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    Eleanor & Park


    Rainbow Rowell

    2013 - Orion

    Du même auteur :

    Fangirl

     

     

     

     

    Eleanor & Park

     

     

    Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

    Je tenais beaucoup à lire un autre roman de Rainbow Rowell depuis mon coup de coeur pour Fangirl. Tous ses livres étant attrayants, la sélection s'est jouée au hasard et Eleanor & Park s'est retrouvé entre mes mains.

    Après cette lecture, mon sentiment sur l'auteur se confirme. Je tiens absolument à lire un autre de ses récits tant elle est juste dans sa façon de raconter les relations amoureuses et dépeindre la réalité d'une jeune fille lambda.

    "Seriously, son, you're giving yourself a stomach ache because you did something nice while other people were watching?"1

    Exit le beau prince ou la belle fille qui se croit pourtant passable. Eleanor est une lycéenne rousse aux cheveux très frisés et un peu rondouillarde. Ajoutons les tâches de rousseurs et son style vestimentaires composés des rares vêtements qu'elle possède et ont l'air de récup' et Eleanor prend tout de suite vie. Enfin une véritable adolescente avec ses défauts qui resteront présents jusqu'au bout.

    Sometimes, it seemed like she was trying to hide everyting that was pretty about her. Like she wanted to look ugly.2

    Elle a également le bon comportement, dans le sens où il correspond tout à fait à son âge. Il n'est pas question de la mettre dans des situations où elle agirait comme une adulte ou de lui faire prendre des décisions extraordinaire. Elle est peu sûr d'elle et agit en conséquences, restant loin de tout et de tous. Si elle pouvait se terrer dans un trou, ce serait fait.

    And if she didn't know already that she liked that stupid effing Asian kid, she knew it know.3

    L'histoire d'amour ne répond pas au principe du coup de foudre. C'est à peine si Park et Eleanor se sont regardés la première fois. De là à trouver l'autre beau, il y avait encore un faussé à franchir. L'amour est né comme il naît le plus souvent : avec le temps. L'amour se construit petit à petit à mesure que l'on découvre l'autre et ce sentiment inconnu.

    That was a new, awesome development - the hair touching.4

    Les deux adolescents ont aussi chacun leurs problèmes. Des problèmes d'adolescent qui ne peuvent que faire échos aux nôtres : le harcèlement, l'acceptation de soi, s'affirmer tel qu'on est, les parents... Le tout sans jamais tomber dans la gaminerie.

    L'alternance de narrateurs permet de saisir toute l'ampleur et la complexité de Park et d'Eleanor. Leurs vies sont diamétralement opposées. D'un côté, Eleanor avec ses frères et soeurs en bas âge vivent dans une pauvreté mesurée avec un beau père alcoolique et violent. De l'autre, Park, choyée par ses parents dans une maison qui sent bon le propre.

    She looked like art, and art wasn't supposed to look nice; it was supposed to make you feel something.5

    Je n'ai pourtant pas eu l'impression que l'auteur avait choisi ces deux opposés pour faire une belle histoire d'amour. J'y ai perçu une entraide, un moyen pour l'un de secourir l'autre, de lui ouvrir une porte vers un monde meilleur. Eleanor et Park vont tout deux aller de l'avant, élargir leurs perceptions et changer leur condition d'une façon ou d'une autre.

    He tried to remember how this happened - how she went from someone he'd never met to the only one who mattered.6

    Je suis une fois de plus emportée et subjuguée par le réalisme dont fait preuve Rainbow Rowell. Cette belle histoire d'amour et surtout de développement de soi me conforte dans mon envie première : Je désire en lire plus de l'auteur.

     

     


    1 : Sérieusement, fils, tu te donnes mal au ventre parce que tu as fait quelque chose de gentil pendant que d'autres regardaient?

    2 : Parfois, il semblait qu'elle essayait de cacher tout ce qui la rendait jolie. Comme si elle voulait avoir l'air moche.

    3 : Et si elle ne savait pas encore qu'elle aimait ce foutu garçon asiatique, elle le savait maintenant.

    4 : C'était une nouvelle progression dans notre relation, et une génial - se faire caresser les cheveux.

