• Je ne le cache absolument pas, ma PAL (Pile à Lire) m'obsède. Il suffit de voir certains articles pour s'en rendre compte :

    Défi : Diminution de nos PAL [Rien de plus évident que celui-là]
    "ma PAL m'en empêche" 14/07/2016
    "diminuer d'un titre ma PAL" 20/01/2016
    "j'ai un plus grand objectif : ma PAL !" 04/11/2015
    " Je suis toujours aussi déterminée à diminuer ma PAL" 28/01/2015
    "histoire de diminuer un peu ma fameuse PAL qui ne désemplie pas" 15/12/2014
    "As-tu un rêve ? Plusieurs même ! :D Finir ma PAL" 22/05/2014
    "j'ai fait un horrible constat ayant pour sujet ma PAL" 23/09/2013


    Depuis des années, je pense à ma PAL. J'y ai beaucoup pensé comme un papillon. Ca va et ça vient sans trop s'attacher. Jusqu'à 2015 où ces trois lettres ont fini par s'ancrer dans mon crâne.

     

    Une drogue nommée PAL

     

    Pourquoi faire tout un plat d'un tas de livres dans un coin?

     

    Ce ne sont après tout qu'un amas de feuilles imprimées. Je n'ai aucune obligation envers elles. Ni envers qui que ce soit. Pourtant, j'ai le sentiment que je dois les lire. Je vous en explique mes raisons :

     

    • Ne pas lire un livre, c'est comme gaspiller de la nourriture


    À quoi bon l'acheter ou le récupérer si c'est pour ne pas l'ouvrir? En dehors des "beaux" livres et leur côté esthétique, tous les autres ne sont que du gaspillage s'ils ne sont pas ouverts. Gaspillage d'argent, gaspillage de place, gaspillage de muscle. Il aura fallu les amener jusqu'aux étagères ! Pour rien...

     

    • Cette envie irrépressible d'injecter du sang neuf


    Ma PAL a beau déborder, la production littéraire ne s'arrête pas pour autant afin que je me remette à niveau. Ce super-pouvoir serait bien intéressant pour un lecteur. Je me retrouve tiraillée par ces nouveaux titres qui ont l'air fabuleux et la masse qui ne désemplie pas quand elle devrait.

     

    • Le rêve de remplir un caddie de livres


    Et pas de livres de ma PAL ! J'aimerais tellement retourner dans une librairie d'occasion et me dire "Aujourd'hui, c'est no-limit". Je garde un merveilleux souvenir de ce type d'expérience mais une fois encore, l'ombre imposante de ma PAL ne laisse à ce rêve que l'occasion d'arriver quand je dors.

     

     

    Une drogue nommée PAL

     

    Une énorme PAL a aussi ses avantages !

     

    • Que la détermination soit avec toi


    Découragée je ne suis point. Je ne l'ai pas réellement été face à l'ampleur de la tâche. Cette pile gigantesque ne m'effraie pas et son aura démoniaque aussi faible soit-elle ne tend qu'à diminuer au profit d'une détermination grandissante pour la détruire. Chaque livre est une victoire, imaginez le nombre de combats déjà gagnés !

     

    • Au Tetris tu seras roi


    Posséder plein de livre signifie réussir à les ranger dans l'espace restreint que l'on possède. Donc être très bon en matière d'empilement et de gain de place. Autant dire que même pour faire une valise pour partir en voyage, on est au top.

     

    • Le choix tu auras


    À aucun moment encore je ne me suis retrouvée devant ma bibliothèque à me dire "Je n'ai rien à lire". Il se peut qu'à un moment précis, rien ne m'aie donné envie. Pas de panique ! Je laisse un ou deux jours s'écouler et mon esprit se fixe tout seul sur un titre.

     

    • Jouir du pouvoir de rayer


    Je n'ai jamais pris autant de plaisir à rayer une mention d'une liste que depuis que j'ai une PAL. Je m'empresse de la retrouver quand j'ai fini un titre pour avoir le bonheur non dissimulé de supprimer une ligne. Ah ! Quel plaisir fantastique !

     

     

    Une drogue nommée PAL

     

    Comment en suis-je arrivée là?

