

    Voyageurs T1 : La Cité des Rêves

    De : Emilie Zanola
    Editeur : VFB éditions (ebook)

    2 volumes (en cours)

    Genre : Fantasy

    "Mais qu’est-ce qui te fait croire que tu sauras différencier le réel du rêve ?"

    Dans les histoires, on parle souvent d'élu(e) ou de personnage spécial. Je dois dire que je me sens un peu comme ces personnages aujourd'hui, car j'ai eu la chance de faire partie de ceux qui ont reçu un jour le livre d'Emilie Zanola, le premier volume de la série Voyageurs : La Cité des Rêves. Cette chance, je la dois au forum Lecture-Imaginaire et surtout aux éditions VFB qui ont proposé ce partenariat. Je fus toute excitée à la lecture même du résumé et l'étais encore et plus le jour de la réception de l'ouvrage. Le livre refermé, je l'étais encore bien plus avec un grand sourire béat et des étoiles dans les yeux. Alors du fond du coeur, je remercie VFB éditions et Lecture Imaginaire car j'ai pu prendre un immense plaisir à lire cette histoire :

    Liana est une jeune femme à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Abandonnée dans un jardin public vers l’âge de quatre ans, elle s’inventera des vies au travers de ses rêves plus qu’étonnants…

    À l’université de Chambéry où la psychologie y est dispensée, elle rencontrera un groupe d’amis et surtout Gab, un jeune homme venant d’une famille étrange et riche, qui saura la séduire…

    Un jour, un grimoire, un rêve et son destin va être bouleversé. Un monde secret lui sera dévoilé, celui de la Cité des Rêves. Elle n’est autre qu’un Voyageur, un être capable de naviguer au cœur même des productions chimériques des humains. Cette histoire improbable se mêle à la réalité et son tuteur onirique, Naël, tentera de lui inculquer leurs règles dans ces deux mondes.

    Des cauchemars, des missions, des meurtres, un voyage en Italie et Liana accepte enfin la réalité…

    Carl Gustav Jung, un des précurseurs de la psychologie, a dit :

    « En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers les rêves et nous fait savoir qu’il nous voit bien différemment de ce que nous croyons être. »

     

    Ainsi commence la saga « VOYAGEURS »…

      

    Rien d'étonnant à ce que je me sois ruée dessus et que j'ai sautillé comme une puce quand on lit le résumé, non?

    Ce qui m'a toujours paru anodin dans les autres ouvrages m'a ici interpelé : la France, le pays dans lequel se situe la plus grande partie de l'action. Lire des noms de lieux, de villes ou d'organismes qui me sont connus et peuvent faire partie de mon quotidien m'a procuré un étrange sentiment. Chambéry, Annecy, SNCF, CROUS... Qui ne connait aucun de ces mots? Ils m'ont ancré dans la réalité, dans le monde réel, car ils en font partie. De ce fait, j'ai d'abord cru que ce serait un frein à l'imaginaire, que je n'arriverais pas à totalement m'immiscer dans l'histoire à cause de ces éléments qui sont eux bien réels. Un blocage qui n'aura pas duré. Je tiquais dessus systématiquement puis mon esprit s'y est fait, réalisant que ce n'était pas un mauvais point du tout.

    Mon imagination s'est retrouvée aidée par ces éléments. Je ne suis jamais allée à Chambéry, mais j'ai déjà vu des chambres du CROUS et pris le train. Je n'avais donc pas de mal à me créer mon propre film, à dessiner les lieux dans mon esprit. Tout s'imbriquait tout seul. Et à mêler le réel à l'imaginaire, j'ai eu l'impression que des choses fantastiques pouvaient vraiment arriver dans notre monde, autour de nous. Un sentiment agréable de se dire que juste à côté, qu'en dehors de mes quatre murs, il peut se passer des choses fabuleuses. Il ne suffit que d'un grain d'imagination...