    5 : Elle ressemblait à de l'art, et l'art n'était pas supposé être beau ; il était supposé te faire ressentir quelque chose.

    6 : Il essaya de se souvenir comment c'est arrivé - comment, de quelqu'un qu'il n'avait jamais rencontré, elle devint la seule qui importait.


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    Kristin Cashore

    2013 - Le Livre de Poche

    Voir aussi :

    Graceling T1
    Gracelinf T2 : Rouge

     

     

     

     

    Bitterblue

     

     

    Bitterblue avait dix ans quand son père, le roi Leck, a été assassiné et qu'elle est devenue reine de Monsea. Huit ans plus tard, elle tente toujours de diriger le royaume. Mais le passé et l'influence de Leck, un tyran pervers qui possédait le pouvoir de contrôler les esprits, empoisonne les rues de la cité. Jusqu'au jour où Bitterblue rencontre deux voleurs : l'un détient la clé sur la vérité du règne de Leck ; l'autre, doté d'un pouvoir exceptionnel, détient celle de son cœur.

    Avec Bitterblue, je ferme définitivement la porte du royaume de Graceling. Un dernier livre qui réunira les deux autres, les liant à ce dernier tome.

    Pour autant, ce livre tout autant que les autres reste relativement indépendant. Quelqu'un qui n'a pas lu Graceling ou Rouge ne se retrouvera pas perdu en entamant Bitterblue. Au lieu de retrouver des personnages familiers, vous ferez connaissance avec chacun d'entre eux.

    Je suis tellement petite que mon époux ne me trouverait pas dans notre lit.

    Bitterblue se place huit ans après la fin de Graceling et bien plus encore après Rouge. Bitterblue, c'est le nom de la fille de Leck et de la nouvelle reine de Monsea. A la tête du royaume, elle va devoir le remettre sur pied, le reconstruire.

    Car là est bien le point central de l'histoire. Pas de voyages aux confins du monde dans ce volume mais la reconstruction d'un royaume qui a été détruit de l'intérieur. Ce ne sont pas les bâtiments, les routes, les ponts ou les maisons qui sont mal en point. Ce sont les hommes, les femmes et les enfants. Tout un peuple, tout un royaume. Cela commence par l'entourage de Bitterblue.

    Comment est-ce possible que vous soyez morte et moi reine d'un royaume que je ne comprends même pas?

    Je me suis sentie aussi perdue que la reine. J'ai partagé son incompréhension des pensées, des paroles et des actions des gens qui l'entourent et qu'elle croise. Leck est bel et bien mort. Les séquelles sont profondes et ne disparaîtront pas si facilement.

    Bitterblue commencera à douter, à remettre en cause. Le meilleur moyen d'avoir des informations est pour elle d'aller les recueillir elle-même. Ses pérégrinations l'emmèneront dans les caves à histoires à la rencontre de deux voleurs. Les deux hommes la placeront sur le chemin de la vérité. Un chemin dangereux.

    Ashen avait pris de mauvaises décisions à cause du brouillard de Leck. Bitterblue, elle, ne pouvait même pas invoquer cette excuse ; elle ne devait ses mauvais choix qu'à elle-même.

    Que s'est-il passé pendant le règne de son père? Personne n'en parle. Tout le monde a oublié ou veut oublier. Leck n'était pas un homme charmant, ni prévenant, encore moins gentil et certainement pas bon. Bitterblue sait qu'il fut horrible. Que pourrait bien lui révéler la vérité de si terrible?

    Et une fois la vérité connue, que faire de celle-ci? Est-elle réellement nécessaire pour rétablir le royaume? Ce livre soulève de nombreux questionnements.

    Les gens que l'on croit connaître ont souvent une capacité presque illimitée à vous surprendre.

    Bien que très différent dans le contenu, puisqu'il n'y a pas de voyages à l'autre bout du monde où l'aventure attend à chaque tournant, Bitterblue est tout aussi intéressant que ses consœurs. Le récit montre l'après conquête. Détrôner un roi est une chose, que se passe-t-il ensuite? Il n'est pas si évident de s'asseoir sur le trône et gouverner un royaume du jour au lendemain.