     

    • L'absence de date de péremption : le piège de l'accumulateur


    Contrairement à la nourriture, les livres ne périment pas à proprement parler durant notre vie. On peut le conserver, à l'abri de l'humidité de préférence, des années durant sans qu'il ne scille. Ainsi les livres s'amassent sans qu'aucun ne se retrouve dans une benne pour moisissure prononcée.

     

    • La curiosité est un vilain défaut livresque


    Je suis de nature très curieuse en matière de livres. D'abord cantonnée principalement à la fantasy, j'ai élargi mes horizons pour mon plus grand malheur. Maintenant, tout me fait envie et je veux tout lire. Comment voulez-vous que je m'en sorte ainsi?

     

    • Disperser ses biens, le meilleur moyen d'être aveugle


    Maline comme j'étais, je n'avais pas tous mes livres au même endroit. D'une part parce que je me déplaçais, d'autre part parce que ma chambre changeait parfois de place dans la maisonnée sans que tous mes livres ne me suivent. Autrement dit, j'avais toujours un brin de place et j'oubliais ceux qui n'étaient pas sous mes yeux !

     

    • De longues années de belles récoltes pour de faibles consommations


    Une PAL, ça se travaille. C'est tout un art de la fournir et la rendre monstrueuse. Cela demande de consciencieuses années à dévaler les librairies des livres dans les bras ou à récupérer ceux que les autres ne veulent plus. Je m'en suis très bien tiré dans ce domaine, mon résultat est formidable.

     

     

    Une drogue nommée PAL

     

    Maintenant, je m'en tiens à un régime ainsi qu'à un suivi minutieux de mes lectures et de cette fameuse PAL. J'ai pu observer mes premiers résultats encourageant récemment et poursuis gaiement dans cette direction ! Qu'importe le temps que cela prendra, j'en viendrais à bout. Nul doute là-dessus.


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  • Dernière ligne droite pour la série de L'héritage !

     

    Suivi de lecture #37

     

    L'héritage, tome 4 : L'héritage  ▌ Christopher Paolini  ▌ 2012 - Bayard Jeunesse  ▌ 4 vol. (terminé)

    Il y a peu encore, Eragon n'était qu'un simple garçon de ferme, et Saphira, son dragon, une étrange pierre bleue ramassée dans la forêt... Depuis, le sort de plusieurs peuples repose sur leurs épaules. De longs mois d'entraînement et de combats, s'ils ont permis des victoires et ranimé l'espoir, ont aussi provoqué des pertes cruelles. Or, l'ultime bataille contre Galbatorix reste à mener. Certes, Eragon et Saphira ne sont pas seuls, ils ont des alliés : les Vardens conduits par Nasuada, Arya et les elfes, le roi Orik et ses nains, Garzhvog et ses redoutables Urgals. Le peuple des chats-garous s'est même joint à eux avec son roi, Grimrr Demi-Patte. Pourtant, si le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues ne trouvent pas en eux-mêmes la force d'abattre le tyran, personne n'y réussira. Ils n'auront pas de seconde chance.
    Tel est leur destin. Il leur faut renverser le roi maléfique, restaurer la paix et la justice en Alagaësia.
    Quel que soit le prix à payer.


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    Cyril Massarotto

    2013 - France Loisirs
    2 vol. (terminé)

     

     

     

     

    Dieu est un pote à moi

     

     

    Pour élire son confident, Dieu n'avait que l'embarras du choix.
    Comment expliquer qu'il ait opté pour un modeste vendeur, au quotidien banal et sans relief? Dieu seul le sait et pourtant, au fil de leur conversation, une véritable amitié se noue entre eux... Quand le narrateur rencontre derrière sa caisse Alice, jolie étudiante en psychologie, quelques coups de pouce de son nouveau meilleur ami vont faire des miracles. Et ce n'est que le début !

    Je n'attendais rien de Dieu est un pote à moi. Le résumé avait l'air sympa et je voulais passer le temps. J'ai eu ce que je réclamais.

    Est-ce que Dieu est rancunier, d'ailleurs? S'il a tout inventé, la rancune, c'est de lui.