    Ce que l'auteure possède de toute évidence ! Je me suis joyeusement laissée emportée par ses phrases tout au long des pages. J'ai eu des phrases sur lesquelles je butais parfois, dont le sens ne me percutait pas immédiatement, ou dont la ponctuation me titillait. Une question d'habitude à prendre je suppose. Habitude que j'ai finie par avoir à mesure que ma lecture avançait. Je refaisais ma propre ponctuation mentalement lorsque j'en avais besoin, ce qui n'arrivait pas très souvent. Si je devais compter les phrases qui m'ont réellement arrêté dans ma lecture pour les relire et en comprendre le sens, elles tiendraient sur les doigts d'une main. Un petit désagrément de rien du tout en somme, mais un désagrément tout de même.

    Chers voyageurs,
    Vous venez de trouver ce livre, il est important d’être seul au moment de sa lecture. Un lourd secret y est dévoilé et vous êtes concernés, vous Naoçiens. Vous n’avez certainement jamais entendu parler de nous, pourtant si vous me lisez aujourd’hui, il n’y a aucun doute, votre vie va changer.

    Puis arriva Liana, deuxième point qui fit que j'ai facilement accroché au roman. On est à l'université, elle a une vingtaine d'années. Elle est entre l'adolescence et l'âge adulte, ce passage entre les deux qui n'est pas forcément évident pour tout le monde. J'ai un âge proche, ce qui aide. Et ça me fait énormément de bien de lire une histoire suivant les aventures d'une étudiante ! Généralement, ce sont les lycéens ou les collégiens qui se retrouvent au centre de telles histoires. Pas ici. Ce qui permet à l'auteure de toucher un autre public.

    C'est malheureusement avec Liana que j'ai aussi pu constater une incohérence de l'histoire. Elle a une vingtaine d'années, précise qu'elle est née en 1994 et, un jour, il est dit qu'on est en septembre 2012. Un petit décalage de deux années qui aurait presque pu passer inaperçu, tout autant que les quelques coquilles encore présentes dans le texte. 

    Puisque je suis avec Liana, autant avancer encore un peu en sa compagnie. J'aime son prénom qui semble sortir d'un autre monde. Comme celui de Naël. À côté, ceux de Jess, Sarah, Pierre ou Gab font plus terre à terre. Un autre moyen de mélanger le réel et l'imaginaire à mes yeux.

    Liana a beau ne pas avoir de famille, elle s'en est très bien accommodée. Elle ne pleure pas à chaque fois qu'elle y pense ou qu'elle évoque ce souvenir. Elle n'en a pas de toute manière. Elle ignore totalement qui est sa famille, raison pour laquelle elle la cherche. J'apprécie le fait qu'elle n'ait pas d'attaches, qu'elle soit libre au point de prendre un train du jour au lendemain pour partir en Italie. Il en faut du courage pour ça !

    Bien qu'elle possède du courage, je l'ai trouvé perdue à un moment. Enfin, elle l'était vraiment. Liana a su passer ce cap, mais je n'ai pas trop su comprendre comment. Elle a eu, à mon goût, un revirement trop soudain. Hésitante un long moment, elle s'est lancée dans une direction sûre d'elle alors qu'elle était encore totalement confuse la veille. J'ai trouvé cela brutal et sans réellement d'explications.

    « Lui ? Un prof ? » s’étonna Liana. Il n’avait pas le physique de l’emploi. Son look décontracté, ses cheveux bruns décoiffés, son physique de mannequin ne le rendaient pas crédible.

    Liana est aussi sérieuse, studieuse... jusqu'à ce que Gab apparaisse. Elle a beau ne rien connaître en amour ni avoir eu de relation auparavant, je n'ai à aucun moment eu l'impression de lire quelque chose de "niais". Et, même s'ils sont en couple, les projeteurs sont loin d'être braqués sur eux, le livre a des intrigues plus importantes à mettre en avant !