    Avide de lire des morceaux d'informations sur une page ou un autre, j'ai lu très vite ce roman. J'ai essayé tant bien que mal d'associer les morceaux tout en restant très loin de la vérité, ce qui m'a beaucoup plu.

    - Alors que font-elles dans ma chambre?
    - Il me semble qu'elles se disputent. J'attends d'ailleurs qu'elles en aient fini pour pouvoir reprendre ma propre querelle avec Katsa.

    Je regrette de déjà quitter l'univers de Graceling. J'ai aimé chacun des personnages, chacune des histoires. Il est bien dommage que tout s'arrête.

     


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    Catherine Dufour

    2008 - Mnémos

     

     

     

     

    Le goût de l'immortalité

     

     

    Mandchourie, en l'an 2213 : la ville de Ha Rebin dresse des tours de huit kilomètres de haut dans un ciel jaune de pollution. Dans les caves grouille la multitude des damnés de la société, les suburbains. Une maladie qu'on croyait éradiquée réapparaît. Cmatic est chargé par une transnationale d'enquêter sur trois cas. Une adolescente étrange le conduira à travers l'enfer d'un monde déliquescent, vers ce qui pourrait être un rêve d'immortalité. Mais vaut-il la peine d'être immortel sur une Terre en perdition?

    Je découvre Catherine Dufour avec cette lecture pour le moins particulière. Je vais tâcher de réussir à mettre un peu d'ordre dans mes idées pour vous parler de ce livre.

    N'attendez pas non plus, de ma part, ni sincérité, ni impartialité : après tout, j'ai quand même tué ma mère.

    Ce qui m'a sauté aux yeux en démarrant la lecture, c'est le style de l'auteur. Je le placerai dans la catégorie des "ça passe ou ça casse". Il n'existe pas de double mesure. Elle écrit bien, c'est indéniable. La tournure de ses phrases, la richesse du vocabulaire qu'elle utilise ainsi que la façon qu'elle a de raconter peuvent entièrement rebuter. Les chapitres sont longs, le premier a failli avoir raison de moi. Pour le style tout autant que le récit.

    C'était, sous la dernière reine pomare, un crime puni de mort : aucune civilisation n'aime qu'on se suffise à soi-même.

    En me lançant dans Le goût de l'immortalité, je ne savais pas à quoi m'attendre. En commençant ma lecture, je ne savais toujours pas où j'avais mis les pieds. Ce sentiment me suivi sur la quasi-totalité du récit.

    Le livre entier est une lettre. Un seul narrateur qui raconte son histoire à une autre personne. J'ai eu l'impression de suivre de nombreuses divagations. A de nombreuses reprises je me suis demandée pourquoi tel passage était conté. Aucun lien ne semblait exister avec le reste.

    Le confort lui est aussi naturel que l'oxygène et le superflu l'encombre.

    Si ça peut aider au cours de la lecture, sachez que tout s'éclaircit à la fin. Tout s'imbrique. Parfois même avant pour certains éléments. Il arrive par exemple qu'une histoire soit racontée, sans aucune connexion avec ce qui était dit avant, et une fois achevée, la compréhension se fait. Le livre fonctionne de cette façon. Le lecteur doit être soit totalement captivé ou persévérant. J'ai été moitié de chaque.

    Tenir dans une case, c'est toujours faire partie de l'humanité.

    Tout au long du livre est décrit l'état du monde dans lequel on se trouve. Un futur. Notre possible futur. C'est le premier récit que je lis dans lequel je perçois une part de vérité dans l'avenir dépeint dans lequel j'ai l'impression qu'il serait possible de se retrouver. Ce n'était pas qu'une simple impression, plutôt un sentiment soudainement surgi. La condition de la terre, la presque absence d'eau, la disparition des animaux marins et terrestres, la rareté des plantes et la pollution omniprésente. N'est-ce pas ce dont on entend systématiquement parler dès qu'un discours sur l'environnement a lieu?

    Bien sûr je n'ai jamais vu l'écosse, le nigéria ou la polynésie. Mais j'y ai vécu comme j'ai tout fait, par procuration.