    Le récit est écrit comme on parlerait, ce qui est normal puisque narré à la première personne du singulier. J'ai trouvé cela très simple. La plume n'a rien de particulier, le vocabulaire employé, les expressions ou les tournures... Tout est du plus grand commun de notre langue. Banal en somme. Mais ça se lit très bien ! C'est bien l'avantage de ce style, il appelle à la simplicité et tout le monde y trouve son compte. J'aurais préféré un brin plus de "beau" ou de "particulier" pour ma part.

    Je crois que tous les somnifères que l'on avale lorsqu'on est adulte, ce sont toutes les berceuses que l'on ne nous a pas chantées quand on était enfant.

    L'écriture rend la lecture aisée, phénomène accentué par les chapitres courts qui sont proposés. Quelques pages à chaque fois et hop, on passe à un nouveau "chapitre" !

    L'idée d'une relation amicale entre un homme et Dieu est des plus sympathique. Elle l'est d'autant plus que le sujet n'est pas du tout traité religieusement. L'auteur prend bien des pincettes pour s'exprimer et expliquer, ne visant pas la polémique. Il remet en cause des croyances en se justifiant. Tout fait sens. Tout est clair.

    Vous vous êtes rencontrés donc c'était votre destin, et non pas parce que c'était votre destin. On le sait après, pas avant.

    Bien que présenté comme quelqu'un de tout à fait normal comme n'importe qui d'autre, les paroles de Dieu ont tendance à avoir une certaine aura, une sagesse dans la façon dont elles sont données au narrateur.

    Le narrateur est un homme banal à la vie simple. Il travaille, il rencontre des femmes, il va construire sa vie... Le temps passe, les épreuves se dressent. Cette vie des plus communes m'a attiré. Une vie comme monsieur tout le monde pourrait avoir, une vie qui parle.

    La violence. On n'entend parler que de ça. Matin, midi, soir, des agressions, des explosions, des conflits, des guerres, des morts, encore des morts.

    L'auteur ne fait pas dans la fougue ou la passion destructrice. Le narrateur est une personne réfléchie qui ne va pas tout casser autour de lui au moindre prétexte, ni s'énerver pour un oui ou pour un non. Un homme normal, avec une vie normale.

    Tout dans le récit, hormis la présence de Dieu, est banal, commun, ordinaire. Pourtant ce livre m'a parlé. Connaître la vie de cet homme et de savoir ses choix et les conséquences qui en découlent m’a enrichi. J'aimerais vivre aussi simplement que lui jusqu'à la fin de ma vie.

    Vis, et ne t'encombre pas l'esprit de questions inutiles.

     


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    Cannibale


    Didier Daeninckx

    2000 - Folio

     

     

     

     

    Cannibale

     

     

    1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés.

    Un court roman qui fut lu en un voyage en train. La parfaite occupation prenant un minimum de place !

    - Tu vois, on fait des progrès : pour lui nous ne sommes pas des cannibales mais seulement des chimpanzés, des mangeurs de cacahuètes.

    Un peu d'Histoire avec Cannibale et l'Exposition coloniale. Il serait inimaginable de reproduire la même chose de nos jours, tant les mentalités ont évoluées et l'information gagnée les cerveaux. Pourtant, il faut se replacer dans le contexte où ce genre de chose, de même que les cirques d'étrangetés, n'étaient pas considérés comme irrespectueux par la majorité.

    Il n'y a pas d'endroit au monde qu'on ne puisse atteindre par ses propres moyens...

    La curiosité des français, plus largement des européens, va jusqu'à mentir sur ce qu'ils présentent. Ces "Cannibales" ne sont que des hommes comme eux, sauf qu'ils vivent avec un temps de retard. Pour autant, ils n'ont jamais mangé de chair humaine.

    Ces hommes et ces femmes sont maltraités, au même titre que les bêtes des enclos adjacents. Révoltant pour moi, curiosité pour l'époque.

    - Le respect, chez nous en pays kanak, il ne vient pas à la naissance comme la couleur des yeux. Il se mérite tout au long de la vie.

    Le récit se centre sur un homme, un de ces "cannibales", qui comprend et décidera d'agir à la suite d'une promesse qu'il se refuse de se voir rompue.

    Qui était vraiment un "cannibale" dans cette histoire?

     


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  • Jesse Ruben - This Is Why I Need You




     


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