    Comme ces histoires de rêves et de voyageurs par exemple. Je n'avais qu'une seule crainte avant de me lancer dans la lecture. Une toute petite crainte : que ces histoires de rêves et de voyageurs ne ressemblent au manga Dreamland. Un ouragan se pressa d'emporter ma faible inquiétude ! On en est loin ! L'auteure nous plonge dans un monde de rêves totalement passionnant. Liana bondit du rêve d'un humain à un autre, aussi facilement et rapidement que je tournais les pages du livre. J'avais vraiment l'impression d'être dans des rêves, aussi proches du réels ou fous soient-ils. Ils ressemblent tant à ceux qu'on peut avoir la nuit !

    Mais les rêves ne sont pas tout. Il y a la Cité des Rêves aussi, où se trouvent tous les voyageurs. Les voyageurs sont intéressants au plus haut point. Ce qu'ils sont réellement, les "pouvoirs" qu'ils semblent posséder, leur mission, leur cité et la façon d'y vivre... C'était un régal d'en découvrir plus avec Liana. À chaque nouvel élément il y a de nouvelles interrogations qui font surface. Et là, on attaque un point fort du roman.

    Le mystère plane tout du long. Lors de la lecture, plusieurs éléments sont donnés au lecteur. J'ai l'impression de n'avoir que des pièces d'un puzzle qui ne vont pas ensemble. Gab est étrange depuis le début. Par sa conduite, par ses absences, ses coups de fil... Mais on ne sait rien. Sarah également intrigue, de même que Liana elle-même ! Qui sont les responsables de certains faits? Certains voyageurs cachent des secrets sans qu'un seul indice soit dévoilé...

    J'ai beau avoir de forts penchant pour certaines réponses, mon esprit a beau me dire "c'est ça !", je n'arrive pas à le suivre les yeux fermés. C'est comme si je savais à 99% certaines réponses, sans pouvoir jamais atteindre les 100%. Seule l'auteure possède le dernier pourcent. Ce n'est que lorsqu'elle révèle les choses noir sur blanc que je peux savoir quelle est la vérité absolue.

    — C’est quoi ce délire, comment t’es entré dans ma tête bordel !

    Quelque part, c'est terriblement frustrant de se retrouver devant tant de questionnements. D'autre part, c'est une grande qualité de l'histoire. Car, bien que ces mystères planent, qu'il y en ait de nouveaux à chaque chapitre, tout ce qui est écrit ne semble pas là pour "combler" ou rallonger le roman en vue d'éviter de tout dévoiler au grand jour trop tôt. Non. L'histoire avance tout le temps. À croire que tout ce qui est dit est important et peut générer des indices. Les temps morts n'existent pas vraiment. Comment cela pourrait-il être possible quand on voyage chaque nuit dans les rêves?

    Arrivée à la toute dernière ligne, j'étais complètement retournée. Je n'ai certes pas pleuré ou ri durant la lecture, peut-être ai-je souri à un moment ou à un autre, mais j'ai été transportée. Littéralement. Mes tripes étaient prises. Et je dois dire que ça fait un bien fou de tomber sur une lecture qui m'emporte à ce point. Un bien que je dois à Emilie Zanola, que je remercie sincèrement pour avoir écrit cette histoire. Surtout que ces lectures sont malheureusement pour moi très rares (la dernière remonte à l'été précédent, il y a 6 mois). Je les apprécie donc d'autant plus quand j'ai la chance d'en avoir. Et je les partage !

    Pour la seule raison d'avoir été chamboulée, d'être folle à la fin parce que je voulais dévorer la suite, de crier partout "mais c'est trop bien !" lorsque la lecture était en cours et de me sentir comme sous les effets d'une fabuleuse drogue qui s'appellerait Voyageurs, j'aurais envie d'en faire un coup de coeur. Vraiment. Juste à cause de petites notes négatives, je ne peux pourtant pas. Et ça me torture, parce que ce livre le mérite tellement !

    La meilleure des nouvelles est encore pour la fin : Ce n'était que le premier tome, la suite arrivera ! Chouette !


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