    Le goût de l'immortalité n'est pas une histoire joyeuse dans un monde tout rose. Rien ne va. Rien ne se passe bien. Tout est manipulation. Tout est malsain. Les meurtres semblent monnaie courante.

    La biographie de la narratrice n'a pas de quoi réchauffer les cœurs. Victime de sa condition, elle ne s'apitoie pas sur son sort. Une fois la prise de conscience faite, son cœur est décidé. Elle sait où elle ira, bien que le comment ne se profilera à l'horizon que plus tard.

    Il me semblait, décidément, que je faisais tout mal et que je répandais le malheur comme une mauvaise odeur.

    Il va être question d'immortalité, comme le suggère le titre et ne le cache pas le résumé. La condition d'immortel présentée par Catherine Dufour est une première pour moi. Les gens ne se contentent pas de rester figés à l'instant T comme le veulent les croyances populaires. Le corps ne grandit certes plus, il s'arrête entièrement de fonctionner, mais il ne conserve ni sa chaleur, ni sa santé. L'être vit, le corps dépérit.

    La vie est une drogue terrible.

    Me surprenant moi-même, je pense que je vais garder un assez bon souvenir de cette lecture. Je ne regrette absolument pas d'avoir persisté pour connaître le fin mot. J'ai plusieurs fois lâché prise dans les premières pages, durant tout le premier chapitre même. La lecture est ardue, je l'admets. Dans sa globalité, le livre est cependant réellement intéressant.

     


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  • Fais un voeu T2

    Fais un voeu T2
    De : Alexandra Bullen

    2012 - Michel Lafon
    2 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Fais un voeu T1

    Resumé

    Adoptée alors qu’elle n’était qu’un bébé, Hazel Snow cherche depuis toujours la vérité sur ses origines. Lorsqu’elle croit avoir découvert l’identité de sa mère biologique, une artiste influente, elle n’a plus qu’une idée en tête, la rencontrer. Elle tente de l’approcher lors d’un dîner de charité, vêtue d’une robe confectionnée par une mystérieuse couturière… Mais là, elle apprend sa soudaine disparition. Effondrée, dans son chagrin, elle se prend à souhaiter de toutes ses forces, avoir connu cette femme...

    Elle découvre alors dans son sac deux autres robes, accompagnées d’un mot de l’étrange couturière aux doigts de fée : chacune d’entre elles a le pouvoir d’exaucer un voeu. Transportée dix-huit ans plus tôt, Hazel fait enfin la connaissance de cette mère dont elle a tant rêvé. Pourtant, tout ne se passe pas comme elle l’imaginait. La magie ne peut pas panser toutes les blessures.

    Si vous pouviez tout avoir , que demanderiez-vous ?


    Avis

    Indépendant du tome 1, Fais un voeu T2 peut se lire tout seul. Les tomes ont le même principe de 3 robes pour 3 voeux, les personnages et leurs histoires diffèrent.

    - Oui... reprit-til, il y a des gens, comme ça, qui ont le don de se rencontrer au mauvais moment et au mauvais endroit.

    Le prologue de ce volume m'a chiffonné. J'y ai découvert Hazel, le jour de ses 18 ans et la lettre héritée de sa mère adoptive morte alors qu'elle avait un an. Qui se dit, peu après l'adoption d'un enfant, "Je lui fais une lettre pour sa majorité"?

    Hazel, majeure et à l'enfance malheureuse, a la manie d'Olivia du tome 1 de regarder ses pieds plutôt que les personnes avec qui elle parle. Une sale habitude qui m'embête beaucoup.

    Parfois, les gens ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'ils l'obtiennent.

    Donc, le début est mauvais. De quoi me donner envie de poser le livre et passer à autre chose, ce qui aurait été une erreur. La suite est géniale.

    Loin du T1, Hazel va se retrouver propulsée dans le passé avec son premier voeu. La quête de sa mère biologique peut commencer !

    Nous rencontrons tous des obstacles sur la route que nous franchissons, reprit Rosana. Mais cela ne veut pas dire que nous avons pris le mauvais chemin.

    Le décor est magique. L'île et la ville dépeintes donnent envie d'y emménager. Rosanna colle parfaitement aux lieux avec son calme et sa gentillesse sans fin.

    Sans dévoiler toute la vérité, Hazel va vivre aux côtés d'autres jeunes et grandir à leurs contacts. Elle va timidement s'affirmer, sera résolue et ressortira plus forte.

    Tu suis donc des cours d'art, enchaîna-t-elle. Et je vais te dire l'une des premières choses que tu apprendras : c'est toi qui seras toujours ton critique le plus sévère.

    Avec les informations qu'elle récolte, elle va devoir faire des liens avec sa propre famille qu'elle ne connait pas encore. Je me suis laissée portée de surprises en surprises.

    Suivre son changement de mentalité au fil des rencontres et altercations a été un vrai bonheur. Hazel va évoluer, apportant ainsi un nouveau regard sur sa vie.

    Elle serait aimée, dorlotée, et non pas trimbalée d'un lieu à un autre comme un bagage perdu.

    Incontestablement meilleur, je suggérerai d'oublier le tome 1 pour se contenter de Fais un voeu T2 malgré un début peu engageant et une toute fin qui peut laisser à désirer.


    3 commentaires
  • Fais un voeu T1

    Fais un voeu T1
    De : Alexandra Bullen

    2012 - Michel Lafon
    2 vol. (terminé)

    Voir aussi :

    Fais un voeu T2

    Resumé

    Impuissante face à la terrible disparition de sa jumelle Violette, Olivia suit ses parents à San Francisco pour prendre un nouveau départ. Là-bas, elle décide de customiser l’une des robes préférées de sa soeur chez une mystérieuse couturière, qui à partir de ce modèle en confectionne trois ! Trois robes dont chacune a le pouvoir d’exaucer un de ses voeux. Magique !

    Premier souhait : revoir sa soeur, bien sûr, qui lui manque tellement. Pourtant les retrouvailles tant attendues ne se passent pas tout à fait comme prévu... Il en va de même pour les autres voeux, dont la réalisation la laisse désemparée. L’amour, les secrets, la trahison et un passé brumeux resurgissent et Olivia se pose des questions : ne se tromperait-elle pas de rêves ? Elle découvre peu à peu que ce qui compte, c’est de savoir ce que l’on veut vraiment, et de le réaliser soi-même.

    SI VOUS POUVIEZ TOUT AVOIR, QUE DEMANDERIEZ-VOUS ?


    Avis

    J'ai débuté ma lecture en m'attendant à ne pas l'apprécier, me demandant même pourquoi j'avais acquis la série. Aussi fus-je heureuse de le lire calmement, en prenant un certain plaisir (limité) à l'activité.

    Ecrire sur ce roman me laisse perplexe. Ce livre jeunesse suit le schéma classique de tout récit de ce type, mettant en scène un(e) adolescent(e) ayant vécu un drame. La finalité sera de passer outre ce qui est advenu et aller de l'avant. Reste à savoir si l'auteur en fera une histoire mémorable...

    Peu importe qui tu es, tant que tu es cette personne à cent cinquante pour cent.

    Pour Olivia et ses parents, la perte de VIolette est le drame survenu. Je suis restée froide face à la chose, n'ayant pas connu le personnage, assisté à la scène ou déjà vécu une situation similaire. Le livre ne m'a pas laissé de marbre pour autant, me soutirant quelques larmes (dont aucune en rapport direct avec la mort de Violettte).

    Lance-toi, vis. Fais-toi un peu confiance. C'est aussi facile que ça.

    Les trois voeux seront un moyen pour Olivia d'aller de l'avant. Un brin de magie bienvenu dans le récit. Le fait que des règles soient énoncées m'a beaucoup plu et la couturière semble pleine de mystères.

    Ma relation avec Olivia est complexe. Je n'aime pas sa manie d'avoir les yeux rivés sur ses chaussures quand on lui parle. Je tends à comprendre son mal-être du mieux que je le peux, ai été parfois émue tandis qu'à d'autres elle faisait preuve de toute l'immaturité de son âge.

    Ce qui te manque en personnalité, tu le compenses largement par le style.

    Un récit pour les plus jeunes que je ne recommanderai qu'à ce public et ceux baignant dans les littératures jeunesse.


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